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Un rideau de fumée

Publié le par Jacques Michaud

Un rideau de fumée

Il est des quidams qui ont intérêt à laisser planer le doute sur leur activité ou qui souhaitent ne pas trop s'étendre sur tel ou tel sujet qui les desservirait. Il en est qui ne connaissent rien à tel ou tel travail et qui laissent croire sans le dire vraiment, qu'ils s'y connaissent, sans réellement jamais rien prouver, ni une chose ni même son son contraire. Bref, voilà des individus qui créent et entretiennent parfois savamment un beau rideau de fumée. Moi personnellement, quand je suis en difficulté, j'ai horreur d'entretenir un rideau de fumée, tout simplement parce que je ne suis pas -assez- menteur. En revanche, je l'avoue, je peux facilement noyer le poisson, ce que je considère comme une démarche plus active et plus courageuse. 
Mais il faut bien le dire, dans l'un ou l'autre cas, il s'agit bien de ne rien dire tout en le disant ou de faire croire tout en ne se croyant pas soi-même. Compliqué ? Non, humain. 
Et vous bande de pleutres, c'est quoi votre méthode pour laisser croire ?

Se faire enfumer le terrier

Une expression a fait florès dernièrement sur les radios pendant le dernier conflit entre Sarko et le reste du monde. Cette expression a été prononcée par un syndicaliste qui m'est resté anonyme mais qui existe même si je ne l'ai pas rencontré : se faire enfumer le terrier. Quelle belle expression, point d'exclamation.  Premier niveau de la métaphore : le chasseur enfume le terrier d'un blaireau (syndicaliste ?), ce qui l'oblige à sortir (pas le chasseur, Ducon, le blaireau, point d'exclamation) et dès qu'il a sorti la tête, couic, point d'exclamation, il le dézingue à coups d'escopette, points de suspension. Dans le cas politique sus décrit, il s'agit bien d'amadouer le syndicaliste par quelques promesses (du genre rideau de fumée...putain, ça tourne mon affaire !) et de le niquer dès qu'on peut.
Deuxième niveau de la métaphore, graveleux, point d'exclamation. Se faire enfumer est devenu l'équivalent de se faire enculer et je n'y vais pas par quatre chemins. Je n'enfilerai pas la métaphore, point de ça Lisette, jusqu'à vous évoquer ce que pourrait bien être un terrier à l'échelle humaine, sorte de trou sombre et bourbeux où l'on peut enfiler tout un tas de trucs plus ou moins métaphoriques, y compris de la fumée, mais je laisse à votre sagacité tous les rapprochements induits et enduits.

Franchement, j'exagère...

Publié dans métaphore

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Retirer les marrons du feu

Publié le par Jacques Michaud

Voilà une expression qui ne fait ni dans le vulgaire, encore que s'en mettre plein les fouilles sur le dos des autres ne soit pas joli, joli, ni dans le scatologique, sauf à avoir un esprit mal tourné. Elle nous est apportée sur un plateau par le Michel T. qui, signalons-le, nous fournit des explications et commentaires, ce qui m'arrange bien en ces temps où le temps me manque tellement que mon blog en est réduit aux vaches maigres (cf. les commentaires). 
"Retirer les marrons du feu : e
xpression empruntée à la fable de La Fontaine Le Singe et le Chat. A l’origine, on disait : tirer les marrons du feu avec la patte du chat. Depuis, la patte a été amputée, et le sens s’est insensiblement inversé. Dans la fable, le chat tire les marrons de la braise, et son compère le singe les croque. On voit donc qui est le bénéficiaire : ce n’est pas celui qui se brûle"

Eh, j'en connais un autre qui se brûle, c'est celui qui prend des vessies pour des lanternes...C'est malin !

