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Chercher une aiguille dans une botte de foin

Publié le par Jacques Michaud

(C'est comme) Chercher une aiguille dans une botte de foin

Quand Michel T. nous rappelle cette citation, je me remémore une phrase à laquelle, enfant, je ne comprenais rien.
Chercher une aiguille dans une botte de foin, c'est chercher l'introuvable. Vous avez perdu vos clé de voiture en marchant dans les dunes du Pyla ? Vouloir les retrouver c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Dans mon éducation très catholique, lorsqu'on avait perdu quelque chose, on nous conseillait de faire une prière à Saint Antoine de Padoue. Depuis j'ai laissé tomber pas mal de ces choses. Mais j'ai expérimenté tout cela. Compte tenu des statistiques de probabilité, la prière à St Antoine de Padova a toujours été d'un bon rapport. Sans doute autant que de ne rien faire. Mais dans le fond, prier c'est sans doute vouloir. Et quand on veut on peut.

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Faire le mort

Publié le par Jacques Michaud

Faire le mort 

"Ecraser, ne pas faire de vagues, pas de remous, pas de scandale, fermer sa gueule -
Cela nous est arrivé à tous un jour ou l'autre et après tout ce n'est pas la mort ! Mais aussi faire le mort au bridge - avis à ceux qui savent y jouer, moi j'en suis resté à la crapette ..."
Michel T. nous fournit ce thème de silence. Le silence est parfois la meilleure façon de résoudre les problèmes. D'abord parce qu'il peut étonner les autres (ça les scotche) et parce qu'il permet de privilégier une parole intérieure moins engagée dans la contingence et l'anecdote. Je me suis récemment dit moi-même que je parle trop. Parfois, je n'arrive pas à la boucler. Se faisant, je ne résous rien. Merci Michel de me rappeler que le silence est d'or...

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Ce n'est pas de la petite bière

Publié le par Jacques Michaud

Ce n'est pas de la petite bière

Michel T. lors de sa dernière livraison évoque pour nous cette expression légèrement surannée mais qu'on entend encore de nos jours. 
En général, cette expression qui évoque l'importance de ce qu'on considère est précédée d'une onomatopée ou d'un mot d'accroche qui lui confèrent un sens plus précis. "Waouh (ou Putain ! ou Ben mon colon ! ou Ben dis don !), ça c'est pas de la petite bière...", sous-entendu ce n'est pas un truc de rien du tout. Peut-être qu'aujourd'hui, d'ailleurs, on dirait, waouh, ça c'est du lourd !

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Tirer les vers du nez

Publié le par Jacques Michaud

Tirer les vers du nez

L'expression que nous propose Michel T. est si courante et ancienne qu'on en oublierait l'image visuelle (pardonnez-moi ce volontaire pléonasme) qu'elle est censée susciter (allitération involontaire mais néanmoins prégnante).
Ces vers qu'on a dans le nez ne seraient-ils pas des points noirs sur lesquels...pout !...on appuie et qui...ploush...giclent faiblement avec délice (comédons, monsieur !). Faiblement, faiblement, c'est vite dit, car au niveau de la cellule, il doit s'agir d'une véritable éruption volcanique nique nique. Selon quoi tout est relatif, y compris les nombres....Mais je me fous que vous vous demandiez ce que viennent fairer des nombres là-dedans.
Au fait, vous savez ce que cela veut dire Tirer les vers du nez  ? Extorquer le plus souvent par un savant interrogatoire une vérité jusqu'ici celée (poil au nez !)

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Une fille faite au tour

Publié le par Jacques Michaud

Une fille faite au tour

Citation approximative peut-être, signalée par JPL, et qui serait issue (du verbe isseoir, bien chure) de Jacques le Fataliste, de Denis Diderot. Une fille faite au tour est sans doute cette égérie aux formes parfaites dont tout homme rêve de se l'approprier parfois mais que tout homme raisonnable peut voir, tout simplement, au détour d'une rue, dans un bus, une cafétéria. Avant de les avoir, il faut savoir les voir...
A propos de Diderot : il mérite le détour mais, je sais, vous n'avez, pas plus que moi, le temps ! Déjà que vous venez, comme moi, de relire Proust !

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Etre pris les doigts dans le pot de confitures

Publié le par Jacques Michaud

Etre pris les doigts dans le pot de confitures

Trop marrante l'expression qui veut dire être pris la main dans le sac, c'est-à-dire en flagrant délit. 
Entre ces trois expressions, plus ou moins équivalentes pour ceux qui lisent à gros traits, il existe des nuances, plus ou moins sensibles, qui représentent tout l'intérêt de la variation du langage. Etre pris les doigts dans le pot de confitures introduit cette nuance d'enfance qui rend l'acte coupable un peu insignifiant, quand il n'est pas empreint de drôlerie coquine et déjà pardonnée. Etre pris la main dans le sac stipule le vol ou la faute : le sens en porte plus de gravité. Le flagrant délit qui n'est pas métaphorique, lui, mesure l'acte à l'aune du juridique. Déjà la répression menace.

