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Faire sa (petite) lessive à la main

Publié le par Jacques Michaud

Faire sa (petite) lessive à la main

Il est des jours et même des nuits où l'un des deux membres d'un couple ne s'en ressent pas pour jouer à la bête à deux dos (pour ne parler que de la position amoureuse la plus usuelle chez les humains, dite position du missionnaire). Alors le membre concerné peut  faire sa petite lessive à la main. Attention, chez les hommes, cette lutte onaniste contre le priapisme, si elle est mal maîtrisée peut  conduire à faire une belle carte de France (au plafond quand on est jeune, sur la moquette ou dans les draps par la suite) - Voir archives juin 06, avec le dessin de XII.

Publié dans métaphore

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Comme la misère sur le bas-clergé

Publié le par Jacques Michaud

Comme la misère sur le bas-clergé

Elle ne doit pas dater d'hier, cette comparaison-là, car l'appellation "bas-clergé" doit bien être antérieure à la révolution de 1789 (comme la dissociation France d'en haut et France d'en bas préfigure la révolution de 2012). En tout cas, elle désigne un peu le manque de chance, allié à une certaine impuissance. Il y a des gens, ceux qui ont la scoumoune, qui semblent être tout le temps victime de tous les maux qui s'abattent sur eux comme la misère sur le bas-clergé.

Les métaphores à connotation religieuse sont sans doute assez nombreuses. Je retiens celles-ci pour l'instant : "autant qu'un évêque en bénirait" pour dire "sans limites". Par exemple : quand il fait la vaisselle, il casse des assiettes, autant qu'un évêque en bénirait....

L'étouffe-chrétien n'est pas mal pour désigner un mets bourratif.

Faire une messe basse, c'est parler en aparté, vraisemblablement avec des visées négatives ou péjoratives.

C'est pas très catholique ; sous entendu c'est pas réglo, ça craint un max !

Se faire sonner les cloches : c'est se faire appeler Arthur, se faire sermonner quoi !

Publié dans comparaison

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Trouer le cul

Publié le par Jacques Michaud

Trouer le cul

Longtemps qu'on n'avait pas grivoisé. Putain tu me troues le cul ! c'est tout simplement dire tu m'asseois ! ce qui pourrait se traduire par Là, tu me scies ! ou encore : ça me la coupe (allez donc savoir ce qu'on me coupe), ce qui signifie : j'en suis comme deux ronds de flan ! ce qui en fait veut dire je n'en reviens pas !

En revanche, quand on dit à quelqu'un, ça va pas te faire un trou au cul, on lui dit bien que ce qui va lui arriver ne changera rien à sa vie...

 

Publié dans métaphore

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Se brûler les ailes

Publié le par Jacques Michaud

Se brûler les ailes

Vouloir aller trop près de la vérité ou vouloir faire des choses qui sont hors de sa portée peut conduire à se brûler les ailes, comme ce papillon de nuit qui autrefois tournait autour de la lumière-flamme de la bougie et finissait par s'y brûler, précipitant sa chute.

En avoir un coup dans l'aile, c'est marcher de traviole quand on a trop picolé et qu'on est beurré.

Battre de l'aile, c'est être au début de la fin.

Y  a pas écrit La Poste  : JMC rappelle à juste titre et en substance : " Icare, et son soleil/vérité. Référence à I comme Icare ce  fameux film ou Montand découvre bouche bée la puissance  de notre soumission à l'autorité. Ceci à travers les expériences de Milgram. Montand y meurt assassiné à la fin, car il s'est approché trop près de la vérité..."


Publié dans métaphore

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Jouer un air de violon

Publié le par Jacques Michaud

Jouer un air de violon

Il y en a qui savent bien vous jouer un petit air de violon pour obtenir quelque chose de vous, en attirant  votre commisération, ou en flattant cet ego que vous avez peut-être un peu sur-dimensionné (eh oui, on me l'a dit, il n'y a pas de quoi être fier !). En revanche, dès que l'air de violon du "ilyena " se transforme pour vous en air de pipeau, vous avez compris qu'il y a tromperie. Et alors là, si vous êtes fine mouche vous faites comme si de rien n'était et ni une ni deux, vous laissez le ilyena pisser dans son violon jusqu'à plus soif voire jusqu'à ce qu'il se retrouve le bec dans l'eau.

