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Coûter un bras

Publié le par Jacques Michaud

Ca coûte un bras ; Cette expression est très à la mode aujourd'hui et supplante largement les équivalents : ça coûte la peau du cul/la peau des fesses; ça coûte les yeux de la tête, autres expressions qui mettent en balance le coût et un des éléments corporels auxquels on est censé tenir le plus.

On trouve aussi coûter la peau du dos voire coûter une couille (http://fr.wiktionary.org/wiki/co%C3%BBter_un_bras)

Pour l'excellent site expressio.fr : "Cette expression nous vient d'Amérique du Nord.

Nos cousins Canadiens francophones l'utilisent en y ajoutant éventuellement "et la moitié de l'autre". Quant aux anglophones des deux grands pays de ce continent, ils disent "coûter un bras et une jambe" (to cost an arm and a leg) d'où serait issue la version en français.

Il n'y a malheureusement aucune certitude quant à l'origine de cette expression anglaise, popularisée au début du XXe siècle.
Certains supposent qu'elle découle de la locution antérieure "to give one's right arm for something" prononcé par quelqu'un qui, pour affirmer son fort intérêt pour quelque chose, dirait qu'il serait prêt à donner son bras droit en éc
hange."

Pour ce dernier cas cité, on est bien sûr plus proche de notre expression 'en donner sa tête à couper".

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Etre soupe-au-lait

Publié le par Jacques Michaud

On connaît la célérité du lait à monter, monter vers le haut de la marmite dès qu'il bout, pour mieux déborder ensuite et laisser de vilaines traces sur la gazinière. Il en va de même des hommes qui bouent intérieurement puis s'emportent trop facilement : on dit qu'ils sont sont soupe-au-lait. Ca ne leur arrive pas qu'une fois en passant, justement, car ils sont susceptibles et un rien les fait bouillir. Voilà des gens qu'il vaut mieux surveiller comme le lait sur le feu pour éviter des colères le plus souvent inutiles. Car quand tout est grave, rien n'est grave.

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Les faiseuses d'anges

Publié le par Jacques Michaud

Les faiseuses d'anges

Halte-là! Vous l'entendez monter la rumeur en Europe visant à revenir sur le droit des femmes A l'IVG? La catholique Espagne est en train de remonter le temps mais pas pour le meilleur. Cela peut permettre de faire oublier les courbes du chômage. En France, les mouvements nés à l'occasion du projet de loi sur le mariage pour tous se cherchent un nouveau cheval de bataille. Faut-il rappeler ce qu'il se passait avant la Loi Veil? Alors, avant, oui, il existait une secrète corporation de femmes plus ou moins habiles chargées de " faire passer " dans la clandestinité les foetus par des moyens divers qui se symbolisent dans l'image de la fameuse aiguille à tricoter farfouillant les chairs.. Seules les femmes les plus fortunées pouvaient alors se permettre d'aller à l'étranger se faire avorter, moyennant finances, dans un hôpital de pays plus libéral. Oui, le libéralisme a parfois des vertus.

Faisons comme si les idées boutinesques constituaient un risque fatal..Luttons pour que les jeunes femmes d'aujourd'hui n'aient pas à fréquenter les faiseuses d'anges .Les anges, c'étaient ces bébés en devenir qui ne verraient jamais le jour mais les anges devenus c'étaient parfois les femmes qui en mouraient.. Septicémie.

Vivre.

Libre.

Déjà en 1908, le périodique anarchiste « La Guerre Sociale », que rejoindra Couté en 1910, réclamait le droit à la généralisation des moyens contraceptifs et à l’avortement.

Un journal "contre".

LA GUERRE SOCIALE

La période héroïque : 1906-1911.

« Gros scandale dans la région ouvrière du Nord ! On a découvert à Tourcoing une demi-douzaine de faiseuses d’anges qui n’y allaient pas de main morte. L’une d’elles qui opère depuis quarante-cinq ans à raison de deux ou trois opérations par semaine aurait plusieurs milliers d’anges sur la conscience. S’il y en avait comme cela quelques douzaines dans la région, on s’explique que la population de Tourcoing ait diminué dans des proportions qui doivent paraître effrayantes à M.Piot. »

Lire la suite…

Sur le thème de la maternité non désirée, écouter le touchant poème de Gaston Couté, dit par Bernard Meulien : Les P'tits chats

Et pour suivre l'actualité de ce jour :

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140120.OBS3086/ivg-de-boutin-a-borloo-qui-pense-quoi-a-droite.html?xtor=RSS-17#xtor=EREC-210-[WM]-20140121

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Passer dans la rotte au pain bénit

Publié le par Jacques Michaud

Merci à Michèle A. qui m'a fourni cette jolie expression issue des confins entre Sologne, Touraine et Berry, vers Noyers-sur-Cher dont par ailleurs les vins gagnent à être connus.

De fait, cette expression est équivalente à deux autres expressions répertoriées dans Linguapop :

Passer dans le trou de la galette

Passer dans le trou du dimanche.

Ces trois expressions désignent ce que les médecins appellent eux, une fausse-route alimentaire : "Accident dû à l'inhalation dans les voies aériennes de liquide ou de particules alimentaires normalement destinés à l'œsophage." (selon Larousse Médical).

Alors, qu'est-ce qu'une rotte ?

Selon Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Rotte_(sentier)...

"Une rotte (ou rote), de l'ancien français rote, souvent employé au pluriel, est un petit sentier tracé par le passage répété des animaux sauvages ou des troupeaux, notamment sur les pentes des coteaux ou des alpages.

Ce mot est issu du latin rupta « rompu, éboulé » car les rottes sont une « rupture » dans la pente escarpée. Le latin rupta a également donné le terme « route »

En Vendômois, l'expression « (ne) balayer (que) la rotte au chat » est volontiers employée pour désigner un balayage rapide du milieu d'une pièce, sans fignoler sous les meubles ni dans les recoins."

Gageons mais ce n'est qu'hypothèse, que le pain bénit renvoie à l'absorption de l'ostie (communion chez les catholiques), c'est-à-dire un mets qui s'avale le plus souvent le dimanche lors de la messe, avec componction pour ce moment exceptionnel pour les fervents. Petite contiguïté avec le trou du dimanche ?

A propos de route, encore ; spéciale dédicace à quelqu'un qui se reconnaîtra :

Ils étaient un peu grassouillets, non ?

Et ça ? trop bon !

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