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Tomber en embuscade / Tomber dans une embuscade

Publié le par Jacques Michaud

La langue française fourmille d'expressions relatives à la bonne vivance (1), d'autres diraient à la bonne vivitude (2). Tomber dans une embuscade, c'est se retrouver dans une séquence bien arrosée. Que ce soit un matin (ah, le petit blanc du matin !) ou un soir (ah, être entre chienne et louve !), vous n'aviez rien prévu et tchaaaaak, ! on vous tombe dessus avec force bouteilles et flacons, chopines et litrons, on vous oblige (!!!) à boire et finalement vous ressortez de là, vous avez chaud aux feuilles, vous êtes un peu pété ou complètement bourré et vous avez du mal à arrimer votre musette que d'habitude vous maîtrisez bien, voire à gorge déployée et nonobstant et c'est quand qu'on se revoit ? ce qui ne veut rien dire mais qui illustre le propos. A propos, d'ailleurs, sur les centaines de métaphores que ce blog génial contient vous en trouverez beaucoup qui parlent de la biture : c'est le deuxième sujet principal de la métaphore populaire, après le cul !

 

(1) Petit michaud illustré, page 2012

(2) Dictionnaire Royal, page 2007

Publié dans métaphore

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Tirer la langue

Publié le par Jacques Michaud

Michel T. adore les banquiers, voilà pourquoi il nous propose cette expression bien connue avec ce commentaire : "Vous tirez la langue lorsque votre banquier vous a retiré du corps tout votre sang, tel un vampire (découverts, agios, frais de découvert, d'opposition, d'envoi de chéquiers, intérêts factices sur lesquels vous payez encore des impôts, etc., j'en passe et des meilleures; et lorsque cette banque à laquelle vous êtes fidèle depuis que vous avez (pardon
"aviez") quelques sous vous retire son crédit."
Quelle époque on vit  !  Feu mon beau-père disait : se faire sucer la moëlle."

Moi, perso, je me rappelle qu'on disait "tirer une langue de trois pieds de long" tout comme on disait par ailleurs  "tirer un nez de trois pieds de long" quand on venait de prendre une grosse vexation et qu'on faisait la gueule.

 

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Aller se faire lanlaire - Aller se faire lanlère

Publié le par Jacques Michaud

Pas rigoureusement métaphorique cette expression que nous signale Olivier T. , mais tellement jolie. De fait, "lanlaire" (véritable orthographe répertoriée, mais possiblement "lanlère") est une onomatopée. Un peu comme une image ou une métaphore sonore....La la lère... dit-on à quelqu'un pour se foutre de sa gueule !

Aller se faire lanlaire, c'est aller au diable, aller se faire foutre, aller se faire enculer, quand on est très mal élevé.

 

À mourir pour mourir
Je choisis l'âge tendre
Et partir pour partir
Je ne veux pas attendre
Je ne veux pas attendre

Et ne venez pas me dire
Qu'il est trop tôt pour mourir
Avec vos aubes plus claires
Vous pouvez vous faire lanlaire

Barbara

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Avoir un retour de manivelle

Publié le par Jacques Michaud

Suggestion de Michel T.

"Dans les années 50, l'âge de pierre,  j'ai connu des véhicules automobiles qui disposaient encore d'une manivelle (en l'absence de starter) . Cela permettait de redémarrer le véhicule qui avait calé. Il fallait tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, très fortement et très rapidement. Si tout s'enclenchait, le moteur redémarrait, mais dans le cas contraire on prenait la manivelle dans la gueule ou on se cassait le poignet, voire un bras ! D'où cette expression qui évoque les suites d'un événement différentes de celles qu'on avait prévues". (M.T.)

Par exemple, dites du mal d'un collègue à un autre collègue : vous pouvez dès lors redouter un retour de manivelle, ou un retour de bâton car dès que le premier collègue aura tout raconté au deuxième, il pourrait bien y avoir un effet  boomerang bien moins agréable que l'effet Impulse ou l'effet Kiss Cool . Finalement vous risquez de devenir le dindon de la farce et de finir Gros Jean comme devant.

 

(1) Cf. archives. L'effet Impulse a été inventé pour une publicité télévisée : dès qu'une femme se mettait sous les bras ou ailleurs un coup de déo de marque Impulse, un homme, plutôt bien de sa personne, le nez au vent, venait lui offrir des fleurs...L'effet Kiss Cool, comme le nom d'un bonbon à la menthe bleue, désigne un effet fraîcheur (comme on dit dans la pub).

