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Garder un mauvais goût dans la bouche

Publié le par Jacques Michaud

Astringent, aigre, doux, aigre-doux, sucré, acide ou acidulé, âcre, fruité, amer...Les goûts se métaphorisent aussi puisqu'on peut parler d'un ton aigre, acide, aigre-doux, etc.
Garder un mauvais goût dans la bouche, comme si on avait avalé quelque chose de désagréable, c'est garder un mauvais souvenir avec une notion d'indéfinissable, de flou. On dit parfois : "cette histoire m'a laissé un goût amer".
Avoir la gueule de bois peut être double-métaphoriquement (allons-y ! (vous connaissez mon goût (immodéré)) pour la double triple, quadruple ! (point d'exclamation) parenthèse )))uniquement quand c'est moi qui l'utilise...))))C'est moi le chef !)))))
Et quintuple !
Tout ça n'a pas de sens, c'est comme un béret. Mais
ça m'éclate !
En fait, pour ne pas garder un mauvais goût dans la bouche, il vaut mieux avaler, non ?

Publié dans métaphore

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Etre comme un mort de faim

Publié le par Jacques Michaud

Comparaison utilisée dans le sport ou dans les affaires ou encore dans tout autre domaine où il convient de mettre en relief l'appétit de vaincre, de dézinguer, de bouffer l'autre, d'être le meilleur. Evidemment, cela s'explique : un affamé (mort de faim est pris dans son sens métaphorique puisque la première qualité du mort de faim c'est justement de n'être pas mort...Vous me suivez ?) n'a d'autre ambition que d'assouvir sa faim. CQFD.
J'ai regardé d'un oeil distrait (ouais, réellement car j'ai raté tous les deux buts) hier soir les Barcelonais foutre la peignée (la branlée) aux Angliches. Merde alors, les Angliches doivent être trop bien nourris. Au Barça, en revanche, ils sont morts de faim. Ils vont pouvoir s'acheter des tonnes de cacahuètes, eux. Ils en veulent tellement que rien ne leur résiste ( ce que je dis ici est d'une navrante* platitude, ça clichouille dur, certes, et j'en suis conscient. Ca prouve que la génialitude (pour les gens de gauche) ou la génialance (pour les gens de drouate, salut Raff') n'est pas constante chez moi. Ne m'en veuillez pas ! Mais dans deux mois, vous allez voir ce que vous allez voir....

Publié dans comparaison

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Avoir les yeux en capote de fiacre

Publié le par Jacques Michaud

Celle-là, on en est sûr, elle ne date pas d'hier. Merci à Djipi, ressource occasionnelle inspirée. C'est vrai qu'on était trois, à midi, devant un café, à regarder nos gueules de plus ou moins trois pieds de long, nos airs décavés* de joueurs n'ayant pas joué, légèrement désespérés par d'incroyables légèretés d'un reître** qui nous avait taclé, comme ça, un autre jour, un jour de retranchement, un jour non inspiré. Comme un lendemain de cuite, sans la cuite. Devant le vide vertigineux des insignifiantes réponses à de terribles injonctions. Codé mon message ? Pas tant que ça ! Vous voyez bien qu'on était un peu à ramasser à la petite cuiller, avec un mauvais goût dans la bouche...Alors les raisons importent peu.
Alors, nos paupières gonflées faisaient bien sûr penser à cette sorte de casquette que dessine la capote d'un fiacre au-dessus de la tête de son cocher ou quelque chose comme ça et n'allez pas me chercher des noises, parce que j'écris ce que je veux.


