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Etre une pièce rapportée

Publié le par Jacques Michaud

Etre une pièce rapportée

Oh, la très "vilaine" expression quand elle désigne, non pas un rapiéçage savant de couturière ou une magnifique customisation (in frenglish please !) d'un froc en toile de Nîmes (Denim, bien sûr) mais un membre (!) extérieur qui adhère à une famille constituée et soudée ! Cette pièce rapportée est un beau-frère, une belle soeur, le compagnon de la mère, la compagne du père, un gendre, une belle-fille, etc.
J'ai souvenir que, dans ma propre famille, l'utilisation maladroite mais sans doute sans arrière-pensée majeure de cette expression a provoqué des dégâts irréparables. Les personnes qui se sont vu gratifier de cette mention, dès lors qu'elle pouvait s'accompagner d'une légère critique ou d'un regard distancié, voire moqueur, l'ont mal pris.
Comme je cherchais la solution à ce problème, quelqu'un (et j'ai oublié qui, nom de dieu) m'a fourni une belle proposition. Pour mettre en valeur ces personnes assez fines et intelligentes et casse-cou pour adhérer à votre famille, utilisez plutôt l'expression "Etre une valeur ajoutée". J'ai eu l'occasion très récemment d'entendre la vilaine expression utilisée par une de mes amies. Je lui ai suggéré cette alternative et je crois qu'elle en fait maintenant bon usage.

Publié dans métaphore

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Etre d'une discrétion de violette

Publié le par Jacques Michaud

Etre d'une discrétion de violette

Cette expression fait-elle allusion à la suave odeur de violette ? Suave lorsqu'elle émane de la fleur elle-même. Car dans les années 50 de l'autre siècle, les "parfumeurs" avaient réussi à faire de l'odeur de violette un entêtant parfum, chimiqué jusqu'à l'os.
Toujours est-il que cette expression utilisée de temps à autre par les rédacteurs du Canard Enchaîné s'adresse à ceux qui, volontairement dans la plupart des cas, font tout pour se faire oublier.
Cette semaine (20/08/08), le Canard, évoque l'arrestation de trois clandestins embauchés sur un chantier "
et pas n'importe quel chantier : celui qui va permettre d'agrandir le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). Le ridicule ne tue pas : deux d'entre eux ont été aussitôt placés en rétention sur leur lieu de travail, de l'autre côté du grillage (...) Hortefeux est d'une discrétion de violette sur le sujet."
En fait, Hortefeux ne la ramène pas trop, il préfère se la jouer pouet pouet !

Publié dans métaphore

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En avoir un coup derrière les carreaux

Publié le par Jacques Michaud

En avoir un coup derrière les carreaux
Contribution de Michel T.

Qu'est-ce qu'il y a derrière les carreaux, si l'on considère que les carreaux  sont les lunettes  ? Notons au passage que dire les carreaux pour les lunettes est, je pense, une figure de rhétorique appelée synecdoque (1).
Derrière ces carreaux, il y a le cerveau. Et s'il en a un coup, c'est que le contenant crâne a été mis à rude épreuve, soit parce qu'on a reçu une volée et qu'on est groggy, comme un boxeur pantelant sur le ring, soit qu'on a pris une musette, une muflée, une cuite, quoi et qu'on est complètement bourré.

Variante : "en avoir un coup dans les carreaux" (version moins explicite)

(1)
Synecdoque : emploi d'un mot en un sens dont son sens habituel n'est qu'une des parties.
"Depuis plus de six mois, éloigné de mon père,
J'ignore le destin d'une tête si chère"
in Dictionaire encyclopédique des sciences du langage, Ducrot et Todorov, Coll. Points, Seuil

Plus prosaïquement, dire "une voile" pour un bateau, "battre le fer" pour se battre à l'épée, c'est énoncer des synecdoques.

Publié dans synecdoque

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Se faire ratiboiser la colline

Publié le par Jacques Michaud

Se faire ratiboiser la colline

Pour se faire ratiboiser la colline (1), il suffit d'aller chez le merlan (2). Celui-ci se fera un plaisir de vous couper les douilles (3) tout en vous commentant la météo du jour.
Quand on se fait ratiboiser tout court, ce n'est pas que les cheveux sont coupés courts, c'est qu'on se fait tout prendre. Par exemple quand on laisse sa culotte au casino ou qu'on se fait rincer au poker ou bien que les impôts vous prennent tout ce que vous croyiez être du bénef !

(1) se faire couper les cheveux
(2) le coiffeur
(3) les cheveux

Eh, ça vous défrise ?

Publié dans métaphore

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Métaphorus, trouvez l'astuce !

