Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Pas plus que de beurre en broche

Publié le par Jacques Michaud

Pas plus que de beurre en broche
Pas plus que de beurre en branche
Pas plus que de beurre aux fesses
Pas plus que de beurre au cul

Il faut bien le dire "le beurre" constituait autrefois un aliment plutôt réservé aux riches. La France d'en bas se contentait le plus souvent d'un bout de lard ou d'un peu de saindoux quand matière grasse il y avait. Plus on mangeait gras, plus on mangeait riche. D'ailleurs on disait des gens qu'on appelle gros aujourd'hui, qu'ils étaient gras.
Quand on arrivait à gratter quelques sous par-ci, par-là, cela permettait de mettre du beurre dans les épinards (au sens propre comme au sens figuré), c'est-à-dire d'améliorer l'ordinaire.
Prendre une beurrée est une expression maintenant un peu vieillie, comme aurait dit Jospin, qui signifie prendre une muflée, prendre une cuite, prendre une musette, se saouler, se bourrer la gueule, se beurrer.
undefined
Etre un Bill Waboo est une expression québécoise qui désigne un ivrogne itinérant
Personnel  : Salut Larry, qu'est-ce que tu deviens ? On attend tes commentaires sur cette expression qu'on te doit.


Dans Le Dernier Tango à Paris, l'achat du beurre prend dans la bouche (si j'ose dire) de Marlon Brando un tour sexuel du meilleur aloi. Le beurre : luxe et luxure.


Autres expressions 
Faire son beurre (s'enrichir), l'assiette au beurre (source de profit)
Ca compte pour du beurre (ça ne compte pour rien)
(Entrer) comme dans du beurre (réussir facilement)

Publié dans comparaison

Partager cet article

Repost 0

Avoir un oeil au beurre noir

Publié le par Jacques Michaud

Avoir un oeil au beurre noir

Quand on a pris un pain dans la gueule ou qu'on s'est mangé une bonne droite, il arrive qu'on ait un oeil voire deux oeils c'est-à-dire carrément les yeux au beurre noir. On a l'oeil poché, gonflé et tout autour, c'est tout bleu, tout noir. 
Quand on a pris un bon coup de pied dans le cul, voire tout autre instrument contondant ou quelque peu dur, alors dit-on qu'on se mange une raie au beurre noir ?
C'est malin !

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0

Friser la correctionnelle

Publié le par Jacques Michaud

Friser la correctionnelle

Métaphore à inscrire au florilège des inventions triviales, certes, mais non dénuées d'intérêt métaphorique, de Thierry Roland, ce commentateur sportif qui, s'il n'a pas inventé la poudre a su tenir en haleine des hordes de téléspectateurs...Grand con, va !
Friser la correctionnelle, dans le langage sportif, c'est faire une bêtise qui aurait pu coûter très cher, un but par exemple, ou un carton jaune.
Autre fleur émaillant la langue fleurie de Thierry, quand il parlait de deux joueurs qui ne pouvaient pas se blairer : "ah, ceux-là, ils ne passeront pas leurs vacances ensemble, Jean-Michel (1)".
Parfois, sans métaphore, il s'en prenait aux arbîtres comme le jour où il s'en prit à ce trop bien nommé Mr Foot : "Monsieur Foot, vous êtes un salaud !".
On ne s'étonnera pas que Bruno Sarkozo, arbitre national, envoie un spectateur du défilé aux pelotes (l'autre n'avait pas voulu lui serrer la pince en ayant peur de contracter un gonocoque ou quelque chose de ce genre) : "Casse-toi, pauvre con !" avait dit Bruno.

(1) Son alter ego commentateur Jean-Michel Larqué

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0

Comme à confesse

Publié le par Jacques Michaud

Comme à confesse

Plus exactement, l'expression est "faire la queue comme à la confesse". Allez savoir pourquoi on n'a pas choisi de dire : "faire la queue comme chez le boulanger"...
Pour les plus jeunes et les plus mécréants, pour les agnostiques ignares et les athées ignorants, il faut peut-être rappeler que "confesse" signifie "confession", un sacrement pour les catholiques, un rite diront les athées. Il s'agit d'aller raconter au curé ou à monsieur l'abbé, son vicaire, ses turpitudes et ses péchés véniels ou mortels, combien de fois on a baisé la femme du voisin, combien de fois on a piqué une bouteille de whisky au supermarché, combien de fois on s'est livré à l'onanisme et tout et tout. Après, sachant que péché avoué est à moitié pardonné, le curé, de derrière la grille de son confessionnal vous prescrivait quelques patenôtres à réciter illico en sortant -et à genoux s'il vous plaît- en regardant bien le crucifix dans les yeux, pour autant qu'il ait des yeux...
J'entends déjà les concupiscents regretter que je n'insiste pas sur la drôlerie du mot confesse qui rassemble en lui seul l'objet de bien des péchés de chair faits et par devant et par derrière...Faire la queue à confesse. Eh bien c'est fait. Pourquoi faillirais-je ?