* et ** Allez, j'aime bien faire le kéké et montrer ma science...
décavé : qui a tout perdu, qui est ruiné
reïtre : soudard, "guerrier brutal" comme dit Petit Bob
 

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Se regarder le nombril

Publié le par Jacques Michaud

C'est vrai que c'est plus facile que de se regarder le trou du cul. Egotique, égocentrique, égocentriste, égoïste, je m'en vas cette semaine me glorifier de mon 100 000è visiteur, de mes 300 000 pages vues, de mes 120 à 250 visiteurs quotidiens pour mes 764 articles publiés et 1500 expressions citées par association,de mes 32 abonnés fidèles. Je vous aime : surtout que dans les 32, il y a moi, moi, moi ! Je me vous aime très fort.
Depuis des mois, les expressions les plus visitées sont : se battre contre les moulins, les fleurs à cocus, n'avoir que la bite et le couteau. Autant dire que mes lecteurs sont majoritairement portés sur les chèques.
Qui se ressemble s'assemble !

Le commentaire de Michelle D. (solognote) :
  • "en bonne solognote, ma mère me disait aussi pour me tirer d'une contemplation narcissique :"tu ne vas pas rester là à regarder si ton ventre fait des plis". Pas mal,  non ? quelques explications pour "la moumoute de travers". Dans mon jargon cela veut dire "être décoiffé un tantinet". Point de sous entendu grivois dans cette belle expression qui je le conçois peut prêter à interprétations multiples. Il va de soi que ma contribution à ce site n'a pour objectif que l'élévation de son niveau culturel et intellectuel. Je félicite de tout coeur le créateur de ce lieu magique! "

Publié dans métaphore

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Courir le guilledou

Publié le par Jacques Michaud

Un article du Nouvel Observateur (supplément télévision), signé Maryvonne Ollivry, s'intéresse à une étude de Pamela Druckerman "L'Art d'être infidèle", Editions Saint-Simon, 2009. Tromper son conjoint, comme tous les "interdits" provoque ou convoque un langage métaphorique, censé adoucir la dureté de la situation décrite. L'article est intitulé "La femme d'à côté", comme le film de Truffaut...
"Les Japonais prennent la tangente, les suédois tournent à gauche, les Anglais vont jouer sur un autre terrain, les Français vont voir ailleurs (...) les Chinois mènent deux barques en même temps, les Israéliens mangent à la table d'à côté, tandis que les Indonésiens, heureux poètes, vivent une selingkuh, c'est-à dire (...) une parenthèse enchantée".

Publié dans métaphore

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(me) Brouter le pistil

Publié le par Jacques Michaud

Tu me broutes le pistil pour tu m'ennuies, tu me fais chier, tu me pompes, tu me les brises, etc. : l'expression  devrait être exclusivement utilisée par la gente féminine puisque le pistil n'est autre que l'organe femelle des plantes à fleurs. De manière très édulcorée, c'est une manière de dire "tu me suces la chatte et ça m'agace !" (ah, le gazon maudit !). Fort heureusement j'entends aujourd'hui (rarement toutefois) des femmes dire : ça me pète les couilles ! Je me sens donc autorisé comme élément mâle à peu près assuré à dire : tu me broutes le pistil, connard !
Et ce soir pas mal de choses me pèlent les couilles
.

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Un mariage de singes

Publié le par Jacques Michaud

"Quand il y a de la pluie et du soleil en même temps, on dit que c'est un mariage de singes" dit Ruth (toute jeune fille) à Will (tout jeune garçon) au détour du roman du sud-africain George Hagen : La Famille Lament (10/18 domaine étranger). Je ne connais pas d'équivalent en français de cette jolie expression. Et vous ?

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Arroser où c'est déjà mouillé

