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Changer l'eau du bocal

Publié le par Jacques Michaud

Changer l'eau du bocal

Cette expression qu'utilise JP (il se reconnaîtra) et dont une variante est "changer l'eau du poisson rouge" signifie simplement "pisser".
En consultant les archives de Linguapop (eh, on ne vous donne pas tout tout rôti !), vous trouverez aussi cette expression plus poétique : "faire chanter la mésange".
Attention, après consultation de JP, admettons que l'expression "faire dégorger le concombre" désigne plutôt l'éjaculation. 
Il était bon qu'on revînt à notre poétique.

undefinedFaire chanter la mésange, dessin de XII

Publié dans métaphore

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C'est le pompon !

Publié le par Jacques Michaud

"Ca c'est le pompon ! 
C'est un comble, mais aussi ça m'épate. A ne pas confondre avec "avoir le pompon" c'est-à-dire être saoul sans pour autant être complètement bourré ou dans un coma éthylique, mais simplement être gai comme on disait dans le temps jadis. A propos, il parait que toucher le pompon d'un marin porte bonheur ? "

Merci à Michel T. qui a gagné le pompon en nous proposant cette expression populaire et son commentaire. A signaler qu' avoir le pompon, c'est aussi avoir de la chance au jeu par exemple, avoir la baraka.
Oui, Toucher le pompon d'un marin est réputé porter bonheur.
 
Jack-famille.JPG  

Mais parfois, certains veulent toucher plus que le pompon

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Manger la soupe à la grimace

Publié le par Jacques Michaud

Manger la soupe à la grimace

C'est Michel T. , enfin de retour des régions où se finissent terres, qui nous rappelle cette expression vraiment poétique si l'on veut bien considérer que la poésie ne parle pas seulement  des zoziaux qui roucoulent à la fenêtre des bien-aimées.
Manger la soupe à la grimace, c'est être obligé de se confronter plutôt silencieusement à une personne qui vous en veut parce que vous lui avez fait un chien de votre chienne ou que vous lui avez vendu des haricots qui voulaient pas cuire. Bref, quand votre bien-aimée vous fait la gueule, vous mangez la soupe à la grimace.

Remarquez, c'est meilleure qu'une soupe à la limace...

Publié dans métaphore

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Ne pas faire un chopin

Publié le par Jacques Michaud

Répondons à Michelle D. qui assimile cette expression (cf. archives) au grand musicien. Que nenni !

chopin (nom commun) : "Objet de collection qui présente une valeur certaine et qui est acheté à un prix bien inférieur à cette valeur. Récupérée de « http://fr.wiktionary.org/wiki/chopin » 

Dans ce cas "ne pas faire un chopin", c'est évidemment ne pas faire une bonne affaire, ou passer à côté de la bonne affaire.

L'encyclopédie Larousse en ligne, elle, propose deux acceptions (populaires) pour chopin : 
Conquête amoureuse de choix ; personne à qui l'on peut soutirer de l'argent.

Dans le premier cas, ne pas faire un chopin, c'est se retrouver  avec une conquête peu enviable (type cageot, boudin pour une fille, merci de me souffler un équivalent pour les garçons). 
Je ne connaissais pas la deuxième acception, désignant un naïf qu'une autre métaphore désigne par "pigeon".

Publié dans métaphore

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Une politique de Gribouille

Publié le par Jacques Michaud

Une politique de Gribouille

Il y a quelque temps, je vous demandais -à vous mes lecteurs- de m'aider à définir une "politique de Gribouille", expression que je connais depuis longtemps sans jamais l'avoir comprise. Nul n'est parfait. Merci de vos innombrables réponses. C'était pour voir si vous suiviez.
Y a quelqu'un ?
Je vous livre une contextualisation issue d'un magazine que vous auriez intérêt à lire de temps en temps, en revenant du sauna ou des vacances de ski : Politis. Affreux journal gauchiste que je lisais en d'autres temps car un ami m'y avait abonné gratos.

"les diplomates et les politologues lui ont donné un nom hérité de l’anglais : « Prophétie autoréalisatrice ». Le Français, qui est d’un naturel plus rustique, parlerait d’une « politique de Gribouille ». L’idée en est simple. C’est cette façon irrésistible de provoquer ce qu’on prétend vouloir éviter. Involontairement ou à force de petits calculs machiavéliques. Mais à peu de chose près, le résultat est le même." (cf.
http://www.politis.fr/article873.html)

C'est moins mal que si c'était pire, non ?

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Se casser le cul

Publié le par Jacques Michaud

Se casser le cul

Bien la peine que je me casse le cul à solliciter vos commentaires. Vous êtes muets comme des carpes. Pas la moindre épistole, vous regardez mes mots en loucedé et si ça se trouve, en plus, vous vous permettez de critiquer. "Ah, le Jacques, il est un peu faiblard ce soir "ou bien "il a mangé de la vache enragée" ou encore "il faudrait qu'il pense à se recycler" voire même, "c'est dur de vieillir", etc.  J'en ai plein le dos et même plein le cul de vous. Vous me faites chier. Il faut voir un peu tout ce que j'ai sur les épaules, tout ce que j'endosse. Je vais m'y briser les reins, à force de traîner tous ces boulets qui matent mon glob sans me voter même la moindre félicitation...Ca me coupe les pattes, et ça me la coupe même carrément . Pas forcément une grande perte, tu as dit ? ducon ? ta gueule ! Tout ça finalement ça me troue le cul.
Allez, je vous aime bien bande de pleutres.
 