Publié dans comparaison

Partager cet article

Repost 0

Bling-bling

Publié le par Jacques Michaud

Bling-bling

Il est rare de rencontrer une expression métaphorique de ce type. Certains d'ailleurs le disputeront pour savoir s'il s'agit bien d'une métaphore. Les pauvres oies blanches ! Petits cons (mais oui, petit con est bien une métaphore désignant une sorte de petit trou phallophage. Mais où la métaphore va-t-elle se nicher ?). Nous démonterons par avance toute réfutation et tout juste admettrons-nous la courtoise objection.
Cette expression vient d'apparaître dans les médias. Je l'ai lue dans au moins trois articles différents de l'antépénultième Nouvel Obs, c'est vous dire si c'est branché ! Bien sûr l'illustre Illustrateur du luxe genre clinquant limite mauvais goût n'est autre que Sarkozo avec ses parangons exhibés de la brillance de prix : les Ray-Ban et la Rolex. Je ne rangerai pas Carla dans cette attribution de mauvais goût tant je la trouve jolie et apparemment intelligente. Bien sûr bling-bling évoque par onomatopée le bruit de cliquetis que font les bijoux de grosse facture (aux sens propre et figuré). La rivière de diamants à chier de la Baronne qui donne à bouffer aux autruches dans des émissions agrestes de T'es fin ! est du pur bling-bling.
Dans le fond, c'est à la réflexion, ma première rencontre conscientisée avec une métaphore sonore. Peut-être y en a-t-il d'autre.

J'insiste bien pour dire qu'il s'agit d'une métaphore parce que ce mot (appelons-le ainsi par commodité) peut remplacer un autre syntagme (ah, la classe, putain !) dans l'axe paradigmatique (Oh, oh ! ...j'ai joui !). Ce Sarkozo quand même, vous ne le trouvez pas un peu "bing-bling" ? (=complètement phagocyté par ses goûts de chiottes sauf en matière de carlage).

A noter que le bling-bling taille des croupières sévères à la précédente et ci-devant old fashioned expression : "bobo" (pour Bourgeois Bohème). Qui n'est ni une métaphore, ni une onomatopée, ni un acronyme mais bien un diminutif construit en forme de mot-valise! Nouvelle érection !

   Ce commentaire de XII qui, pour signifier son retour (come back, en french) nous gratifie d'un dessin tout exprès fait pour us.

"A la base, le bling-bling, avant de fort bien qualifier notre mal-aimé président, vient des rappeurs américains à la snoop doggy dog, fans de voitures sportives, de pépées aux gros seins, et surtout de gros bijoux en or qui font bling bling quand ils marchent... C'est marrant de voir comme cette expression est devenue à la mode ces derniers temps pour certains, alors qu' elle l'est depuis très longtemps pour d'autres, les jeunes amateurs de culture hip hop notamment. Sans vouloir faire de jeunisme (mais un poil quand même), les minots, qui ont souvent des retard sur le 'bon français' sont souvent des précurseurs en matière de langue". (XII)"
.
J'ajouterai à destination de XII que cette expression qui fait florès en ce moment est l'objet d'une polémique triangulaire entre Le Point, Le Canard Enchaîné et Marianne qui se disputent la première occurence de ce mot. Si ça se trouve, Douze, tu es meilleur journaliste que tous ces poléniqueurs...

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0

Faire chapelle

Publié le par Jacques Michaud

Faire chapelle
Michel T. nous signale cette "métaphore entendue dans un reportage sur le récent carnaval de Dunkerque. Pour les non initiés, "faire chapelle" c'est ouvrir son chez-soi à des amis et leurs amis, et partager à boire et à manger en poussant la chansonnette."
Par extension, mais pas sans intention, faire chapelle, c'est faire clan, en rejetant les autres. En politique, on évoque souvent l'esprit de chapelle avec ce vocabulaire religieux culturellement ancré dans notre société française. Tiens et si je vous mettais au défi, en ces temps où Bruno Sarkozo nous badigeonne et nous peinturlure de bondieuserie baveuse de me trouver des exemples de métaphores évoquant la religion...Vous en trouverez même dans les archives

Oh, I remember that old song that I used to sing in the 60's with my band "Rythm'n blues and associated corporation" (ça ne s'invente pas !) :

And I love to hear your whisper, in the chapel in the moonlight

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0

Faire dégorger le poireau

Publié le par Jacques Michaud

Faire dégorger le poireau

JP m'a dit que din ch'nor, on dit "faire dégorger le poireau" au lieu de "faire dégorger le concombre" (pour éjaculer). J'ai rien contre les ch'timi mais quand même, si on se réfère à une forme, à un volume, le poireau est bizarre. Alors peut-être...le goût JP ? le goût ?

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0

Les avoir à zéro

Publié le par Jacques Michaud

Les avoir à zéro

C'est avoir peur bien sûr. Mais qu'est-ce que ce "les", pronom personnel remplaçant un bien mystérieux nom pluriel innommable ? Ca vous arrive vous de les avoir à zéro quand vous avez les foies, les pétoches ?
Et quand vous êtes dans l'eau froide, ça vous fait quoi ?

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0

Tenir la jambe

Publié le par Jacques Michaud

Tenir la jambe 

"Nous avons tous rencontré un jour un raseur, un blablateur, un fâcheux comme disait Noël Noël dans son film Les Casse-pieds", nous rappelle Michel T.
Mes parents à moi utilisaient cette expression. Il suffit de l'imager, donc de l'imaginer pour en saisir tout la drôlerie
Autre expression équivalent : tenir le crachoir

Publié dans métaphore

Partager cet article

Repost 0