Publié dans métaphore

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Etre une vache à lait

Publié le par Jacques Michaud

Etre une vache à lait

En y regardant bien, voilà une métaphore qui se pourrait bien révéler quelque peu pléonastique, tout autant qu'un ongle incarné dans la chair...
Y aurait il des vaches sans lait ? Ben oui les vieilles vaches ou les peaux de vache qui n'ont de la vache qu'un vague souvenir. Ou cette sale vache qui était la directrice d'un endroit où j'ai bossé naguère et qui, pour avoir des grosses boîtes à lait (des gros tétés, quoi) n'en était pas moins aride et sèche comme de l'amadou et bête comme une oie, un âne, ses pieds pour ne vous faire que les plus courantes. 
Il arrive qu'on vous prenne pour une vache à lait ? C'est que vous êtes plein aux as ou pété de thunes ou que certains le croient. Alors ces empaffés essaient de vous faire cracher au bassinet, vous qui n'en pouvez mais puisque vous n'êtes pas mieux loti que les autres. 

Publié dans métaphore

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Etre tombé dans la marmite (quand on était petit)

Publié le par Jacques Michaud

Etre tombé dans la marmite (ou dans le chaudron)

Etonnante métaphore qui m'émerveille car je crois savoir exactement d'où elle vient. Cela me donne l'impression d'être un puits de science (donc un Pic de la Mirandole) et non pas un puits de connerie (donc pas un âne bâté)..Quand j'étais enfant, je me rappelle avoir acheté le n°1 du journal Pilote et puis le suivant et ainsi de suite...jusqu'à ce que Pilote se mette en tête de grandir avec ses lecteurs ce qui est con puisqu'on n'y avait plus la part d'enfance, vous savez ces souvenirs qui se mélangent, ces impressions perdues, ces bouffées d'odeurs et de rêves fugaces qui font que ça devient bien puisque c'est fini.

Goscinny venait de créer Astérix. 

C'est lui, je présume, à moins que ce ne soit un gros pompeur, qui a inventé l'expression "être tombé dans la marmite", en parlant d'Obélix qui n'a pas le droit de boire de la potion magique puisqu'il est tombé dans le chaudron quand il était petit...Panoramix le druide dixit. Par extension, être tombé dans la marmite, c'est avoir un don ou une passion immémoriale, comme si on était né avec...

Il est des jours de nuits de mortes lunes où j'aimerais redevenir petit...pour qu'on décide à ma place pour qu'on me dise où chier et pour qu'on arrête de me gonfler...

Publié dans métaphore

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Le jeu du kwakidikwakafé

Publié le par Jacques Michaud

Après le succès mondial du jeu Metaphorus, trouvez l'astuce, voici un nouveau jeu qui consiste à faire parler l'image qui vous est proposée. En d'autres termes comme dirait l'autre, celui qui n'a pas su s'expliquer du premier coup, vous pouvez écrire une légende ou bien faire parler un personnage. Evidemment, c'est dans les commentaires que vous mettez votre contribution.
Exemple pour ceux qui par deux fois n'ont encore rien pigé, et seulement pour cette fois :

Le coq : "Eh, mon cul c'est du poulet ?"
ou alors
 
Premièe cigogne : "Tu le savais, toi, qu'on naissait dans les roses ?" (là, je reconnais, faut se booster le neurone pour piger l'intertextualité!")
ou alors

Deuxième cigogne : "Coq tu dis ?" (mais oui, on est capable de tout !" (reparenthèse : là c'est moi, le jacques qui parle, pas la cigogne !).

Message personnel :; Je suis sûr que Michelle, ou Christian, apprécieront s'ils lisent ces quelques exemples, le traitement théâtral quoi que sans didascalies du dialogue. 
Conseil : N'oubliez jamais de lire : La conférence des Oiseaux, texte sublime lisable (oui, oui) à plusieurs deux grés (oui) tout comme le Petit Prince, qui pour ne pas être théâtral, l'est tout de même un peu. Ca vous va comme ça ?

