Boire comme un trou

Publié le par Jacques Michaud

La comparaison est limpide mais pas comme de l'eau : elle concerne les alcooliques patentés, pas les petits alcoolos mondains qui sirotent régulièrement comme d'autres pétunent. Les alcoolos patentés se reconnaissent à leur gros tarbouif plein de grumeaux.
Boire comme un trou, c'est avoir franchi le pas qui fait qu'on ne peut d'une part plus s'arrêter de boire (pas un seul jour !) et que d'autre part on aborde les grands volumes (j'en suis pas encore là, sauf avec la flotte et le café, mais faudrait que je ferais gaffe, comme on dit dans nos campagnes acidulées, parce que je sirote sec, disons avec deux cubes de glace).
Je me rappelle une virée à pied en montagne (les Pyrénées) lors de laquelle un copain randonneur m'avait dit : pour prouver qu'on n'est pas alcoolo, il faut ne pas boire une goutte pendant 19 jours. Va savoir pourquoi 19. On a tenu 3 jours parce qu'on trouve du pinard presque partout, y compris en montagne. Mais si j'avais tenu 17 jours, je me serais considéré comme le roi du pétrole.

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