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Etre désailé

Publié le par Jacques Michaud

Etre désailé

JPL  nous cite sa "vieille tante, originaire de EU , en Picardie (oui, le maire d'Eu !) et qui qualifiait
quelqu'un qui avait un peu perdu la boussole (1), un peu fou, un peu débile, de "dézélé"  (ou "désailé" NDR). Sans doute quelqu'un qui a perdu ses ailes ?".
Mais ne vaut-il pas mieux être désailé ? Car si  l'on en croit Baudelaire, métaphorisant le poète, le poète est celui que : "ses ailes de géant empêchent de marcher". 
C'est un jeu d'enfant que d'arracher les ailes des mouches, pour voir comment elles se débrouillent sans ailes les mouches désailées. Un peu plus tard, les mêmes, les enculeront, les mouches. Après sans doute, prendront-ils facilement la mouche car qui se sent morveux, qu'il se mouche !

(1) celui qui a perdu la boussole est déboussolé, celui qui a perdu sa boussole est... sans boussole. 

Allez, au cas où vous l'auriez oublié (mais n'oubliez pas le lien à gauche pour aller lire un petit poème au hasard, certes il n'y en a pas cent mille millairds comme dans le moindre de chez Queneau, mais tout de même allez donc y voir). ..

Chais un poème, chais une poésie (Prévert)

L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

                                                   Baulelaire Les Fleurs du Mal

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Des pieds nickelés

Publié le par Jacques Michaud

Des pieds nickelés

Au détour d'une chanson d'Arthur H. (Les Pieds-Nickelés), revivent les 3 personnages de la bande dessinée de Forton. A l'origine, je me le rappelle, les premières bandes dessinées des Pieds-Nickelés que j'ai lues n'avaient même pas de phylactères. Les textes étaient écrits en dessous des vignettes. Je trouvais ça laborieux.
Les trois personnages, Croquignol, Ribouldingue et Filochard ont monté en épingle certains mots assez familiers du dictionnaire. Croquignolet, signifie avec un brin d'ironie "mignon". Filochard n'a pas les honneurs du Bob, mais on y trouve "filocher" (aller vite, filer, se barrer). Quelqu'un de filochard est roublard (avec le même suffixe péjoratif -ard). Faire la ribouldingue, on ne le sait que trop signifie faire la fête, sans retenue. Ces 3 Pieds-Nickelés sont, au sens où Molière l'aurait entendu, de fieffés coquins. Roublards, un rien nanars, plutôt voleurs, ce n'est qu'en opposition qu'on peut leur trouver une vertu éducative. Il n'empêche, ils m'ont nourri, ces salopards, à égalité avec Bibi Fricotin qui, comme son nom l'indique, n'était pas un ange non plus.
Allez donc glaner d'autres info sur des sites spécialisés. Il ne m'étonnerait nullement que ces rois de la débrouille reviennent à la mode, sollicités par un monde qui, s'appauvrissant, mais offrant toujours des miroirs aux alouettes, saura trouver dans ces héros moqueurs des modèles du système D (comme Débrouillard). Toute une époque.

PS. Récemment, le terme de Pieds-Nickelés a été attribué par Bernard Kouchner aux "aventuriers" de l'Arche de Zoé.

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Un ange passe

Publié le par Jacques Michaud

Un ange passe

Dans un premier degré d'acception imagée, vous pourrez comprendre qu'une très jolie fille plutôt discrète passe dans la rue. ("You look like an angel, you walk like an angel" /Elvis Presley).
Au sens très métaphorique, on utilise cet expression quand un silence gêné ou une lourde réflexion silencieuse surviennent au milieu d'une discussion.

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Ecraser une savonnette

Publié le par Jacques Michaud

Ecraser une savonnette

J'en ai assez d'être policé, voire cul-serré comme en ce moment. En ce moment, je vous livre des expressions tout ce qu'il y a de BCBG et je ne récolte pas plus d'interventions et de commentaires que lorsque je me lâche sur le stupre, la fornication et la scatologie. Merdre de merdre et cornegidouille, comme dirait UBU. 
Ecraser une savonnette est une expression que je dois à mon père, eh oui encore ! Ca voulait dire péter grassement et sentir non moins grassement.
Etre une savonnette, c'est autre chose, c'est fuir,  ne pas affronter , s'échapper comme une savonnette qui vous glisse entre les doigts...

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