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Bonne année et bonne santé

Publié le par Jacques Michaud

Vous n'y couperez pas. On va vous souhaiter une bonne année et une bonne santé, même si vous devez crever dans l'année. C'est comme joyeux noêl alors que ce connard de Noël (Léon en verlan) pourrait ne pas être joyeux du tout. Tout ça, c'est foutaises et boules de gomme, mais ça anime le monde....Mais dans le fond, ça ne fait pas de mal si ça fait pas de bien comme disait ma belle-mère.
Je ne vous souhaite que d'être vous, tout simplement...et moi qui m'y connais en ratages de toutes sortes, je sais que c'est pas facile...
Pourquoi chercher le bonheur alors qu'on passe sa vie à éviter le malheur, la peine, la connerie, la cupidité, la saloperie? Et puis, en plus, il y a la bêtise, la bêtise crasse, celle des autres, pire que la mienne évidemment. Insupportable.
Au cul la balayette !

Publié dans Question existentielle

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Chauffer les feuilles

Publié le par Jacques Michaud

"Ca va lui chauffer les feuilles" peut-on dire quand on a l'intention de passer une soufflante à quelqu'un qui vous a fait une crasse, une entourloupe, un enfant de sa chienne ou que tout simplement vous soyez en colère contre lui, ce qui ne nécessite pas forcément une bonne raison...
Mais malgré tout, quand ça chauffe les feuilles, ça frôle, ça approche, ça menace; on entend passer le vent du boulet mais ça n'atteint que partiellement.
C'est bien la supériorité du langage métaphorique que d'approcher un sens par ce qu'il a de plus ténu, de plus léger, voire de plus intuitif.

Publié dans métaphore

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Sucrer les fraises

Publié le par Jacques Michaud

Michel T. nous rappelle cette vieille mais encore actuelle expression qui au sens générique signifie vieillir en devenant "gâteux". Bien sûr l'expression traduit les effets handicapants de la terrible maladie de Parkinson : les personnes qui en sont atteintes ont généralement de très forts et éprouvants tremblements; parfois à la tête, mais le plus souvent à une ou deux mains. Alors il suffirait de leur mettre dans la main une salière, un sucrier ou un poivrier pour illustrer cet humour cynique.
Nous avons gagné en longueur de vie mais évidemment les maladies dégénératives n'ont que plus de temps pour s'exprimer.

Publié dans métaphore

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Partir en décale

Publié le par Jacques Michaud

Dans l'article précédent, donc celui qui suit..., évoquant des tournées des grands ducs faites au temps des splendeurs, celles de la jeunesse, j'allusais* le langage normalien (un sociolecte donc) en faisant un peu le kéké car, comme d'hab, je me croyais dépositaire d'une originalité originale. Foin ! Le devenu fidèle mais mystérieux Zulunation dont je soupçonne la grande culture me démontre que dékali / renkali étaient des expressions utilisées dans d'autres écoles tout aussi respectables que la mienne. Lisez plutôt ce que ce zélé zoulou nous apporte comme commentaire :

"Il semble que "la décale" soit un rituel, une tradition ou appellation dans certains établissements d'enseignement, lié à la notion de "sortie" ("la rencale" étant à l'inverse liée au retour à l'établissement) :
"Inutile de dire que nous les attendions, ces vacances. Nous appelions cela des décales - sigle DKL - sans doute parce que, enfermés dans nos internats - rares ceux qui par chance voyaient un correspondant en ville - nous nous considérions comme rivés, calés, la cale étant le symbole de ce qui est stable, immobilisé, immuable dans un équilibre que l'on ne dérange pas facilement. Les retours étaient des rencales. ... et il y avait les petites et la grande décales" ('Les derniers tisserands' par Claude Ferrieux, éditions du Petit Pavé)

