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Changer de crèmerie

Publié le par Jacques Michaud

Changer de crèmerie

Quand vous en avez marre de faire chaque jour et toujours et encore les mêmes choses au même endroit avec les mêmes gens, tout comme si vous achetiez chaque jour et toujours et encore la même crème à la ravissante mais égale et toujours même Perrette, il peut vous venir l'envie de chercher d'autres lieux où les gens, les choses seront différents (1). Pourquoi la crèmerie symbolise-t-elle ici la permanence, l'habitude et la répétition ? Point ne sais. Vous ne voudriez tout de même pas que j'explique tout, je ne suis pas Pic de la Mirandole, moi, vous voulez tout, hein ? le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière !

(1) Il arrivera qu'en pensant trouver mieux plus loin et ailleurs car ailleurs dit-on, le ciel paraît plus bleu et l'herbe est plus verte, on ne trouve que la même chose tant on se transporte avec sa propre valise éventuellement sans poignée.

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Etre (complètement) givré

Publié le par Jacques Michaud

Etre (complètement) givré

Une copine que j'aime bien m'a dit récemment que j'étais complètement tapé. Certes, dans sa bouche (jolie, dois-je le dire ?) cela paraissait presque un compliment, encore que je n'en sois pas absolument sûr. En Touraine où je m'exilas quelque temps pour réviser mon passé simple et préparer mon futur ultérieur, et aussi pour cause d'incompatibilité d'humeur avec une blonde (1) , qui m'avait fait chier gravement sans que j'eusse en  aucun cas eu de rapport charnel avec elle, ce qui aurait rendu plus acceptable son comportement, j'ai appris qu'on tapait les poires ! Les poires tapées sont donc une spécialité tourangelle. Tapé, c'est aussi le nom de Léonard, un ami si cher que j'avais rencontré en Côte d'Ivoire et que j'ai perdu de vue, mais pas de coeur. Léonard, où es-tu ?
Mais dire que je suis tapé, moi qui ne suis ni noir ni Léopard n'est-ce pas un peu trop fort ?
Ne pourrait-on pas dire que je suis parfois (légèrement) givré, avec mon grain de folie ordinaire ?
Yeah ! Bukovski, j'arrive !

(1) an;dlmei !

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Aller dans le mur en klaxonnant

Publié le par Jacques Michaud

Aller dans le mur en klaxonnant

Entendue hier, sur France Inter, de la bouche d'un chroniqueur économique qui évoquait, par rapport à la crise financière qui sévit aujourd'hui, l'incapacité du pouvoir états-unien d'empêcher que la première puissance du monde ne se vautre et vautre le reste du monde par conséquent et par conséquence. Se suicider oui, mais en klaxonnant, c'est-à-dire en montrant qu'on le fait exprès....cette expression ajoute une note sonovisuelle (1) du plus bel effet comique qui s'ajoute au paradoxe y contenu (poil au cul!).
Ah, les cons !

Klaxonner est un mot mis à la mode en ce moment quand il exprime l'idée d'avertir, de mettre en garde quelqu'un dans la vie quotidienne ou professionnelle, qui peut dans certains cas être aussi très quotidienne (incise). Exemple : Comme il avait pris une décision sans en avertir le directoire de la société, eh, oui, je fraye moi-même dans de très hautes sphères, donc mes exemples en sont nourris!, (incise) , comme donc il avait donc pris une décision sans en avertir les hautes sphères, je l'ai klaxonné pour qu'il les prévienne tout de même, les hautes sphères où que j'ai dit qu'il y avait des directeurs ce qui fait que ces hautes sphères forment un directoire. CQFD (ce qu'il faut diantre faire !)

(1) Mot inexistant avant JD. Issu du Néologue, Livre VII, chamarrant 12, Editions de l'Apocalypse

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Ne pas être en sucre

Publié le par Jacques Michaud

Ne pas être en sucre

Oh eh, ça va, t'es pas en sucre ! dit-on à ceux qu'on prend pour des branques incapables d'affronter une adversité un peu dangereuse ou décoiffante. Il en est qu'un saut dans la piscine peut rebuter, qu'une rencontre attendue angoisse, qu'une situation un peu violente anxiète (1) . Ce sont des gens fragiles. Et qui excèdent parfois les puissants, les balèzes, voire les gens comme vous et l'autre. C'est vrai que le sucre, ça fond dans la piscine, ça se casse facilement et ça s'effrite aisément.
(1) Mot inexistant avant JD

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Filer un mauvais coton

Publié le par Jacques Michaud

Filer un mauvais coton

L'expression est bien connue pour désigner un processus de dégradation qui peut avoir des résonnances diverses. Ainsi, d'un enfant qui tourne mal, qui se comporte comme un pré-délinquant, on dira qu'il file un mauvais coton. D'une personne malade dont on suppose qu'elle est gravement malade, on dit qu'elle file un mauvais coton. Dans ce deuxième cas, la valeur modératrice de la métaphore, la censure relative que sa douloureuse poésie procure à la gravité du cas permet d'évoquer la maladie sans prononcer son nom.
Ici, la valeur sociale de cette figure de style est évidente. Il est à noter que la valeur initiale du coton et de l'action de le filer disparaissent complètement dans le sens nouveau qui s'est installé.

