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De la roupie de sansonnet

Publié le par Jacques Michaud

anti_bug_fckDe la roupie de sansonnet

Cela désigne quelque chose qui ne vaut rien, pas un clou, qui ne vaut pas tripette (voir les archives). On dit aussi "c'est du pipi de chat" ou "c'est de la crotte de bique", voire "c'est de la merde". En cherchant un peu et en demandant à Robert Le Petit, j'ai découvert avec bonheur que dans le dictionnaire Robert l'article pour la roupie est juste après les roupettes (roubignoles et roustons) et c'est quand même intéressant de voir que roupettes n'a pas de singulier. Ainsi, de mon pote qui n'en avait qu'une (roubignole), mais si ! je vous en ai déjà parlé, on ne peut en aucun cas parler de sa roupette survivante (l'autre il avait dû se la coincer dans une porte en sortant précipitamment de chez une copine dont le mari rentrait prématurément.). Donc, la roupie désignait autrefois (XIIè s.) la goutte de morve qui pend du nez (beurk, c'est carrément dégueu !). Ah, la belle limace qui vous pend au nez, Monsieur ! Voilà pour la roupie, pour le sansonnet, cet oiseau qu'on nomme étourneau, l'explicaille, je l'ai pas. Vous croyez tout de même pas que je vais tout vous faire sur le cul (comment vous la trouvez celle-là qui désigne cette manie qu'ont certains parents de tout mâcher à leur progéniture qui, par conséquent n'en branle pas une et ne devient pas autonomes).
Eh, oui, la digression procure des plaisirs pervers...

Publié dans métaphore

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Etre/ne pas être un tendron

Publié le par Jacques Michaud

anti_bug_fckNe pas être un tendron

Michel T. dont le beau-père était boucher l'entendait dire cette expression "ce n'est pas un tendron" pour désigner quelqu'un de pas facile (aujourd'hui on dirait de pas facile à gérer, à manager, à driver : cf. à droite notre nouvelle rubrique : il n'y a pas que les huîtres qui sont creuses !). Il faut rappeler aux plus jeunes générations que les bouchers, lorsqu'ils étaient regroupés aux Halles de La Villette, à Paris, utilisaient un argot spécifique appelé louchebem.
Autrefois, on appelait "tendron" une jeune fille, encore légèrement pucelle sur les bords, qui pouvait être une proie facile pour un don juan expérimenté.

Publié dans métaphore

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Chôme-dru

Publié le par Jacques Michaud

anti_bug_fckChôme-dru

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En compilant quelques photos de chaumières prises dans un ancien village de pêcheurs de Bretagne que le Conseil Général du Finistère restaure en ce moment, la contiguïté sonore (Chaume, chôme) a soudain fait ressurgir dans ma mémoire cette expression qu'utilisait mon père : chôme-dru. Il appelait Chôme-Dru, comme par un vrai nom propre, toute personne qu'il soupçonnait de paresse ou de glandouillage massif ou tout juste d'avoir un poil dans la main. Avouez que chôme-dru, ça vous a une autre gueule que "branleur" ou "glandeur"...
Je crois que Nicolas Sarkozy serait bien inspiré d'utiliser ce nom poétique pour désigner ceux qu'il soumet implicitement à la vindicte populaire, vous savez, ceux qui se lèvent tard pour gagner moins ou un truc comme ça...parce que ce sont de sales feignasses !

Ne pas oublier : feignant (ou faignant) qui désigne celui qui est en train de feindre, de faire semblant, donc qui ne fait rien
Fainéant : celui qui fait néant (c'est-à-dire rien). J'en connais un qu'on devrait appeler roi-fainéant parce qu'il ne fait rien et qu'il est très bien payé pour ce qu'il ne fait pas. Raté Sarko ! il est pas chômiste. C'est un travailleur fainéant !

Noter aussi qu'un vin s'appelle pisse-dru

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Avoir du grain à moudre

Publié le par Jacques Michaud

Avoir du grain à moudre

C'est avoir de la matière pour alimenter une réflexion, en quelque sorte, avoir des billes, ou bien c'est avoir du travail en perspective, autrement dit avoir du pain sur la planche. Ah, expliquer une métaphore par une autre métaphore...

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A s'en faire péter la sous-ventrière

Publié le par Jacques Michaud

Comme nous l'indique Michel T. (1er fournisseur de métaphores en ce moment. Il me les envoie par douzaines) "Manger à s'en faire péter la sous-ventrière est une expression qu'employait une de mes collègues dans les années 1970. Il  est vrai que physiquement elle était un peu dodue. (...). Elle s'appelait Martine et gentiment on l'avait rebaptisée Titine. Il vaut mieux dire cela que du mal de son voisin !"
Si mes souvenirs des dessins qu'on apprenait par coeur pour le certif' sont bons, la sous-ventrière est cette sangle qui passe sous l'abdomen du cheval pour empêcher la selle de glisser latéralement. Donc l'image est claire. Il est vrai que souvent, chez les animaux, manger des végétaux les fait gonfler et la sous-ventrière leur serre le bide. Je suis un animal moi aussi et je ne bois pas que de l'herbe ! 