Outre à l'EN d'Orléans citée dans le billet du jour, il existe aussi l'Hymne des Ecoles Nationales Professionnelles (ENP) qui s'appelle "la décale" (DKL) et s'entend aux échéances du cycle d'études, aux sorties de l'établissement ; on peut d'ailleur écouter ici "le chant de la décale" entonné par des élèves à cette occasion
http://michel.dumontier.free.fr/LADKL.mp3
et en lire là les paroles - au format Word -
http://jpfl.club.fr/Documents/La%20DKL.doc
Egalement les Gadz'Arts évoquent par l'un de leurs monômes traditionnels "La Décale" (1ère, 2ème et 3ème !) à la fin des études : plusieurs versions existent comme ce chant ici :
http://patrimoine.gadz.org/sono/ladecale.mp3
et ces autres paroles là :
http://patrimoine.gadz.org/chants/hymne.htm
Pour sa part l'ENP de Livet nous suggère : "La DKL, la Décale est le jour du départ de l’ENP, C’est aussi le véritable hymne des Nant‘Z’Arts, la « Chanson de la Décale », sur l’air des Allobroges. Commune à toutes les ENP - avec la variante de la ville -, elle est semblable aussi à celle des Gad’Z’Arts ! Une hypothèse liée à l’air dauphinois-savoyard donnerait comme origine l’ENP de Voiron - la plus ancienne, la 1ère des « quatre vieilles » ENP, créée en 1886 -, d’où serait partie cette chanson vers les autres ENP et les écoles d’A & M (Cluny, Aix….) ?
http://www.livet-histoire.fr/IMG/pdf/M_Kerezeon_Nant_Z_Arts_de_la_Promo_43_47.pdf

En 2002 on trouve également dans le journal "Le Monde" des extraits du journal intime de Méderic Cartier, élève à l'Ensam de Cluny, où il est noté : "7 octobre - On a une nouvelle chanson à apprendre, La Décale, pour demander l'autorisation de sortir le week-end (...) On n'a vraiment pas de temps pour nous."

Bref ... cela pour dire que je suis vraiment impatient de lire le papier promis sur "le langage normalien et ses codes" ..."

En fait, je vais vous dire un truc : les Zoulous me reposent...Moi, de Zoulous, je connais que Johnny Clegg, faux zoulou. Et d'Afrique du Sud, je connais plutôt bien André Brink, qui lui n'est pas zoulou.

* alluser : petit michaud, page 2012

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Faire la tournée des grands ducs

Publié le par Jacques Michaud

On n'en finira jamais de trouver des expressions qui évoquent les attirances irrépressibles pour l'alcool, la fête et tout ce qui va avec. Il n'y a que le cul pour susciter autant d'imagination dans la création métaphorique populaire. Faire la tournée des grands ducs, c'est ou plutôt c'était , faire en une soirée ou une nuit la tournée des bistrots ou faire la tournée des copains ayant le coeur sur la main et la bouteille dans l'autre. Lorsque j'étais normalien à Orléans, futur hussard de la république, je bénéficiais comme mes condisciples des petits dekali* et des grands dekali* (la décale*, c'était la possibilité de sortir, officiellement, par la grande porte). Le jeudi après-midi nous convergions du Faubourg de Bourgogne vers le centre ville puis nous rentrions en faisant la tournée des grands ducs. A l'époque, on prétendait qu'il y avait 32 bistrots dans la seule rue de Bourgogne. Je trouve ça exagéré mais il arrivait que des défis nous poussent à faire tous les bistrots, un à un, pour y boire autre chose que du lait. Nous n'étions pas bourrés rapidement comme c'est la mode aujourd'hui mais nous étions bourrés quand même. C'était bien. C'était con mais c'était bien.

* Un jour je vous parlerai du langage normalien et de ses codes. Dans le fond un tel sociolecte mérite d'être gravé dans le marbre.

