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Sortir du cul des vaches

Publié le par Jacques Michaud

En son temps, naguère, j'avais noté l'expression "n'être bon qu'à être au cul des vaches", c'est-à-dire fleurer bon ses origines paysannes et, pour les courbés de l'urbanité, n'être bon à rien d'autre qu'à vivre comme un paysan, avec tout ce que ça représente d'idées reçues, de connotations cul-terreux, red neck, etc. Vivre aussi dans le trou du cul du monde pour ceux qui voient encore le paysan comme un demeuré. C'est vrai, il y en a, comme chez les courbés ! Mais ceux que je rencontre car, je vis dans un petit hameau au mlilieu des champs certes entouré d'une voie ferrée, d'une nationale, d'une autoroute, ceux que je rencontre dis-je, me parlent l'un de son prochain voyage à Nouyork, l'autre de son mois annuel (!!!) à Madagascar et de ses virées à moto dans le désert tunisien. D'autres encore vivent la vie qu'ils se sont rêvée, simple, agreste, spartiate, idéale aux deux sens du terme. Je vois pas la différence entre eux et moi...
Sortir du cul des vaches, c'est avoir eu, en quelque sorte, de la promotion entre un état ci-devant cul-terreux et un maintenant autre mais qui toutefois sent la paille et le grain.

C'est vrai aussi que je connais des paysans qui respectent la caricature. Mais je les aime bien.

Publié dans métaphore

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S'en mettre plein la lampe

Publié le par Jacques Michaud

Allez donc savoir pourquoi ladite lampe représente la partie supérieure du système digestif (1). S'en mettre plein la lampe, c'est comme on dit aussi : s'en mettre jusque là,  et là vous mettez le tranchant de la main sous le menton juste en haut de l'oesophage. Il s'agit d'une métaphore visuelle en l'occurrence puisque ce seul geste de la main, associé à une bouche qui bée, bée, peut se passer des mots pour dire : je suis full, j'ai les dents du fond qui baignent. Ach !
Se le mettre derrière la cravate a à peu près le même sens mais il me semble qu'on peut y voir plus de réserve dans l'avalage et la déglutition, un effet plus discret. Quant à moi, à l'instar du Gravos (2), c'est plutôt sur la cravate que je m'en mets plein. Suis-je un maladroit ou un homme pressé ? Je connais la réponse.

(1) Mon little bob me dit tout de même qu'il faut y voir évidemment un rapport avec "lamper", c'est-à-dire boire à grands traits, à grandes gorgées (donc à grandes lampées)).
(2) Relire San Antonio, sans faute (Frédéric's one)

Publié dans métaphore

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Boire comme un trou

Publié le par Jacques Michaud

La comparaison est limpide mais pas comme de l'eau : elle concerne les alcooliques patentés, pas les petits alcoolos mondains qui sirotent régulièrement comme d'autres pétunent. Les alcoolos patentés se reconnaissent à leur gros tarbouif plein de grumeaux.
Boire comme un trou, c'est avoir franchi le pas qui fait qu'on ne peut d'une part plus s'arrêter de boire (pas un seul jour !) et que d'autre part on aborde les grands volumes (j'en suis pas encore là, sauf avec la flotte et le café, mais faudrait que je ferais gaffe, comme on dit dans nos campagnes acidulées, parce que je sirote sec, disons avec deux cubes de glace).
Je me rappelle une virée à pied en montagne (les Pyrénées) lors de laquelle un copain randonneur m'avait dit : pour prouver qu'on n'est pas alcoolo, il faut ne pas boire une goutte pendant 19 jours. Va savoir pourquoi 19. On a tenu 3 jours parce qu'on trouve du pinard presque partout, y compris en montagne. Mais si j'avais tenu 17 jours, je me serais considéré comme le roi du pétrole.

Publié dans comparaison

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Moucher la chandelle

Publié le par Jacques Michaud

Cette expression utilisée par George Hagen, dans La Famille Lament, est traduite de l'Anglais (d'Afrique du Sud). On peut supposer qu'elle est assez fidèle à l'original. Elle signifie :"se masturber" (pour un homme). Bien sûr ! moucher la chandelle c'est souffler la bougie du désir, éteindre ce désir. Bien entendu la connotation masculine est claire.
Eh, les filles ! connaissez-vous des expressions susceptibles de métaphoriser votre propre extinction (provisoire) du désir ?

