Péter plus haut que son cul

Publié le par Jacques Michaud

Beaucoup plus littérairement "péter plus haut qu'on a le cul", ce qui constitue un octosyllabe du plus bel effet qui n'attend que sa rime et son contexte. Il faudrait, il faudrait comme autrefois Edmond* mettre la prose en vers pour en faire pour en faire une poésie...pour autant que de la mise en vers surgisse la poésie tout comme de la mise au vert surgisse la belle vie que finit la mise aux vers dans sa mortelle conclusion. Mais avant, il n'est pas inutile de rappeler que l'expression moderne "péter plus haut que son cul" signifie vouloir jouer un rôle plus grand que ce dont on est capable a priori, être assez orgueilleux pour laisser croire qu'on a des capacités supérieures à celles qu'on a vraiment. Etre un frimeur. Vouloir épater les autres, par exemple, les époustoufler en s'affirmant de la haute société alors qu'on ne s'est pas encore débarrassé de sa gangue populaire, frimer avec une belle voiture de sport...qu'on paye à crédit en bouffant des haricots et en tirant le diable par la queue tous les jours. Bref chercher l'admiration alors qu'on n'est pas (forcément) admirable.

Alors, cette rime en "u" pour balancer le cul, ça vient ? Et quoi après l'octosyllabe, un hexa ? Et les rimes féminines ? les riches ?

 

Ah, il se croit poète, amis qui le lisez.                                                                                         

Tout au long de son blog il écrivait en prose

avec le but avoué, juste de s'amuser.

Il parle beau ici, plus haut qu'il n'a le prose**

car le prose est aussi ce qu'on appelle un cul

ce qui fait que tantôt*** point ne serez déçu

 

*  Edmond Rostand

**  En argot, dans les années d'après la dernière guerre (50-60) le "prose" signifiait le derrière, les fesses, le cul.

*** Tantôt = dans un futur proche

 

Publié dans métaphore

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