Publié le par Jacques Michaud

Bien longtemps que je vous avais sollicités -bande de pleutres- pour essayer de trouver la vachtement dure métaphore qui s'est malencontreusement glissée dans cette photo, médiocre, certes, mais mieux photo que trop tard. C'est con, je sais! Ca fait rien, c'est moi tout chié. Pire c'est, mieux c'est, dit-on toujours à propos des jeux de mots que Totor, en personne, soi-même et nonobstant son génie terrifiant appelait, la fiente de l'esprit (ce qui, au passage, notez-le n'est autre qu'une métaphore, chtaaaak !).

A vous de trouver la métaphore et si ça vous crève pas trop de me mettre votre réponse en com. Je reléverai les compteurs le dix-huit août.  


La réponse
Trop facile : JMC a trouvé l'expression. Mettre la main au panier, c'est-à-dire mettre la main au cul, aux fesses des petites camarades. Exceptionnellement; on peut l'utiliser pour la poitrine des dames mais sans doute vaudrait-il mieux dans ce cas dire : Mettre la main à la corbeille. Ceci dit, il s'agit d'une manie tout-à-fait détestable qui constitue même un délit lorsque la personne "touchée" n'est pas consentante. J'avais un collègue -et ami- charmant qui avait cette sale manie de toucher tout ce qui passait à sa portée. Dans ces moments-là, je le haïssais.

Publié dans Jeu du métaphorus

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Porter le chapeau

Publié le par Jacques Michaud


Quand il y a une couille quelque part et qu'on sait pas qui a fait la couille, on trouve toujours quelqu'un d'avantageux à accuser. Alors, on lui fait porter le chapeau, c'est-à-dire qu'on lui impute la responsabilité de la couille -à tort ou à raison-. C'est lui le coupable. Haro sur le baudet, disait La Fontaine (j'ai mes sources).
Quand on a du mal à arriver au bout d'une tâche qu'on s'est assignée et qu'on ne lâche pas le bout de gras, alors parfois, on en bave des ronds de chapeaux. On en chie, quoi ! si vous voyez qu'est-ce que je veux dire !
Il arrive fréquemment à l'objet de la photo, derrière son oeil bleu, voire vert, c'est selon, juste au-dessus des valises, de travailler du chapeau. Ca m'est arrivé il n'y a pas si longtemps, je ne savais plus où j'habitais, je commençais à yoyoter de la touffe. J'avais perdu le nord. Grosse fatigue !
Mais je suis toujours vivant. Et je pars en vacances.
Amusez-vous !

Publié dans métaphore

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Manger des graines de trombone

Publié le par Jacques Michaud

Manger des graines de trombone

Merci à Marie-Jane (qui ne lit pas mon blog) pour cette contribution.
Entre Corrèze et Haute-Garonne, c'est ainsi qu'on semble désigner les (des ?) haricots blancs. Double structure poétique puisque les graines -qui certes pour les haricots en sont vraiment- seraient les reproducteurs de trombones à coulisses...Waf ! et que par ailleurs le terme "trombone" est là pour évoquer le bruit que fait le pet provoqué par la digestion des haricots. Et il faut bien dire que l'instrument trombone, dans ses glissando est bien évocateur.

Wikipedia nous renseigne...
Il mangiafagioli (le mangeur de haricots), XVe siècle, Annibal Carrache, Galleria Colonna, Rome


Fayot
est selon le dictionnaire Larousse au début du XXe siècle un rengagé de la marine. L'origine de cette acception, datée de 1833, serait dans l'analogie entre le marin qui revient à l'armée comme les haricots reviennent au menu.

Fayot, et son dérivé fayoter, dans le sens de faire du zèle, viendrait de la conduite de certains marins pour être mieux servis en fayots durant les périodes de restriction de vivres.

Quand toutes les provisions fraiches étaient consommées, les marins naviguaient « sous le Cap Fayot » et quand même les légumes secs commençaient à manquer, c'était la fin des haricots.

Courir sur le haricot exprime l'exaspération, l'agac

 
Il mangiafagioli (le mangeur de haricots), XVe siècle, Annibal Carrache, Galleria Colonna, Rome

ement. Datée de 1892, cette expression a peut-être été influencée par « courir sur le système », le haricot pouvant désigner l'orteil ou peut-être le pénis. On dit aussi « peler le haricot », « taper sur le haricot », « trotter sur le haricot ».

Être logé à l'enseigne des Haricots, c'est-à-dire dans une mauvaise auberge, est une expression argotique du XIXe siècle citée par Alfred Delvau dans son Dictionnaire de la langue verte(1867).

Avoir la ligne haricot vert , c'est-à-dire être très mince, est une expression relativement récente (1963).

Surnoms

Le collège des haricots pour le collège parisien Montaigu qui accueille au XVIIIe siècle des étudiants pauvres


Publié dans métaphore

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