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En zip zip

Publié le par Jacques Michaud

En zip zip

J'ai entendu récemment cette expression, d'ailleurs peut-être inventée par celui qui l'a dite (JFC)... Mais la langue s'invente chaque jour, n 'est-il pas ? Faire les choses en zip zip, c'est les faire à toute vitesse, comme une flèche et peut-être en zig-zag, non. Cela donne une impression de rapidité alliée toutefois à une espèce d'inefficacité. On ne peut s'empêcher de penser au coyote du dessin animé qui lui, fait, Beep-beep...

Chez moi, en Sologne, on aurait dit "un fends l'air" (celui qui fait du vent). Autre terme solognot pour désigner celui qui fait des actions en zip-zip : un vezon (qu'on prononce veuzon ou vézon). Ce nom a donné le verbe "vezonner" qui signifie aller dans tous les sens sans grande efficacité...

Publié dans métaphore

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Mettre des bâtons dans les roues

Publié le par Jacques Michaud

Mettre des bâtons dans les roues

Vieille expression puisqu'il y a belle lurette que les roues n'ont plus de rayons de bois, genre roue de charrette, roue de brouette, tout juste reste-t-il des rayons aux bicyclettes. Mais un bâton dans les roues, attention, soit ça l'arrête la roue, soit la roue pète. Et quand la roue pète, il n'est pas rare qu'on se retrouve avec une couille dans le bitos.

Publié dans métaphore

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Etre assis sur une pelote d'épingles

Publié le par Jacques Michaud

Etre assis sur une pelote d'épingles

Vous voyez bien parfois que certaines personnes ne peuvent rester assises très longtemps. Soit elles s'emmerdent, soit elles ont des hémorroïdes, soit elles ont le coccyx brage, soit elles ne sont bien nulle part, bref elles tortillent du cul  -même pas pour chier droit- comme si elles étaient assises sur une pelote d'épingles et elles n'ont de cesse que de se mettre debout, de marcher de long en large, de vous foutre un gros tournis. Ce sont des personnes impossibles parce qu'elles vous donnent l'impression qu'elles ne sont pas bien avec vous ou à la limite, pas bien avec elles-mêmes. En tout cas, on aurait envie de les attacher, elles qui ne sont pas attachantes...

Publié dans métaphore

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Etre comme l'enfant qui vient de naître

Publié le par Jacques Michaud

Etre comme l'enfant qui vient de naître

Dans d'aucuns cas, on s'accordera à dire qu'être comme l'enfant qui vient de naître, c'est être à poil, sans aucun vêtement donc. Si on double la métaphore, être à poil, c'est avoir tout perdu, et notamment sa fortune, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Egalement, être comme l'enfant qui vient de naître, c'est être dans un état de grande naïveté qui pourrait confiner à la crédulité ou mener en droite ligne à la pure connerie, c'est selon...

Publié dans comparaison

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S'en taper comme de l'an 40

Publié le par Jacques Michaud

S'en taper comme de l'an 40

Phrase qu'aurait dite le facteur révolutionnaire de la ligue, elle aussi révolutionnaire et un tantinet communiste, à propos du dépaxage de Cécilia et Sarkozo (sans déconner j'ai carrément oublié le nom du révolutionnaire facteur).
De quel an 40 s'agit-il ? Je ne le sais pas et je m'en tape (formule elliptique bien sûr). Plus trivialement on peut dire : je m'en fous ou j'en ai rien à foutre, je m'en branle, j'en ai rien à battre, je m'en tape le coquillard; bref, j'en ai rien à secouer (ce qui est légèrement contradictoire avec le fait de s'en branler, mais la langue a ses à-peu-près).

Publié dans métaphore

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Pisser autour de son jardin

Publié le par Jacques Michaud

Pisser aux quatre coins de son atelier

C'est bien l'expression que j'ai entendue. Pure invention d'un moment qui montre à quel point une langue peut être créative quand elle s'invente en direct. Celle qui l'énonçait se moquait du -masculin- sentiment de possession qui anime le contremaître de cet atelier, jaloux de ses prérogatives et de son empire sur ce lieu dont il a la garde. Peut-être aurait-on pu dire "grogner aux quatre coins de son atelier", comme un chien qui monte la garde, mais on y aurait perdu l'adorable moquerie dirigée vers l'homme...
Quant à moi, comme mes fils d'ailleurs*, j'aime pisser dans mon jardin et je suis sûr qu'il y a là une véritable animalité qui s'exprime (outre l'aspect purement pratique). 
Le plus drôle, c'est quand le chien vient pisser par-dessus vos miasmes et que ça vous irrite. Et que vous revenez faire une goutte... Vous connaissez ça ?