 

Voir la vidéo EFFET IMPULSE

http://www.dailymotion.com/relevance/search/publicit%25C3%25A9%2Bimpulse/video/x3l7di_pub-impulse-1981_fun

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Recoller les morceaux

Publié le par Jacques Michaud

L'Araldite et  la colle cyanoacrylate sont d'un piètre secours dans le cadre de cette expression imagée qui s'applique plutôt aux relations humaines. Après de fortes et parfois longues crises qui ont provoqué des cassures et des ruptures, on peut avoir envie de renouer, envie de se rapapilloter, envie de recoller les morceaux, ce qui constitue une première étape de la reconstruction.
Ne pas confondre avec une expression contiguë qui n'a pas le même sens : "reconstituer le puzzle" qui consiste à retrouver la logique d'un enchaînement de faits, de causes ou d'effets.

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Etre (complètement) à la masse

Publié le par Jacques Michaud

Ca m'énerve quelque peu d'être nul en électricité. En électricité, je crois, le passage du courant vers la terre, s'il sauve des vies, est bien un dysfonctionnement. Etre à la masse, c'est être complètement tapé, givré, déconnecté, être cinglé, quoi !

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Avoir un goût de chiottes

Publié le par Jacques Michaud

Allez, le goût de chiottes, c'est un peu trop souvent le goût des autres. J'avoue que j'ai une sainte (?) horreur des idées toutes faites (mais j'en ai, je le sais (moi)) et des réactions de ceux qui sont incapables d'imaginer que le goût des autres est (je n'ai pas dit "soit") aussi respectable que le leur (et j'en suis, je le confesse). Hormis le fait que je les vois rigides (et je peux l'être, mais pas toujours quand je le voudrais), le balai dans le cul (ah, ça, jamais !) et que ça me suffit pour m'estimer un peu (oh, pas trop quand même) plus ouvert, j'avoue que je suis capable d'avoir un goût de chiottes (ben oui,.j'écoute aussi de la variète). Ben oui, on a toujours un goût de chiottes pour quelqu'un et c'est rassurant.
Dans le fond, l'expression évite de dire "un goût de merde".

Pour les "rumeurs de chiottes", voir les archives, bande de feignasses.

Vous aimez les parenthèses ?

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Avoir un nez à piquer les gaufrettes

Publié le par Jacques Michaud

On l'aura compris : celui qui a un nez à piquer des gaufrettes a un nez long et pointu. L'image en reste pour moi le nez de Croquignol l'un des trois Pieds Nickelés (personnages de Louis Forton). Vaut-il mieux avoir un nez en patate ? un nez en bec d'aigle ? un nez de boxeur ?





















Croquignol is the sharp red nosed one !

Gaufrette fourrée à piquer. Dans mon enfance...fffff...les gaufrettes portaient parfois un petit texte ou un mot ! Si vous avez des photos, envoyez !

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Noyer son chagrin dans l'alcool

Publié le par Jacques Michaud

Nous évoquions récemment la fée verte, cette absinthe dont on disait qu'elle faisait des ravages. Rendait-elle berlot comme on l'a dit aussi du vin de noa lui aussi interdit ? L'absinthe a disparu, le noa aussi, on a réglementé pour rendre la route plus sûre et c'est très bien. Je n'aimerais pas devoir ma mort à un buveur de bière. On a réglementé pour faire comprendre aux gens que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Et c'est tant mieux. Je n'aimerais pas devoir ma mort à un verre de trop, pris chaque jour, pendant des années. Peut-être devrai-je ma mort  au 452 600 cigarettes que j'ai fumées. J'ai mis fin au plaisir suppliciel depuis belle lurette. Je n'aimerais pas en décéder après cet effort prodigieux. Et pour le stress du travail, de la responsabilité, du manque de foi dans l'avenir, du manque de confiance en soi, il n'y a rien ? On n'a pas légiféré ? Pourtant le stress dégrade et tue. Et puis la connerie de certains me tue aussi. Bon allez, je laisse tomber ! Tout ça, ça me tue !

Photo : Martin Rétais

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Utiliser la méthode Coué

Publié le par Jacques Michaud

D'une certaine manière, cette expression peut être simplement dénotative lorsqu'on est dans le cas exemplaire du pharmacien Emile Coué (voir ci-dessous), mais elle est connotative, voire métaphorique, dès lors qu'utiliser la méthode coué consiste à croire qu'en pensant très fort que le résultat sera bon, il sera bon. C'est un peu ce que croient conjointement Fillon et Lagarde en n'admettant pas l'augure d'une récession économique.

D'après Psychologies Magazine, avril 2008, p.126
Emile Coué, pharmacien à Troyes à la fin du XIXè, avait découvert l'hypnose. En 1900, il mit au point une méthode alliant un discours persuasif que le malade devait s'appliquer à lui-même en y associant des "cachets Coué", médicaments antalgiques inventés par lui. Lorsque Coué s'amuse à remplacer les cachets par des bonbons, il constate que les bienfaits continuent, découvrant par là "l'effet placebo". Il acquiert "la preuve que la suggestion et l'auto-suggestion positives peuvent soigner. Avec l'aide du professeur de philosophie Charles Baudoin, il peaufine sa méthode autour d'une phrase-clé : "Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux."

J'aurais bien besoin de croire à cette méthode en ce moment.

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