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Etre cucul la praline

Publié le par Jacques Michaud

Michel T. m'a suggéré quelques semaines ago cette expression que j'avais mise sous clé ne la trouvant pas strictement métaphorique. Ou n'en voyant pas l'aspect métaphorique. Car qu'on se le dise, je ne galvaude pas mes objectifs. Effectivement, si je suis cucul la praline, je suis autre chose que ce que je suis tout en étant ce que je suis..Il y a donc un peu métaphore.
Bizarrement, cette expression ne semble pas vouloir dire grand chose, alors je vais vous inventer ma version que, bande de pleutres, vous n'oserez sans doute pas contester ! ( Car on est toujours le pleutre de quelqu'un - ici je sublimine pour les déductifs - et je manipule avec bonheur les parenthèse et les tirets-, fermez la parenthèse). Le cucul, c'est donc le cul, un petit cul, celui d'un enfant peut-être et la praline n'est autre que la merde au cul de ce cucul. Cette petite crotte qui reste collée comme un bonbon poisseux. Il est vrai qu'un enfant qui a chié dans son bénard n'est pas trop flambard. Il a l'air un peu con con. Il est cucul la praline.
Vous en connaissez, vous des gens qui ont l'air cucul la praline ? Oui, ils n'ont pas inventé la poudre, ni l'eau chaude, ni le fil à couper le beurre mais malgré tout ils nous donnent tellement le sentiment d'être meilleur qu'il vaut mieux qu'ils continuent de se ressembler.
N.B. Cucul la praline est répertoriée au Bob

Publié dans métaphore

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Jeter l'éponge

Publié le par Jacques Michaud

Les boxeurs au bout du rouleau sont souvent sauvés d'une destruction inutile et imminente par leur coach ou manager qui, pour leur épargner l'humiliation d'un KO, jette au centre du ring la fameuse éponge synthétique qui sert à hydrater les visages, adoucir les tuméfactions. Dès lors, le match est arrêté. Simple geste symbolique qui équivaut au drapeau blanc hissé sur le mâchicoulis ou aux mains levées en l'air et qui signalent une reddition sans condition. Métaphores visuelles donc et précisément dans ces cas.
Quand vous en avez assez de toutes les violences qui vous sont faites, des inutiles tourments que vous vous imposez pour convaincre de plus nuls que vous, de plus bêtes que des cochons, de plus paresseux que des loirs, alors vous êtes tenté de jeter l'éponge, de démissionner, de vous enfuir en hurlant.
Au secours !

Publié dans métaphore

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Comme une armée de Mexicains

Publié le par Jacques Michaud

Petite sensation colonialiste ou impérialiste derrière cette expression qui sent son Napoléon III à pleines moustaches ! mais nous rendons compte de réalités linguistiques.
Dans une organisation quelle qu'elle soit, quand tout le monde décide, quand tout le monde est chef, on a affaire à une armée de Mexicains. Et c'est un bordel monstre. J'aime personnellement le bordel mais à distance, chez les autres ou chez moi quand c'est mon bordel à moi.

Pour rire :

Pour rêver, cet autre Mexicain que j'ai eu le plaisir de voir et entendre en concert même avec un son pourri :

Découvrez Carlos Santana!

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Brûler un cierge

Publié le par Jacques Michaud

Quand on engage un projet difficile ou qu'on essaie de rattraper une situation compromise, bien souvent, il arrive qu'on doive s'en remettre partiellement à la chance pour réussir. Sachant cela, on peut dire qu'on va allumer ou brûler un cierge, c'est-à-dire qu'on admet qu'on s'en remet au hasard comme certains croyants s'en remettent à leur Dieu en allumant un cierge ou une luciole dans l'église la plus proche.
Parfois on dit qu'on croise les doigts, signe symbolique qui signifie qu'on veut conjurer le sort..

Juste pour rire :
http://fr.youtube.com/watch?v=bQCU_dk75eA

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En avoir gros sur la patate

Publié le par Jacques Michaud

Des fois, les petites histoires, les pseudo-conflits, les fâcheries et vexations, eh ben il n'y a pas de quoi en faire un fromage...ils se résolvent d'un petit coup d'essuie-tout, d'un passage entre les draps, d'un peu d'intelligence (mais c'est plus rare), parfois tout simplement en deux coups de cuiller à pot. Chhhhtak !
Et puis il y a les oppositions qui ne peuvent se résoudre aussi rapidement et qui laissent comme une chape de plomb sur la tête, avec parfois un gros et vain et inutile sentiment d'injustice, de mal-être. Alors là, on en a gros sur la patate. Gros, c'est à dire on ne sait trop quoi mais en grande quantité ! sur une patate qui n'est autre que notre tête (la vôtre ?) quand elle est dans un état magmateux (pas la vôtre évidemment...)
Allez, bonne année quand même. Et surtout la santé !

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Avoir les pattes plus raides que la queue

Publié le par Jacques Michaud

Sans blague ! Voilà une expression que mon copain R. utilise avec délectation. Quand il a bien marché, bien skié, quand il est bien fatigué, et que donc il a mal aux pattes, il aime à galéjer avec ce qui lui est bien sûr un souci majeur. La bandaison papa, ça ne se commande pas. Bien sûr la délectation ne réside que dans le bon mot car pour la queue, hors la pilule bleue point de salut, apparemment.Est-ce donc si irrémédaible ?
Merdre !

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Dur comme chicotin

Publié le par Jacques Michaud

La métaphore populaire est parfois approximative : entendue... bien ou mal comprendue, digérée, mal ou bien, car avalée avec les noyaux, elle est réinjectée dans le langage en subissant parfois quelques déformations de plus ou moins bon aloi. C'est ainsi que notre propre langue s'est formée à partir de déformations populaires ou savantes ou pseudo-savantes et pourquoi pas pseudo-populaires du latin de cuisine.
J'ai récemment entendu, au cours d'un dîner qui n'était pas mondain, vous l'imaginez, l'expression "dur comme chicotin", sans doute issue du parler régional ligérien entre Beauce et Sologne à mi-chemin de Blois et Orléans, encore qu'elle se fût quelque peu et momentanément exportée dans les Alpes enneigées, le temps d'un réveillon. Bref, le truc qu'on bouffait était dur...dur semble-t-il, comme chicotin. Or comme je ne suis pas né de la dernière pluie, n'étant pas bien sûr un perdreau de l'année, je me fus allant convoquer mon meilleur dictionnaire. Mon ami Bob m'alla disant que le chicotin existait et qu'il était un suc amer extrait de l'aloès. L'expression idoine eût dû s'appliquer non dans un contexte de dureté mais dans celui de l'amertume : amer comme chicotin. Or, amer je le suis. J'ai récemment pu constater combien la nature humaine pour riche qu'elle soit d'un côté est pauvre de l'autre.
En tout cas, miracle, j'ai compris que ce que je bouffais était dur, dur comme chicotin, ce qui veut dire, je le sais, particulièrement dur !

Publié dans métaphore

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