Publié dans métaphore

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Avoir des abdo kronenbourg

Publié le par Jacques Michaud

Oui, je l'avoue, j'ai des abdo kronembourg même si je ne bois pas du tout de kronenbourg et pas beaucoup de bière, à vrai dire. Une petite Leffe, une Affligem avec mes copains de temps en temps, tiens, comme ce soir. Une ou deux Delirium Tremens par an et quelques bières à deux balles glanées ça et là, c'est tout. Moi, je ferais mieux de dire que j'ai des abdo Jack Daniel's ou quelque chose de ce genre, si vous voyez ce que je veux dire. En fait, je veux bien admettre que l'alcool me fait grossir, que je bouffe un peu trop, un peu vite (je semble d'ailleurs prendre un vif plaisir à me tacher de temps à autre, juste à côté de la cravate, là où ça se voit bien, alors que je pourrais me mettre tout ça derrière la cravate) mais surtout, c'est le cafard, le stress, le mal-être, la merde quotidienne, la grise chierie qui me font grossir. Putain ! Comme dit Cali : C'est quand le bonheur ?
Deux autres appellations rendent compte de ces bourrelets que d'aucuns nomment des bouées et que d'autres appellent poignées d'amour. Comme j'aime mieux ce dernier vocable qui laisse entendre que malgré la laideur des bourrelets ils n'excluent pas le plaisir ! CQFD.

Publié dans métaphore

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Mieux vaut l'avoir en photo qu'en pension

Publié le par Jacques Michaud

La mention s'adresse à ces gourmands, ces voraces, ces crève-la-faim qui, insatiables, mangent énormément. J'ai une petite tendresse pour l'un de ces gourmands qui, un jour, partageant à notre table une délicieuse raclette, était incapable de s'arrêter et, comme par jeu, faisait fondre, refondre, jambonnait, saucissonnait, viande de grisonnait longtemps après que tous les autres avaient fini. Des autres qui commençaient à s'emmerder grave car rien n'est plus horripilant que de regarder quelqu'un manger. Mais qu'il se rassure, il reste toujours le bienvenu car il est d'une grande gentillesse.

Publié dans Taillage de bavette

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Faire la trêve des confiseurs

Publié le par Jacques Michaud

Je me suis souvent aperçu que cette expression, que  pour ma part j'utilise souvent et mets en pratique une fois l'an, est mal connue de mes contemporains, de mes concitoyens et de mes condisciples. Ah, les branques !
La trêve des confiseurs, c'est la période entre la veille de Noël et le lendemain du premier janvier  (je crois que c'est donc le 2). Pendant cette période, on n'en branle pas une, on regarde des Tex Avery, on boit du champ, on bouffe du chocolat et plein d'autres trucs sucrés comme le foie gras et la dinde. Pendant ce temps les confiseurs s'en mettent plein les fouilles. Les organes génitaux externes (les Bourses) sont au repos. Le CAC va pouvoir attendre quelques jours avant de nous les briser menu. Et que je te monte ici et que je te descends là ! Bruno Sarkozo va aller en vacances avec sa meuf et on va entendre parler d'autre chose que de réforme et du pognon des riches. Les pauvres le resteront et les vaches seront bien gardées.

Michel T. qui aime amener un peu de douceur dans ce monde de brutes nous en condense le sens à partir de Wikipédia.

"La trêve des confiseurs était à l'origine appelée la trêve de Noël en référence à la période de Noël 1914 de la Première Guerre mondiale : les soldats du front occidental étaient épuisés et choqués par l'étendue des pertes humaines qu'ils avaient subies depuis le mois d'août. Au petit matin du 25 décembre, les Britanniques qui tenaient
les tranchées autour de la ville belge d'Ypres entendirent des chants de Noël venir des positions ennemies, puis découvrirent que des arbres de Noël étaient placés le long des tranchées allemandes. Lentement, des colonnes de soldats allemands sortirent de leurs tranchées et avancèrent jusqu'au milieu du no man's land, où ils appelèrent les
Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se rencontrèrent au milieu d'un paysage dévasté par les obus, échangèrent des cadeaux, discutèrent et jouèrent au football.

