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Dans le cul la balayette

Publié le par Jacques Michaud

Dans le cul la balayette

Dans un cul, on peut mettre tout un tas de trucs (il paraît !) dont une balayette. L'expression ne précise pas jusqu'à quel point d'enfilage on peut aller, petit manche, grand manche, voire garniture de coco ?  Balai de cantonnier ? En tout cas, ça me fait bien marrer de voir que certains se sentent floués aujourd'hui par toutes ces promesses politiques non tenues. On ne va pas remuer la balayette mais quand même, on vous avait prévenus (plus que quatre ans à tenir avant de renouveler le bail).
Travailler plus pour gagner plus ! Ah les cons ! Qui gagne plus quand un salarié travaille plus ? Le Canard Enchaîné précise cette semaine qu'en moyenne, en travaillant plus, les salariés vont gagner 9,50 euros par mois, en plus.
D'entendre tous ces connards de zélateurs du travail dont Luc Chatel, le morte-parole du Houvernement, ce matin sur France Inter, me rend malade. Ces audiogrammes plats issus de bouches pleines de copeaux me hantent.
Qu'un ingénieur du son nous produise un jour un graphique des tonalités orales de ces connards dont le débit de parole est strictement plat ! Quant à une pure étude linguistique du niveau argumentatif, une rédac de brevet des collèges suffirait à la mettre à plat !
Le pire, c'est qu'en face, il n'y a personne !

ffffffffffffffffff !

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Reprendre du poil de la bête

Publié le par Jacques Michaud

Reprendre du poil de la bête

Après une période difficile, une maladie, des mortes-eaux, quand on remonte la pente, on reprend du poil de la bête. Dans, La Puce à l'Oreille, Claude Duneton resitue l'expression à la période romaine où une croyance disait qu'il fallait "poser sur la plaie un poil du chien qui vous avait mordu. Autrement dit, guérir le mal par le mal. (...) Les Anglais disent : take a hair of the same dog that bit you. " Duneton précise par ailleurs que les Anglais appliquent hardiment cette expression canine relativement incisive au fait de reboire de l'alcool un lendemain de cuite. Chez nous, on dira plutôt "rallumer la chaudière" c'est-à-dire "soigner le mal par le mal".

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Etre une vache à lait

Publié le par Jacques Michaud

Etre une vache à lait

Quand on vous prend pour un Américain, il y a de fortes chances qu'on vous prenne rapidement et dans la foulée pour une vache à lait, c'est-à-dire quelqu'un à qui on va pouvoir pomper son fric ou toute autre forme de richesse. Attention finalement à ne pas se faire tondre ou à se faire bouffer la laine sur le dos !
Pour mémoire (cf. archives) :
Avoir de belles boîtes à lait, c'est avoir une belle et forte poitrine pour une femme
Respecter les quotas laitiers, c'est prévoir la parité entre hommes et femmes (donc imposer des quotas de dames dans les élections, par exemple)
Boire du petit lait, c'est se réjouir un peu secrètement d'un événement qu'on avait supputé (toi-même !)

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Serrer les fesses

Publié le par Jacques Michaud

Serrer les fesses

Est-ce une véritable réaction physiologique à la peur ? On serre les fesses quand on s'attend au pire : à une catastrophe, à une mauvaise nouvelle. Et malheureusement, comme la peur n'évite pas le danger, on l'a parfois dans le cul !

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Du jus d'homme

Publié le par Jacques Michaud

Du jus d'homme

Foutre ! Je sais qu'on va penser que je tends la verge pour me faire battre...mais merci à JPL pour cette expression qui fleure bon (enfin, façon de parler) la salle de garde.
Pour mettre le point sur le i, il sûr de l'expression fiérote pour désigner le sperme.

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Faire tout un pastis

Publié le par Jacques Michaud

(En) faire tout un pastis

C'est en faire toute une histoire, exagérer des réactions à une action qui ne nécessiterait peut-être pas qu'on en fasse tout un pataquès, tout un foin.

C'est aussi produire du désordre, de la confusion, de l'excitation :
"L'autre jour, lorsque la flamme olympique est passée à Paris, ça a fait un sacré pastis !"