Publié dans métaphore

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Ne pas valoir un coup de cidre

Publié le par Jacques Michaud

Il ya quelque temps déjà, je vous proposais une grille en langue verte de Gilou le Flahute (Cf. à gauche). En voici la solution (merci Gilou).

 

 

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NOTES

 

I          Pas plus, d'ailleurs, qu'un pet de lapin

III       Au bigne ou au chtard, une chose est sûre : vous vous êtes fait poisser

IV       Mais il est nettement plus apprécié avec un bout de bricheton et un kil de rouge

VIII    La bonne ferte est la bonne aventure de Mme Irma, et a donc peu à voir avec

les prophéties messianiques

 

1          Ces limaces sont au contraire fort utiles, puisque ce sont ici des chemises de nuit

2          Rappelons que plomber quelqu'un, c'est lui transmettre une MST. Du temps de

la syphilis, être nase (ou naze), c'était être contaminé

3          Sans pour autant être une oie blanche. Le jars (ou jar) est ici, et depuis longtemps,

la langue des malfaiteurs

7          Le lorgne est en effet l'un des noms de l'as, aux cartes

8          Roustir signifie aussi voler, dérober

9          La lessiveuse est l'un des nombreux noms de la mitraillette, le P.M. Sten

            en restant l'un des fleurons

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Dura lex sed lex

Publié le par Jacques Michaud

Une fois n'est pas coutume et sachant que je fais ce que je veux je ferai une entorse à ma règle : point ici de métaphore, ni de synecdoque, tout juste un peu d'ironie : la loi est dure, mais c'est la loi (dura lex, sed lex). Aujourd'hui, la loi, c'est celle des puissants qui ont beau jeu d'encourager le populo à se ranger à leurs aphorismes. Moi, je m'en fous qu'il y en ait qui se la pètent et exhibent leurs pauvres signes extérieurs de richesse. Obligés d'acheter des sacs universellement marron avec des petites lettres en frise, obligés de porter un petit crocodile universellement vert, obligés de se carrer de l'hermès à gerber au-dessus de leur petit costard uniforme, etc. Le panurgisme et la grégarité crasse font que même certains pauvres (on peut être pauvre et con!) se croient obligés d'acheter des copies, des sacs à deux balles, des polos au crocodile malhabile. Il paraît que les petites japonaises de 14 ans sont out si elles ne possèdent pas le malheureux sac marronnasse dégueu de chez Louis V (après l(o)ui, ce sera Louis VI le Gros) . Ce grand adolescent de Séguéla (ci-devant grand communicateur du socialisme à la rose) a prononcé un aphorisme fort du genre : si à 50 ans t'as pas ta rolex, t'as raté ta vie. Est-il besoin de dire que, moi-même, je n'ai pas de Rolex et que si j'ai raté ma rolex c'est qu'il me reste la vie ?
Mon ami Franck W. se fout joyeusement de la gueule du ci-devant en créant ce T.shirt (disponible sur commande, je vous donnerai son adresse).




Publié dans métaphore

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Travailler chez Miss Cravate

Publié le par Jacques Michaud

Entendue cet après-midi, en situation.
Vous savez, tous ces gens qui veulent devenir fonctionnaires et qui ne souhaitent qu'un boulot pépère, un truc où on ne risque rien et où on ne se salit pas trop. Ben voilà, ils veulent travailler chez Miss Cravate ! Ah, les branleurs ! alors que nous, je vous dis pas, on bosse comme des dingues, à en perdre haleine.
Savez-vous que c'est une grande joie que d'écouter les discours des autres avec un pur point de vue d'esthète de la langue ? On s'emmerde moins à entendre toutes les conneries diamétralement débitées (je dis bien diamétralement car le débitage de conneries confine parfois pour moi au découpage de saucisson qui, que je sache, a bien à voir avec la notion de diamètre). Les contenus (le fond (qu'on touche d'ailleurs assez souvent)) disparaissent pour l'esthète derrière la forme, bien plus importante et autrement nourrissante (que le saucisson).

Merci à celui qui m'a mis en joie et jamais ne le saura.

Publié dans métaphore

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