Ce genre de trêve fut courant là où les troupes britanniques et allemandes se faisaient face, et la fraternisation se poursuivit encore par endroits pendant une semaine jusqu'à ce que les autorités militaires y mettent un frein."

NDR : Cet épisode a été relaté par un film qui a connu un certain succès : "Joyeux Noël" de Christian Carion (avec Guillaume Canet).

(...) L'expression provient de la trêve de Dieu, confirmée en France par le roi Saint Louis vers 1245 : l'Église catholique ordonnait que les combats guerriers soient arrêtés pendant la période de l'Avent à Noël.

Faites gaffe, Dieu est partout. On fait la paix en son nom et on fait la guerre itou. Et tout. Si ça se trouve, sans déconner, il existe !


Publié dans métaphore

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Passer la main dans le dos

Publié le par Jacques Michaud

J'ai récemment vu l'illustration physique et métaphorique de cette expression. Un homme, sbire de la meilleure catégorie, après avoir promené sa vacuité et une certaine inutilité le long des berges molles d'une réunion interminable et dure, s'alla échouer aux alentours du tout puissant maître de la cérémonie. Alors, s'approchant cauteleusement du Raminagrobis, en minaudant, il lui passa la main dans le dos, comme ça, en pleine réunion. L'autre ne miaula pas, n'aboya pas non plus et ne sembla pas jouir instantanément. A certains observateurs avisés la cautèle du faiblot parut détestable et le mielleux un peu méprisable. En quelques secondes le patelin s'était révélé. Passer la main dans le dos, au sens figuré, c'est flatter, chercher à plaire. J'avoue que je suis capable de flatter une jolie fille, voire de lui passer la main dans le dos dès qu'un sourire m'y engage mais la flatterie basse, pour se donner une baudrucheuse* puissance m'atterre, moi !

Une copine que j'aime bien me dit qu'on appelle de tels lèche-cul des suce-bites. Je lui laisse la maternité de ce vocable quelque peu vert, si ce n'est malséant, voire vulgaire.

Voir Petit michaud  illustré, édition 2026

07/12/08
Zulunation est un lecteur  zélé, et la référence à Raminagrobis lui inspire ce commentaire :

"Une interrogation .... et une proposition en attendant une explication plus pertinente pour RAMINAGROBIS :
"Gros-Bis" : substantif qui signifiait "homme qui fait le gros dos, l'important" (Le Littré - 1880) ;
"Rominer" : en Berrichon désigne le "ronronnement des chats".
au suivant ...."

Si je m'en tiens aux précédentes contributions de ce Zoulou, de cette zouloue peut-être pourquoi pas, l'origine indiquée ne peut être que juste (l'acception "chat qui ronronne" est largement attestée).
Pour les assidus lecteurs de Rabelais qui, comme moi, ont fréquenté le Lagarde et Michard, Raminagrobis est un personnage de Gargantua et Pantagruel.


Pourquoi ai-je évoqué moi-même Raminagrobis ? Par tendresse pour ce nom propre découvert dans l'enfance lors de l'apprentissage des fables de La Fontaine (ici Le Chat, la Belette et le Petit Lapin). Cet apprentissage m'a un peu formé l'esprit (mais rassurez-vous, il ny a pas de nostalgie). Donc pour moi, Raminagrobis était ce roué chat, un peu autoritaire, dont la justice est assez expéditive pour dévorer les deux parties lors d'un conflit. Et puis la morale me paraissait bien s'assujettir à la situation observée.

Comme le Chat et la Belette étaient en désaccord, ils ont souhaité s'en remettre au jugement de Raminagrobis :

(...)
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.

C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
            Un chat faisant la chattemite,

Un saint homme de chat, bien fourré
, gros et gras,
            Arbitre expert sur tous les cas.
            Jean Lapin pour juge l'agrée.
            Les voilà tous deux arrivés
            Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit:« Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.»
L'un et l'autre approcha, ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
            Grippeminaud, le bon apôtre,
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux rois.

Publié dans métaphore

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