Il pourra passer la nuit au violon, vous, tranquille comme Baptiste, (car il ne faut pas aller plus vite que les violons !), vous continuerez de n'y voir que du pipeau. Quand on pense qu'il y en a qui ont inventé une étrange lucarne ( à défaut d' avoir inventé la poudre ou le fil à couper le beurre ou l'eau chaude) alors qu'on peut se faire des films avec trois fois rien !

Publié dans métaphore

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Partir sur une patte

Publié le par Jacques Michaud

Partir sur une patte

Des bons vivants tels que j'en connais ont horreur de repartir sur une patte ou de repartir bancal. Il s'agit de ceux à qui vous offrez l'apéro et qui, évidemment, attendent le deuxième, pour ne pas repartir sur une patte ou pour ne pas rester bancal.

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Ca marche sur trois pattes : se dit généralement d'une machine ou d'un mécanisme qui branle dans le manche et qui, si l'on n'y prend garde, s'apprête à vous chier du poivre.

Publié dans métaphore

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C'est pas faux !

Publié le par Jacques Michaud

C'est pas faux !

Qu'est-ce qui nous pousse parfois à utiliser du négatif dans une tournure comme dans "c'est pas faux" ou "ce n'est pas inutile" alors qu'à première vue, on pourrait dire "c'est vrai" ou "c'est utile" ? On entend souvent dire : "ce n'est pas inintéressant", alors pourquoi ne pas dire "c'est intéressant" ? Dans le fond, c'est un peu comme la tasse à moitié vide et la tasse à moitié pleine : cela paraît être la même chose, mais ça ne l'est pas tout-à-fait. C'est le génie de la langue que de savoir introduire de si fines notions. Dire "c'est pas faux !", c'est s'éviter de dire "c'est vrai !", car sans doute on trouve cela plutôt vrai, mais pas à 100%. De la même manière, et là c'est évident, dire "ce n'est pas inintéressant !" n'est pas équivalent à "c'est intéressant !"

Pour l'anecdote, dans la série Kameloot, Perceval qui est loin d'être intelligent (pour ne pas dire qu'il est bête), suit les conseils de son copain légèrement moins imbécile que lui : Karadoc. Comme Perceval a des problèmes de vocabulaire et ne comprend pas toujours les mots compliqués qui émaillent les questions qu'on lui pose, Karadoc lui conseille de glisser "c'est pas faux !". Cela marche très bien avec les autres chevaliers sur des questions du genre : vous ne trouvez pas cette arme obsolète ? Alors Perceval répond, c'est pas faux ! Et le tour est joué. Jusqu'au jour où sa copine lui dit quelque chose du genre : "ah, je me sens un peu décatie..." Alors qu'elle attend un peu de baume au coeur, cet idiot de Perceval lui répond : C'est pas faux !

Publié dans litote

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Avoir obtenu son diplôme dans une pochette-surprise

Publié le par Jacques Michaud

Avoir obtenu son diplôme dans une pochette-surprise

Quand on repère l'incompétence ou la dangerosité d'un conducteur, on lui dit : "eh, dis donc, tu as eu ton permis dans une pochette surprise ?". Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a un bout de temps, la marque de lessive BONUX, mettait dans ses paquets une petite chose en plastique censée représenter le 2è cadeau  BONUX ( le premier étant évidemment la blancheur). Je me rappelle très bien qu'à cette époque on disait : "Eh, tu as eu ton CAP dans un paquet de BONUX ?". Un peu plus tard on aurait pu dire " Eh, tahuton BTS dans PIF Gadget ?". Et aujourd'hui, on pourrait dire : "Eh, tahu ton Bac Pro dans un menu pour enfants chez MacDo ?"