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Publié dans Taillage de bavette

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Etre dans le jus

Publié le par Jacques Michaud

Etre dans le jus

Expression entendue d'un cuisinier, ce qui lui donne un beau contexte. Il admonestait et vitupérait et vilipendait : "si on se magne pas le cul, on va être dans le jus !". On est dans le jus dès qu'on n'est plus dans les temps pour réaliser ce qu'on avait à faire. D'autres diront plus volontiers "être dans les choux".
Ceci dit, et tout aussi paradoxalement, avoir du jus c'est avoir beaucoup d'énergie (n'oublions pas que le jus, familièrement, désigne le courant électrique : un coup de jus, un court-jus). D'autres, bizarrement diront "avoir du gaz".

Publié dans métaphore

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Laisser les clés du camion

Publié le par Jacques Michaud

Laisser les clés du camion

Merci à J.P. pour cette expression fournie avec son explication. On laisse les clés du camion à quelqu'un quand on lui fait confiance. Laisser les clés du camion à quelqu'un, c'est lui confier une mission en pouvant être tranquille comme baptiste et dormir sur ses deux oreilles, persuadé que tout sera réalisé au poil !
Tiens, ça me rappelle que mon voisin dit souvent : "au poil gut !".

Publié dans métaphore

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Mettre un coup de pied dans la fourmilière

Publié le par Jacques Michaud

Mettre un coup de pied dans la fourmilière

Métaphore visuelle tout autant que linguistique. Il suffit de s'imaginer foutant un magistral coup de pied dans le petit tas de brindilles et d'humus qui dépasse un peu sur le sol de la forêt. Hop, là ! dans la motte ravagée, ça s'affole, ça court dans tous les sens, c'est le gros bordel chez les fourmis, quoi !
Revenez plus tard, plus rien ne bouge en surface...Mais en dessous on s'affaire à réparer les dégâts.
La transposition est simple. Quand une organisation paraît mal fonctionner ou gêner la société, agacer, alors on peut imaginer résoudre le problème en mettant un coup de pied dans la fourmilière. Alors, on peut espérer que ladite organisation soit mourra d'elle-même (ce qui constitue parfois une solution miracle), soit s'affairera en tous sens et au galop s'il vous plaît pour résoudre ses problèmes.
Mais souvent ce mode de management s'apparente à ce qu'on appelle la méthode Coué (c'est-à-dire croire que les choses vont s'arranger parce qu'on le désire), méthode qui elle-même s'apparente à la technique qui consiste à faire l'autruche ou à se mettre la tête dans le sable.

Publié dans métaphore

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Caresser dans le sens du poil

Publié le par Jacques Michaud

Caresser dans le sens du poil

Caresser dans le sens du poil, c'est bien sûr, passer la main avec douceur, donc flatter, aller dans le même sens que celui avec qui on a établi une relation. En fait, c'est failloter (fayoter ?), faire le lèche-cul, le lèche-bottes.
A l'inverse, prendre à rebrousse poil
, c'est heurter de front, ne pas prendre de précaution, être extrêmement maladroit.

Publié dans métaphore

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Monter sur ses grands chevaux

Publié le par Jacques Michaud

Monter sur ses grands chevaux

Allez donc savoir pourquoi c'est sur des grands chevaux qu'on monte pour signaler qu'on a été offusqué, atteint dans sa susceptibilité, blessé, attaqué et qu'on répond sans humour, pour le moins. Pourquoi de grands chevaux ? Pourquoi DES chevaux ? Parce qu'à moins de s'appeler Alexis Grüss ou consorts, capables de se déplacer avec le pied droit sur un cheval et le pied gauche sur un autre, il est rare de pouvoir monter plusieurs chevaux...surtout s'ils sont grands...
Remarquez, il y a bien un type un peu barbu et pas très net, bien qu'il fût sans doute attachant (et même attaché) qui marchait sur les eaux...
Peut-être faut-il voir une connexion avec l'idée de s'emballer (comme un cheval, ou un cadeau, aucun rapport). Ben oui, quand on répond vertement, vexé, voire vindicatif, on s'emballe.

Tiens, allez, c'est un peu comme jurer ses grands dieux. Pourquoi grands ? Alors que moi je jure plutôt en fi de putain de bordel de bon dieu. Pourquoi bon ? Pourquoi Dieu ? Pourquoi dieu ? Merde, féchier !

Publié dans métaphore

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