Complément d'info : (par Zulunation, lecteur)

A la fin du XVIIe siècle, pour signifier "se ruiner", on disait "jeter un vilain coton" par allusion aux étoffes qui, en s'usant, perdaient des boules de fil de coton jusqu'à leur détérioration complète ou la déchirure.

Au XIXe siècle, alors que la même expression signifie déjà "dépérir par la maladie", 'vilain' est progressivement remplacé par 'mauvais' et l'installation de nombreuses filatures où on 'file' le coton, provoque le remplacement de 'jeter' pour aboutir à l'expression actuelle.
  "
(source : expressio.fr) " cf. lien ci-contre

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Poser un lapin

Publié le par Jacques Michaud

Poser un lapin


Dessin extrait de  : Maman m'a dit que son amie Yvette était vraiment très chouette, Alain Le Saux, Editions Rivages

La grivoiserie ambiante de mon propre blog m'exhantère (1). C'est pourquoi je vais lapiner (2). Toutefois, je tiens à signaler que je n'ai mangé que trois fois du lapin, une fois parce que j'étais tout petit et que mes odieux parents m'avaient laissé une journée entière devant une assiette remplie de ce mets dégueulasse, une autre fois où j'en ai mangé deux fois (eh, oui) car mon meilleur ami m'en avait préparé et que je n'ai su refuser ni la première, ni la deuxième. Je suis faible avec mes amis et mes amies. Je n'ose rien leur refuser. mais gare aux traîtres (cf. archives). J'attends beaucoup et même trop de mes amis. Beaucoup plus que je ne donne. Eh, c'est moi le chef !
Ce jour d'hui alors que j'étais allant téléphoner à un braconnier inversé (3), je lui dis "eh, ben dis don, t'as posé un lapin à mon copain. Il t'attendait un matin. Tu n'es point venu. Qu'est-ce c'est que ce bordel ? " (que je lui dis). Et là, ça commence à embrouiller et je savais plus quoi ni qu'est-ce et à vrai dire je m'en foutais un peu, mais pas trop, enfin pas plus que les autres par rapport à mes embrouilles à moi que je sais qu'ils en ont rien à péter mais pas plus que moi de leurs embrouilles que c'est chacun pour soi et les vaches seront bien gardées dans le couloir (cf. archives). Poser un lapin, donc, c'est donner un rendez-vous et n'y point venir (qu'en termes élégants ces choses dites sont là, marquise !). Pour mémoire, et pour comparer l'incomparable, dois-je vous rappeler que poser un renard (ou poser une peau de renard) signifie dégueuler, Alors que poser une question signifie interroger, poser culotte signifie chier. Je ne me lasse pas de cette richesse...

(1) Bien que je sois très calé en vocabulaire, j'ai dû inventer ce mot pour mieux rendre compte de mon nez, tas d'esprits ! car point ne trouvais mot à ma main, ni mot à mon esprit qui en puisse rendre compte.
(2) Lapiner, j'aime bien aussi ce mot inexistant.
(3) Le poseur de lapin est un braconnier inversé puisqu'il cherche à attraper des pièges avec un lapin, ce qui est carrément con pour les lapins, mais génial pour les bras conniers alors que le braconnier non inversé attrape des lapins dans des pièges ce qui est génial pour le braconnier et dur pour le lapin.

PS. Ceci dit, j'aime bien le pâté de lapin; ce qui tendrait à prouver que le lapin pas con peut se faire aimer de moi. Il lui suffit d'avoir une présentation acceptable.

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C'est comme croiser une vache dans un couloir

Publié le par Jacques Michaud

C'est comme croiser une vache dans un couloir

Je ne suis ma foi pas très sûr de l'expression exacte mais c'est à peu près ça. L'utilité en est très relative puisqu'elle (l'expression) ne sert qu'à dire que l'horizon est bouché (à l'émeri ?), que l'espace est envahi, que vous voudriez bien aller du point A au point B, formant segment, situés sur une droite (x) dont la fonction reste inexistante pour un littéraire comme vous et moi. Mais sans doute un matheux ou une "mateuse"... pourront me dire une fois pour toutes à quoi peut bien servir cette fuckin' fonction des droites. Je prends éventuellement des cours particuliers. Je ne suis pas cher.
A propos de droite, moi je préfère la gauche car à gauche je me sens plus droit. Alors qu'à droite, je me sentirais plutôt un peu gauche.
Est-ce que vous vous êtes déjà imaginé croiser une vache dans un couloir ? Et pourquoi n'en rêveriez-vous pas, ce soir, au lieu de compter les moutons ? Moi, cette vache, je la vois noir et blanc.
Ah, la vache !