Publié le par Jacques Michaud

Récemment, lors d'un séminaire professionnel, j'ai pu entendre de la bouche d'un courbé* déjà oublié cette expression qui signifie : enfoncer des portes ouvertes (c'est bien d'expliquer une métaphore par une autre métaphore, ça ressemble à un jeu de piste). Mon expérience m'a montré que les séminaristes, je veux dire les conférenciers pour séminaristes, s'expriment assez fréquemment de manière métaphorique. Deux explications : soit ils veulent se faire bien voir et donc humoriser* pour s'attirer les bonnes grâces des auditeurs (ce qui dans le cas vécu n'était pas gagné, quelle bande de nazes ! comme dirait une copine nasillante), soit... j'ai oublié le deuxièmement !
Et en l'occurrence ça n'a aucune importance.
Bref, arroser où c'est mouillé c'est faire un truisme (mot pas cochon du tout).
*courbé : Dictionnaire Petit michaud, édition 2012 - néologisme qui désigne quelqu'un de bien intégré au système, qui croit à ce qu'il dit, qui croit à ce qu'il fait parce que c'est bon pour la société dans laquelle on vit, lui et nous et moi. Que la société, lui, le courbé, il la connaît !
*humoriser : Dictionnaire Petit michaud, édition 2012 - néologisme. Dire des choses qu'on a l'air de pas y toucher mais que c'est drôle.
L'autre jour, à propos de dictionnaire Petit michaud, Zulunation m'a taclé car je croyais avoir inventé un mot, enfin, dans son sens transitif, que lui le zélé zoulou il a pas laissé passer parce que le verbe transitif existe et Zulunation m'a rappelé que c'est pas la peinde de faire le kéké que lui il fait gaffe à toutes les conneries que je dis. Merci Zoulou. Tu es mon ami !

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Etre en chien

Publié le par Jacques Michaud

Merci à Ben qui m'a signalé cette expression de bizarre formulation. Le Dictionnaire de la Zone (que je vous recommande) la commente commente ainsi :

"en chien
expression. Abandonné, laissé pour compte : « Un nouveau son qu'Abdoulaï passe en exclu, c'est pour les mecs en chien les exclus » Doc Gynéco / Oyé sapapaya (Le calibre qu'il te faut - 1996) Extrait audio. Syn. en rade. "

http://www.dictionnairedelazone.fr/index.php?index=expression&let=c&page=definition&terme=en_chien

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S'en soucier comme de Colin-Tampon

Publié le par Jacques Michaud

Il est des expressions comme celle-ci qui n'ont même pas besoin d'être expliquées tant le sens en est évident. S'en soucier, ou s'en moquer comme de Colin-Tampon est donc équivalent à s'en soucier comme d'une guigne ou s'en soucier comme de l'an 40. En revanche, et une fois n'est pas coutume, je vais jouer les magistères et vous livrer l'explication de ce fameux Colin-Tampon. Vous imaginez bien que je me suis tartiné quelques pages web qui, miracle, ont à peu près les mêmes options : sur le net, on se copie tous plus ou moins (mais moi je cite mes sources quand j'en ai...). Colin est donc un diminutif de Nicolas. Autrefois, on y associait une notion de nigauderie, paraît-il...Le tampon quant à lui désignait paraît-il un tambour (celui de la garde Suisse). Comme ce tambour servait parfois de "sonnerie" pour avertir de quelque chose, il arrivait qu'on n'y prêtat pas attention, tout comme quand on vous appelle à table et que vous avez mieux à faire : vous n'en avez cure. Vous vous en souciez donc comme de Colin-Tampon

Citons quelques commentaires à propos de cette expression qui figurent sur le site :

http://jclat.typepad.com/think/2005/02/colintampon.html


"Colin-Tampon désigne l'ancienne batterie de tambour des Suisses au service de la France, qui s'illustra pendant la bataille de Marignan (1515). Colin diminutif de Nicolas, signifie en langage paysan le nigaud et tampon représente le tambour."

"Colin-tampon remonte à l'époque où l'on transmettait les ordres (rassemblement ! A la soupe ! extinction des feux !) dans les casernements, avec des batteries de tambour bien codifiées. "Colin tampon" est l'onomatopée censée reproduire le bruit du tambour des mercenaires suisses au service de la France, plus gros que celui des troupes régulières. De ce fait, il rendait un son plus sourd et moins "sec" que le "rantanplan !" des gardes françaises, qui le laissaient donc retentir et donner ses ordres dans la plus parfaite indifférence.

A consulter éventuellement
http://www.expressio.fr/expressions/s-en-moquer-comme-de-colin-tampon.php
http://www.metronimo.com/fr/argot-musical/207.htm

Publié dans métaphore

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