* Ce qui fait tout de même bien rigoler ma fille et ma femme qui ne partagent pas ces joies-là...

Publié dans métaphore

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En voir 36 chandelles

Publié le par Jacques Michaud

En voir 36 chandelles

Dans les bandes dessinées des années 50 et 60, quand un personnage prenait un coup (de gourdin) sur la tête, le fait qu'il soit étourdi, estourbi, groggy était parfois rendu par des bougies dessinées en auréole autour de sa tête. 
Tex Avery, l'inventif, utilisait aussi des sons : le coucou notamment. Un régal !

Peut-être y a-t-il un rapport de cause à effet avec l'expression : se faire allumer ! C'est-à-dire prendre des coups physiques ou prendre des coups verbaux. Quand on se fait allumer, on finit par en voir 36 chandelles.

N.B. Dans les années 50, 36 chandelles était aussi le titre d'une émission de chansons animée par Jean Nohain. Mortel !

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Eh, ton père, il est pas vitrier !

Publié le par Jacques Michaud

Eh, ton père, il est pas vitrier !

Oui, oui, on peut bien dire que cette expression fonctionne sur un plan métaphorique puisqu'elle veut dire : "Pousse-toi, tu gênes ma vision !". L'expression est pleine d'humour, voire parfaitement décalée.
Elle s'applique spécialement dans les cas où Monsieur regarde un match de rugby à la TV et où Madame passe sans arrêt devant lui pour vaquer aux tâches ménagères...
(Vous vous doutez bien que j'ai choisi cet exemple par pure provocation...)

Cette construction qui intègre le lien familial a d'autres applications, notamment pour se moquer, voire pour insulter.
Et ta mère, elle chausse du deux ? Expression juste destinée à détourner une idée, une conversation. Une manière de clore un débat par une sorte de fuite... Les insultes intégrant le nom de la mère sont légion et à l'extrémité de ce système, on trouve l'expression totalement elliptique :
Ta mère !

Enfin, la soeur, seconde émanation de la mère (la soeur), donne lieu à des expressions également moqueuses ou insultantes :

Et ta soeur, elle bat le beurre ? On notera la rime interne. Tournure elliptique : "et ta soeur !"
Et ta soeur, elle pisse bleu ? 
Quand j'étais enfant, on m'avait dit de répondre : "Bien sûr, tu as quelque chose à teindre ?"


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Chercher le mouton à 5 pattes

Publié le par Jacques Michaud

Chercher le mouton à cinq pattes

Evidemment, chercher le mouton à cinq pattes, c'est chercher l'introuvable, donc l'impossible.
 Les perfectionnistes sont des chercheurs de moutons à cinq pattes. Jamais contents. Mais c'est valable aussi pour ceux qui attendent des autres ou de la vie plus qu'ils ne peuvent en obtenir.

Le meilleur moyen de trouver un mouton à cinq pattes reste donc de compter les moutons avant de s'endormir. Si vous tenez suffisamment longtemps avant que le marchand de sable ne soit passé vous avez une chance statistique de voir le mouton à 5 pattes dès lors que vous en serez arrivé du côté de treize millions et des poussières. Eh oui, c'est la probabilité par exemple de gagner au loto...

Publié dans métaphore

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Etre brut de décoffrage

Publié le par Jacques Michaud

Etre brut de décoffrage

Merci à Michel T. pour cette magnifique illustration d'une métaphore d'essence populaire. Populaire parce qu'elle s'appuie sur un métier de fils du peuple (1) : le métier de maçon (qui nous avait déjà donné, rappelez-vous, la fameuse expression "coincer la bulle")(2). Métaphorique en ce qu'elle évoque l'aspect d'un ciment ou d'un béton qu'on a banché et qui, dès qu'on retire les banches, en garde les aspérités, les marbrures, les veinules (poil au...!). Alors, appliquée à l'homme (ou plus rarement la femme...je sais, je fayote), cette expression montre un certain taux de rusticité, de mal aouindure, voir de sottitude. Brèfle (comme dirait Béru), être brut de décoffrage, c'est ne pas être fin.

(1) A propos de fils du peuple, je pense immanquablement à l'expression fils de con que certains ont fait évoluer corollairement à l'évolution d'une certaine société en père de con
(2) Pour les feignants qui constituent une bonne proportion des lecteurs internautes et ne vont donc pas fouiller dans les archives (et n'amélioreront donc pas mes statistiques); coincer la bulle, c'est se trouver en parfaite position horizontale, comme en atteste un niveau à bulle de maçon, ce qui métaphorise une position allongée d'éventuelle sieste, voire de profonde dormitude.

Publié dans métaphore

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