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Etre une tête de turc

Publié le par Jacques Michaud

Etre une tête de turc

Dans la longue histoire des conflits entre l'empire ottoman et les empires européens (notamment l'Autriche et l'Allemagne avec leurs anciens noms divers), le Turc a pu devenir l'emblème de la détestation de l'ennemi héréditaire. C'est pourquoi dans les foires européennes, au XIXè siècle, on offrait au passant qui passe l'occasion de se payer une tête de turc en exerçant sa force par un coup de poing le plus violent possible sur un dynamomètre représentant, bien sûr, une tête de turc, selon l'image enturbannée qu'on en a.
A noter que c'est Atatürk, le grand homme laïc de la Turquie qui choisit dans les années 20 d'interdire ce signe extérieur qu'était le turban.

La tête de turc, c'est bien entendu l'équivalent du bouc émissaire ("le beau commissaire", comme aurait dit San Antonio).

Barbaros Hayreddin Pacha (Grand amiral de Soliman le Magnifique)

http://www.byegm.gov.tr/yayinlarimiz/kitaplar/histoire-turquie/c_10.htm

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La forme olympique - Un calme olympien

Publié le par Jacques Michaud

Un calme olympien

A la veille d'un voyage en Turquie dont j'aimerais revenir fort comme un turc, dans une forme olympique, et d'un calme olympien, (et sans "poster" pendant huit jours), voici la proposition et la question de Michel T.

"un calme olympien : métaphore d'actualité au moment des J.O. de Pékin alors que les autorités chinoises ne semblent pas la connaitre notamment avec la répression au Tibet. Si tu connais le blog du gouvernement chinois, transmet-le moi, je la leur enverrai - A propos je t'envoie le drapeau trouvé sur le net pour un Tibet libre, modeste participation à cette cause qui, hélas, me semble bien perdue d'avance ..."


Télérama a publié dans le courrier des lecteurs la bo^^ite mail de l'ambassade de Chine.
chinaemb_fr@mfa.gov.cn

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Avoir une tronche de cake

Publié le par Jacques Michaud

Avoir une tronche de cake

Bien au-delà de cette expression si trivialement commune, voilà un exemple de délicieuse complexité linguistique. La tronche (première occurrence en 1596), c'est la tête en lingua pop. Faire la tronche, c'est faire la tête, faire (tirer) la gueule. Etre une tronche, c'est être une tête, c'est-à-dire un puissant intellectuel. L'équivalence entre tête et tronche est donc "nominale".
"On ne dit pas la tête, cria Gavroche, on dit la tronche" (Totor Rugo, Les Lamentables (1)*

Paronomase aussi où la tronche a été dévoyée (peut-être par ignorance ou surdité...) en tranche. Après, il suffisait d'y adjoindre un mot quelconque de renforcement. Ce fut cake, c'eût pu être "jambon" (avoir une tronche de jambon, je sais, je sais !).

Est-ce le cake qui a produit le kéké. Faire son kéké, faire son malin !

Quant à la tranche ce peut-être : "une tranche de vie", "s'en payer une (bonne) tranche".

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Etre sur la béquille / Dormir sur la béquille

Publié le par Jacques Michaud

Etre sur la béquille vs rester, s'endormir sur la béquille

La création métaphorique est absolument inépuisable. Merci à Patrick L. pour cette expression populaire dont le sens pourrait bien vous laisser sur le cul. Expression très masculine bien en rapport avec l'effet que peut produire chez l'homme le commerce des sens avec les dames.
En effet, quand certain soir on a bien réussi à séduire une femme et que les choses s'annoncent excitantes, il arrive qu'au dernier moment, pour tout un tas de raisons, elle ne veuille pas monter avec vous boire "un dernier verre". Alors, déçu, ombrageux, dépité, vous vous mettez au lit avec la trique, mais sans la fille. C'est donc ça être sur la béquille.

Mon estimé contributeur, Patrick, m'a fait savoir que l'expression exacte c'est "dormir" sur la béquille et non "être" sur la béquille. J'apprécie cette précision qui augmente considérablement la valeur de l'expression. C'est la preuve par 9 de  la richesse de notre lexique (poil à la trique).
C'est mon combat de tous les jours que de montrer l'empan (poil au fion) de la langue. On me reproche à l'envi tout aussi bien un langage sophistiqué, de haute volée, éventuellement affecté (poil au cul) qu'une langue débridée, relâchée, triviale, vulgaire (poil aux ovaires). La langue, ma langue est sans doute mon meilleur espace de liberté, celui où je décide aussi bien de partager que celui de rester seul entre moi et je. C'est selon.

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