Publié dans métaphore

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Avoir une belle tête de vainqueur

Publié le par Jacques Michaud

Il a une belle tête de vainqueur

C'est le jugement définitif de Pierre Brochant (Thierry Lhermitte) à propos de François Pignon (Jacques Villeret)dans le Dîner de Cons, le film de Francis Weber.
Pour écouter une réplique http://www.chez.com/diner/

Je ne sais s'il s'agit d'une expression originale de Francis Weber auteur de la pièce puis du film ou s'il l'a reprise d'une expression populaire mais en tout cas, cette ironie donne dans la pire cruauté Elle est donc terriblement efficace.

Publié dans ironie

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Bouffer la grenouille

Publié le par Jacques Michaud

Bouffer la grenouille

En tant que froggies comme nous appellent péjorativement les Britanniques, nous sommes des mangeurs de grenouilles (de cuisses de grenouilles plus exactement). Mais bouffer la grenouille, c'est pire que manger son chapeau (qui voudrait plutôt dire "avaler des couleuvres") car cela signifie faire faillite ou dépenser tout son pécule pour finalement se retrouver gros jean comme devant.


Traduction solognote (de mon cru) : 
Claper la guernazelle

Publié dans métaphore

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Toucher du bois

Publié le par Jacques Michaud

Toucher du bois

Daniel G. m'a rappelé dernièrement l'origine supposée de cette expression très connue. 
Autrefois, dans des temps que nous dirons médiévaux, ou quelque part par là pour faire simple, la bondieuserie faisait florès. A cette époque, c'était plutôt la bondieuserie chétienne, en l'occurrence. Aujourdhui d'autres obscurantismes nous assaillent. Putain, on en finira jamais...
Mais revenons à nos moutons (de Panurge).
Or, donc, autrefois, il était semble-t-il courant qu'on porte (portât) autour du cou un petit sacoton de tissu plein d'éclisses de bois. Ces petits bouts de bois enfermés dans leur sac étaient censés (pas sensés en tout cas) représenter des bouts de la croix du Jésus de Nazareth, lequel s'était fait gauler au Mont des Oliviers parce qu'un certain Judas l'avait baisé. Et puis il s'était fait crucifier et des Paul-Loup Sulitzer de l'époque, pas cons, avaient débité la croix en morceaux pour les ventes à la sauvette, persuadés que ça allait marcher. Mais vous connaissez l'histoire....
Comme la religion, ça aide; dès que vous avez un problème, toc, vous touchez un bout de la croix et le jésus il vous arrange le pb en trois, voire deux coups de cuiller à pot. Bon, si c'est pas de la vraie croix, c'est moins bon question efficacité, mais statistiquement, ça marche ! (je connais pas le ratio).

Aujourd'hui, quand les gens disent "je touche du bois", soit ils touchent une table ou une chaise de bois, soit ils se touchent la tête, ce qui signifie que ces personnes ont beaucoup d'humour et d'auto-dérision. Tête de bois !
Parfois 2d, on dit "toucher une peau de singe" (au lieu de "toucher du bois"), ce qui auto-dérisionne encore plus.

Il y en a d'autres qui se touchent ailleurs, mais en général, c'est pour un autre motif.

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Une gauche Excalibur

Publié le par Jacques Michaud

Une gauche Excalibur

Cette métaphore politico-kamelootienne figurait dans un des derniers nouvelobs que j'ai lus. J'en lis quatre ou cinq par an, ça va, ça peut me suffire pour rester en phase avec sa couleur (du Nouvel Obs).  Un Laurent Picard y écrivait dans le Courrier des lecteurs : "j'ai envie de déclarer ma soif d'une nouvelle gauche, ancrée dans un clivage net, acéré, affûté, pourfendeuse d'inégalité, une gauche Excalibur". La métaphore est filée (acéré, affûté, pourfendeuse, Excalibur), ce qui dénote une certaine volonté "littéraire"..."Ancrée" réfère peut-être à cette inclusion d'Excalibur dans un rocher ? Tout juste me gobergerai-je sur l'inutile métaphore clicheteuse  "déclarer sa soif" dont la faiblesse est à mettre au compte d'un art épistolaire qui n'atteint que rarement (mais ça arrive) des acmés (j'allais connement dire des "sommets").

Moizaussi, comme Laurent Picard, j'ai soif d'une telle gauche. D'ailleurs, elle existe mais nous n'en voulons pas forcément parce qu'elle est associée, pour toujours je pense, à la pire injure qui se puisse faire à l'homme : la négation de sa liberté. Je sais on me rétorquera : où est la liberté de l'homme ou de la femme ou de l'enfant qui a faim ? la liberté de l'homme ou de la femme ou de l'enfant qui doit mendier sa pitance ? la liberté de l'homme ou de la femme asservis à une parcelle de processus pendant trente cinq ans, quarante ans, quand ils ne sont pas jetés à la poubelle sociale. Ben oui, mais quand même. Y en a qui ont préféré crever que vivre sous le joug. Je vois bien qu'en disant tout cela, Laurent Picard voudrait bien que cette gauche soit le parti socialiste qui n'est plus tout-à-fait à gauche, qui n'est pas tout-à-fait la gauche mais qui est bien gauche pour lutter contre la droite. Franchement, on le sait maintenant, ce qu'attend Laurent Picard n'arrivera jamais. Sauf si....

Publié dans métaphore

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