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Tenir comme une cuiller dans une soupe auvergnate

Publié le par Jacques Michaud

Jules Vallès, qui utilise cette expression dans Le Bachelier (1) en connaît un rayon sur la soupe auvergnate puisqu'il est lui-même originaire du Puy en Velay et qu'il a dû en absorber plus d'une pendant son enfance si tourmentée.

La soupe auvergnate serait donc du genre solide ( qui vous en bouche un coin) et une cuiller fichée dedans y tiendrait debout sans barguigner.

(1) Jules Vallès, Le Bachelier , 1881.

Un certain Matoussaint écrit un livre à la gloire d'un philanthrope dont la famille pense que ça "aiderait à consolider la gloire du défunt, que sa renommée tiendrait là-dedans comme une cuiller dans une soupe d'auvergnat".

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Vous êtes peut-être le 500 000è visiteur de Linguapop

Publié le par Jacques Michaud

Ce lundi 20 octobre 2014, le 500 000è visiteur de Linguapop sera à mon rendez-vous. Peut-être toi ou peut-être vous ? La belle histoire sans prétention de Linguapop (ou Metaphora) a commencé en 2006 pour l'amour de la langue française, une langue française vivante, iconophore (c'est de moi), souvent verte, malséante, déjantée, voire même vulgaire. Au diable les censeurs qui veulent figer la langue dans une gangue qui légitime leur (pauvre) savoir ! Pour avoir le pouvoir il faut laisser penser qu'on est meilleur que l'autre, celui qu'on préfère tenir sous son joug physique ou moral. Linguapop considère que ce qui est dit, existant pour au moins une personne (idiolecte), a donc droit de cité. Voyez comme la langue des enfants est inventive, poétique, et nous émeut parfois parce qu'elle introduit une cohérence que le français n'a pas toujours. Voyez comme la langue des banlieues est inventive aussi et agréable à tortiller. Ne refusons pas ces apports de toutes origines. J'avais autrefois en ma possession un magnifique texte de deux pages en parfait français mais lorsqu'on en en faisait une analyse étymologique, alors on s'apercevait que la totalité des mots venaient de langues étrangères (si vous en possédez des exemples communiquez-les moi car je l'ai perdu). Beaucoup considèrent que le français est gravé dans le marbre. L'anglais, lui, ne se prend pas le chou et il avance et submerge. Mais c'est bien aussi qu'existe ce globish (global english) qui permet d'avoir une sorte de langue véhiculaire mondiale, certes pauvre mais efficace. Défi raté par l'espéranto (que j'ai tenté d'apprendre en mon âge vert).

Alors si vous aimez Linguapop Métaphora faites-le connaître autour de vous...

Linguapop :

500 000 visiteurs (160 par jour en moyenne) / 835 000 pages vues.

Le blogue est fréquenté par beaucoup de visiteurs étrangers qui apprennent le français langue étrangère. Récemment une forte tendance à l'utilisation de traducteurs met Linguapop en contact avec un public anglophone du monde entier.

Les reprises sur le net sont nombreuses et je m'en réjouis. Il y a un certain nombre de sites sur les expressions, notamment l'excellent expressio.fr mais je crois que Linguapop possède un ton, une patte qui fait son succès.

Merci aussi à XII, alias Benn qui pendant queque temps a illustré certains des articles avec bonheur.

Rendez-vous au 1 000 000è visiteur.

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(Se) Manger le trottoir

Publié le par Jacques Michaud

Sachant qu'un trottoir est l'endroit où l'on "trotte" (cf. trotte-menu), difficile de le manger au sens propre (surtout que la plupart du temps il est dégueulasse)...On est donc dans un usage métaphorique de cette expression. Ce qu'elle a d'amusant, c'est que selon le terme qu'on métaphorise (manger ou trottoir) elle prend un sens différent. Dans la vie courante, manger le trottoir peut signifier tomber par terre, plutôt la tête la première. L'image mentale se forme facilement. L'utilisation d'une telle expression pour une chute qui aurait pu être grave introduit une note d'humour qui la dédramatise immédiatement. Ajouter un pronom réfléchi (me, te, se) renforce le trait humoristique : Je me suis mangé le trottoir ! On pourra même en rajouter parfois : Tu verrais comment je te me suis mangé le trottoir !

Un autre acception métaphorique du trottoir concerne la pâtisserie. C'est ainsi qu'on appelle dans le langage populaire la bordure de pâte de tartes, galettes, gâteaux. C'est l'endroit où il n'y a pas de garniture de crème, de fruit, etc. Certaines personnes ne mangent pas le trottoir et donc laissent la bordure dans leur assiette. Le mot trottoir est ici compris comme bordure d'aspect différent (comme le trottoir en pavé de la rue goudronnée).

Autres usages :

Faire le trottoir, moins utilisé aujourd'hui, signifie (bien sûr) se prostituer.

Janvier dernier. Une belle galette de chez Lemercier à Beaugency (45). On peut même manger le trottoir

Janvier dernier. Une belle galette de chez Lemercier à Beaugency (45). On peut même manger le trottoir

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