Ajoutons : "A s'en faire péter la rate"

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Etre dans les clous - Marcher en dehors des clous

Publié le par Jacques Michaud

Etre dans les clous - Marcher en dehors des clous

Quand on est dans les clous, c'est qu'on fait bien ce qu'il faut en respectant les usages, les consignes, les ordres, les intimations, prescriptions, injonctions, engueulades, conseils d'ami, mots d'ordre, oukases et autres faits du Prince (encore que tout le monde sait bien qu'il faut laisser les faits se faire...). On peut marcher, voire marcher largement, en dehors des clous auquel cas on ne fait pas là où on nous a dit de faire soit par distraction, soit par volonté ferme, éventuellement accompagnée d'un doigt dressé, généralement situé au milieu des autres, dont le petit nom est le Majeur puisque c'est lui qui, le plus souvent fait le Jacques, y compris au milieu de la dame, mais chacun ses usages.

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Donner un baiser de Judas

Publié le par Jacques Michaud

Donner un baiser de Judas

Depuis les Evangiles selon Machin Chose, on sait que Judas est cette salope d'apôtre qui a vendu le gentil Jésus pour quelques deniers sur le Mont des Oliviers (j'ai de beaux restes). Cette ordure a poussé la traîtrise jusqu'à signaler l'homme à abattre en l'embrassant (je ne sais plus très bien où il l'a embrassé, ah si, sur le Mont des Oliviers ! où avais-je la tête ?). Un coq qui n'avait pas grand chose à foutre à cette heure-là a chanté. Trois fois (il devait être trois heures du mat'), c'est chiant un coq ! etc. Vous connaissez l'histoire grâce à Mel Gibson, je pense.

Les Judas, je le sais, ont la particularité de traiter les autres de Judas. Ben oui, moi aussi j'ai mon Judas. Et ça prouve à quel point mes raisonnement sont cons, sauf que je suis évidemment l'exception qui confirme la règle.
Blague à part : connaître une seule fois la trahison, c'est voir changer le cours de sa vie. Trahir, tout le monde n'en a pas conscience...car la mesure de la trahison n'est que dans la peine profonde que ressent la personne trahie.
 

A propos de coq, et pour pas plomber l'ambiance :  Un jour, un autre connard de coq non évangélique celui-là, est venu s'installer dans notre jardin. Il a choisi une superbe branche d'un super saule qui se trouve à la hauteur de nos super chambres du premier super étage. Et le matin, dès potron-jaquet à l'heure où blanchit la campagne (salut Totor !), il se mettait à gueuler, mettant le branle-bas  de combat dans la maison. Nous, on touche pas aux coqs. Ca a duré trois semaines. Et puis un matin, ça n'a pas cocoricoté. Le machin était mort, bien en équilibre sur sa branche, la tête légèrement sur le côté, comme tout mort qui a du mal à tenir sa tête bien droite (c'est un peu une manie chez les morts). Une copine galloise (!) (gallo- eh oui, c'est pas des conneries, les gallois s'y connaissent super bien en coqs) m'a dit que les coqs sentant leur fin prochaine choisissent l'endroit de paix où ils souhaitent mourir...Elle est belle et vraie cette histoire, mais peut-être ma copine galloise se trompe-t-elle...En tout cas, ma maison est bien un hâvre de pets.

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Partir en quenouille

Publié le par Jacques Michaud

Partir en quenouille

La quenouille était ce fuseau sur lequel on enroulait le fil destiné à être tissé. Travail féminin par définition. Ainsi, autrefois, lorque quelque chose tombait en quenouille, c'est qu'il tombait sous la coupe des femmes. Un homme tombant en quenouille était celui dont la femme portait la culotte
Je me demande si ce n'est pas cette expression qui a suscité " partir/barrer  en couille", par contiguïté sonore. Quand ça branle dans le manche et que ça commence à chier du poivre, inévitablement ça finit par barrer en couille et aller au tapis.

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Me la faire à l'envers

Publié le par Jacques Michaud

Tu vas pas me la faire à l'envers

(Citée par Michel T. )  Cette expression populaire adoucit, comme par litote, l'avertissement fait à quelqu'un pour le dissuader de toute tromperie. Imagée et assez gentille dans le fond, une autre expression : tu vas pas me faire un enfant dans le dos. Ensuite, on peut passer à plus pop : se faire entuber;  et à (de plus en plus) carrément graveleux mais tout aussi employées de nos jours : se faire mettre, se faire enfiler, se faire enculer, se faire foutre au cul, se le faire enfoncer profond, etc. 
Je rappelle à tout lecteur horrifié que, entant qu''auteur de ce blog, je constate des faits de langue, y compris quand ils sont très vulgaires.

 

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A la 6 - 4 - 2

Publié le par Jacques Michaud

A la 6 - 4 - 2  (prononcer à la sixcat'deux)

Comme nous le rappelle très bien Michel T., faire quelque chose à la 6-4-2-, c'est faire à la va vite, à la va comme j'te pousse, en allant au plus simple, voire au plus sommaire. La dénotation péjorative de cette expression donne évidemment une idée du résultat : c'est bâclé, voire en dépit du bon sens.
Pour ceux qui l'ignorent, cette expression vient de "l'art" graphique enfantin. Autrefois, on m'a appris comment faire une tête de "bonhomme" à la 6, 4, 2. Ce n'était pas très beau, mais c'était facile : voyez plutôt.

Bonhomme----la-6-4-2.JPG

Publié dans comparaison

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