En disant cela, je ne peux m'empêcher de penser à Coluche et à son sketch sur la lessive OMO, anti-redéposition, évoquant la campagne publicitaire sur la tache qu'on met à l'intérieur d'un noeud et qui disparaît grâce à OMO 'ti'r'psition !

Publié dans métaphore

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Qui n'est pas venu sur la grande muraille de Chine n'acquiert pas la bravitude

Publié le par Jacques Michaud

C'est un combat d'arrière-garde que de censurer la langue : il faut libérer les mots (1)

Il est reproché à Ségolène Royal d'avoir utilisé, lors de son récent voyage en Chine, un barbarisme : la bravitude. Il y a même des roués journalistes qui laissent planer l'idée qu'il s'agirait d'une faute de français de la possible future Présidente des Français (du moins, si personne ne savonne la planche). Regardez-moi ces censeurs à la con, ces défenseurs de la liberté qui dénient à une candidate le droit d'inventer un mot. Certains qui trouvaient joli et couillu le "abracadabrantesque" de l'homo chiracus, ou top moderne la "gouvernance" raffarinardeuse et peu couillue, se gaussent, font des gorges chaudes et se font gardes-chiourmes d'une langue qu'ils ne maîtrisent pas toujours eux-mêmes, les branques !.

En fait, on s'en contrepète un peu de ces petits combats de petits esprits mesquins incapables de faire un mot-valise mais tout à fait capables de porter les valises de ceux dont ils attendent quelques miettes, au besoin en leur léchant les bottes ou en sarkozonant dans leurs allées pleines de parquets rayés.

C'est un combat d'arrière-garde que de censurer une langue, surtout lorsqu'elle est agile et propice à procurer du plaisir. Il faut libérer les mots !

Moi, perso, j'adore inventer des mots, les adapter, les tripatouiller, les enfiler. J'adore par exemple entendre un  néo-rural coolos parler de sa bérouette tout embernée. Certes, ce n'est pas trop up-to-date ni très bobo but c'est joli. Sans compter que ça obéit  à une volonté de simplifier l'oralisation de la langue (ce genre de mécanisme sophistiqué a été décrit par des (plus) balèzes (que moi) dans des livres qui ne se sont pas forcément bien vendus). Brouette donne bérouette, plus facile à prononcer, "bern" remplace "bren" qui signifiait "merde" en vieux français.  Ce qui fait la différence entre la faute de français et l'usage poétique du langage, c'est  dans le fond que la première est le plus souvent involontaire alors que le second ressort d'une volonté consciente.  Quand je parle d'usage poétique, je me réfère à la fonction poétique du langage, sans idée de jugement subjectif sur une quelconque  valeur poétique.

Alors laissons la langue se délier, se faire gourmande, aller de l'avant, sans contraintes. Que des normalisateurs fassent des propositions, rien que de très normal, seul l'usage consacre la langue.

2 exemples de préconisations des normalisateurs : ils ont suggéré d'utilser "le syntoniseur" au lieu de "le tuner" (radio) et "la dominique" au lieu du "week-end" (dimanche, dominical). Résultat : que dalle ! Pourtant c'est quand même sympa de se faire une petite dominique au bord de la mer, non ?

(1) Elisabeth G., qui se reconnaîtra évidemment, me cite à chacune de nos rencontres cet aphorisme que j'aurais prononcé d'un air extrêmement pénétré un soir où il devait sans doute faire très chaud. Ceci dit, je maintiens. Je me cite approximativement car je suis incapable de me cloquer ma propre phrase dans le ciboulot.

Publié dans Barbarisme

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Il y a des affaires qui se rangent

Publié le par Jacques Michaud

Il y a des affaires qui se rangent

A la suite d'un grand badaboum dans un placard, quand les choses tombent, on peut dire que "les affaires se rangent".

Publié dans métaphore

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