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C'est jour de paye

Publié le par Jacques Michaud

C'est jour de paye

Je suis dans une veine de trivialité, donc je creuse. Familièrement on demande : "c'est jour de paye ?" à quelqu'un qui a tout simplement oublié de fermer sa braguette. C'est une manière presque élégante de le mettre en garde contre le ridicule qui le menace. A mettre en perspective à un double titre avec l'expression précédente "emmener Popaul au cirque". Je ne vous fais pas un dessin.

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Emmener Popaul au cirque

Publié le par Jacques Michaud

Emmener Popaul au cirque

Dans un registre un peu salace pas trop tapageur cependant (!), voilà une expression populaire bien avenante. Emmener Popaul au cirque, c'est (pour un homme, dois-je le préciser ?) aller voir une prostituée pour  assouvir avec elle (ou lui !) des besoins sexuels.
Popaul reste lié indéfectiblement et affectueusement à l'expression du sexe masculin. Ainsi, sortir Popaul, peut évoquer la simple miction (d'ailleurs, quand on est vieux, cela devient une miction impossible, ah, ah !). Les archives vous rappelleront qu'on peut aussi faire chanter la mésange.

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Avoir le persil qui sort du cabas

Publié le par Jacques Michaud

Avoir le persil qui sort du cabas

JPL nous offre cette expression presque fleurie qu'il suppose être québécoise. Tabernacle !
L'explication qu'il nous fournit : "se dit d'une femme (d'un homme ?) * dont l'abondante toison pubienne dépasse, malgré de louables efforts d'épilation."

A rapprocher de l'expression "avoir du persil dans les oreilles" ?

Espérons que notre vieil ami québécois Larry Lewis nous renseignera sur l'origine supposée. Larry ? T'es là ?

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Il n'y a pas de quoi se taper le cul par terre

Publié le par Jacques Michaud

Il n'y a pas de quoi se taper le cul par terre

On peut se taper sur les cuisses de rire, se taper la tête contre les murs lorsqu'on est désespéré, mais quand on est déçu, en deça des objectifs qu'on s'était assignés, quand le film est médiocre, quand le livre est moyen, quand l'orgasme est en attente, alors on peut dire qu'il n'y a pas de quoi se taper le cul par terre.
Imaginons un instant celui qui au contraire est tout content, celui qui se tape le cul par terre. Etonnant, non ?
Merci à Michel T. qui nous a proposé cette expression populaire.

P.S. XII nous signale en commentaire que l'équivalent pour une femme peut être " il n'y a pas de quoi se taper la chatte par terre". C'est délicat !

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Le mettre dans sa poche avec un mouchoir par-dessus

Publié le par Jacques Michaud

Le mettre dans sa poche avec un mouchoir par-dessus

Tout est dans "le". Qu'est-ce qu'on met au fond de sa poche avec un mouchoir par-dessus, pour LE cacher, L'empêcher de sortir, LE reléguer aux oubliettes, LE mettre hors de vue ? On y met pêle-mêle ses rancoeurs, ses humiliations, ses désirs de plaire, son intelligence, sa bonne volonté, son amitié, son amour même, c'est selon. On y met tout ce que l'AUTRE ne veut pas voir, ne peut pas voir, ne sait pas voir. On fait comme si de rien n'était.
On remballe !
Circulez y a rien à voir !


Cet article, notez-le, est le 600è depuis la création de ce blog.

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La phrase qui tue

Publié le par Jacques Michaud

La phrase qui tue

Tout processus relationnel s'organise soit sur des équilibres soit sur des déséquilibres, soit sur leur alternance au gré des contextes. Dans le premier cas, on agit de manière à respecter l'autre ou, s'il est faible, à le ménager,  par déontologie ou éthique, ou par éducation. Dans le deuxième cas, chaque interlocuteur cherche à dominer l'autre, pas forcément pour le plaisir, pas nécessairement par atavisme, mais tout simplement par nécessité. L'homme est un loup pour l'homme...Ah, ah !
Dans les deux cas, cependant, peut s'entendre la phrase qui tue. La phrase qui tue met fin à un processus, évidemment. L'équilibre est rompu par la phrase qui tue dans la relation policée. La bataille est gagnée par celui qui a dit la phrase qui tue. Poil au cul !

Merci, Oncle Paul, pour ces réflexions frappées au coin du bon sens.
 Notez-bien que le coin du bon sens n'est pas le nom d'un bordel où on ne baiserait qu'en levrette, non. Le coin c'est un objet contondant qui imprime une marque ou qui fend (par exemple une bille de bois). 
Blague dans le coin, il est de plus en plus rare que je me fende la gueule.

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Les doigts dans le nez

Publié le par Jacques Michaud

Les doigts dans le nez
Fingers in the nose


Avec cette métaphore très visuelle : "Faire quelque chose les doigts dans le nez (ou les doigts dans le pif)" on signifie à quel point une chose est facile puisqu'on peut la faire sans les mains. Et hop !
On aurait évidemment pu mettre ce doigt dans tout autre trou : les oreilles par exemple, ou la bouche, à condition de se laver les mains avant.
Certains vignerons, dit-on, mettent le doigt dans le trou du fût et la main entre les deux caisses, mais tout ça, c'est du qu'en dira-t-on.

Et pour ceux qui ne trempent pas quotidiennement leur tartine dans le bon goût, voyez cette vidéo où les protagonistes pourraient se mettre les doigts dans le nez . Merci à Sébastien qui nous l'a dénichée.



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