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Monter au soutien-gorge de la thérèse

Publié le par Jacques Michaud

Monter au soutien-gorge de la thérèse

Marie, une de nos lectrices, a fait un pari et demande de l'aide sur la signification de cette expression apparemment utilisée par les cheminots (cf. commentaires). Moi, perso, je ne l'avais jamais entendue.
En première instance, il semble bien, en parcourant le Web des Cheminots (
www.cheminots.net) que la thérèse désigne le nom d'une locomotive et qu'il existe des "voies à la thérèse" (des voies pour faire passer la thérèse ?). Dans leur forum, un webbeur dit : "La 20213, dernière de la serie s'appelait aussi Thérèse. ". J'en déduis qu'on doit donner aux locomotives, outre des numéros, des noms de femmes. Les conducteurs de trains étant depuis longtemps uniquement des hommes (est-ce que ça commence à changer ?), il paraît normal qu'il y ait pas mal de connotations sexuelles. Peut-être un lecteur nous dira-t-il si le soutien-gorge désigne justement une partie de cette locomotive ?

Si vous pouvez aider Marie, répondez dans le commentaire. Hein Franck, tu as des relations à la SNCF....

Dernière minute : 22/09/08
L'explication proposée par Zulunation
"On comprend bien qu'une locomotive, comme bien des choses en ce bas monde, possède un avant la "tête" et un arrière ce dernier étant volontiers appelé le "cul" ; dès lors, "monter par le cul" d'une locomotive signifie accéder par l'arrière du véhicule, expression familière utilisée dans diverses situations autres que ferroviaires.
Sur bien des modèles de train la plate-forme d'accès est située plus en avant, à mi-longueur entre la tête et le cul, ce qui de façon imagée localise la poitrine féminine si l'objet est comparé au corps féminin. Il est donc probable, si une des locomotives est dans le métier appelée "Thérèse", que l'on "monte au soutien-gorge de Thérèse" pour accéder aux commandes par cette plate-forme axiale.
Mais peut être je me trompe ....
"

Ah, Thérèse, que de blagues ineptes on fait en ton nom qui rime avec "baise"...

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C'est de la couille de loup

Publié le par Jacques Michaud

C'est de la couille de loup

C'est de la daube, un tuyau percé, un mauvais renseignement donc. La couille de loup serait donc peu fiable ? En fait, quand on vous raconte des salades, des tcharres, des histoires à dormir debout ou qu'on vous joue du pipeau, tout cela, c'est de la couille de loup.
Le coup de la sardine qui a bouché le port de Marseille, c'est de la couille de loup.
Plus généralement, quand on dit, c'est de la couille à propos de quoi que ce soit, c'est que ça vaut pas un clou (cf. archives pour la longue série des équivalents).
En fait, on se la joue beaucoup sur les couilles, nous les mecs, mais quand on voit ce qu'elles représentent, on pourrait faire pouet ! pouet ! (c'était ma minute démago !)

Le wiktionary ajoute cette autre expression 
http://fr.wiktionary.org/wiki/c%E2%80%99est_de_la_couille_de_loup  :

"AVOIR LES YEUX EN COUILLES DE LOUP :Expression argotique utilisée pour définir des yeux fatigués et donc légèrement bridés . Synonymes : avoir les yeux en couilles d'hirondelles ; avoir les yeux en trou de pine"

(pour les yeux en trous de pine, cf. archives)

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C'est la sardine qui a bouché le port de Marseille

Publié le par Jacques Michaud

C'est la sardine qui a bouché le port de Marseille

J'ai mis assez longtemps à comprendre le sens donné à cette expression, par approximations successives, mais c'est aussi comme cela que nous nous approprions une partie de la langue. Une sardine qui bouche le port de Marseille, c'est une galéjade, té, peuchère. Une histoire à dormir debout.
Mais quand l'esprit est curieux, avec l'aide de Google, on apprend la véritable histoire de cette "sardine", issue de la déformation populaire de récits à une époque où le fax n'existait pas (cf. lien ci-dessous).
Bien sûr : Etre de Marseille signifie tre menteur par exagération, alors une sardine qui bouche un port ça peut vous en boucher un coin ou vous trouer le cul si vous êtes un peu naïf. Mais avaler des couleuvres n'a jamais bouché le cul à personne.
http://www.marseillais-du-monde.org/sardine.php3

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