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Mettre son grain de sel

Publié le par Jacques Michaud

Mettre son grain de sel

Dans le meilleur des cas, c'est donner son opinion, conseiller, dire ce qu'on aurait fait si on nous avait demandé notre avis. Mais mettre son grain de ciel induit toujours une nature interventionniste de l'opinion, même minime. Dans le pire des cas, c'est fourrer son nez dans les affaires des autres, être un trop-se-mêle, voire un fouille-merde quand c'est  pas un fout-la-merde. 
Occupe-toi de tes oignons ou occupe-toi de tes fesses peut-on rétorquer à celui qui met son grain de sel partout. On t'a pas sonné et ta soeur, elle pisse bleu. Ben oui que répond l'autre qui n'a pas sa langue dans sa poche, t'as quelque chose à teindre ?
Moi, ma soeur, elle bat le beurre.

Publié dans métaphore

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Ca me la fait pas grossir

Publié le par Jacques Michaud

Ca me la fait pas grossir

Réflexion métaphorique masculine déjà ancienne. Le complément d'objet direct "la" désigne évidemment la version (ici au féminin) du pénis (la zigounette, la quéquette ou plus prosaïquement, la bite). Attention, ce n'est pas en rapport avec tous ces spams que vous recevez et qui vous proposent "to enlarge your penis"; il ne s'agit nullement de se roccosifrédiser. L'équivalent est bien : ça me fait pas bander, ça m'excite pas; donc ça me fait plutôt chier.

Je rappelle à ceux qui ne l'auraient pas compris que seuls les faits de langue nous intéressent et qu'il n'y a pas de jugement sur le degré de vulgarité. Il faut toujours laisser l'effet s'faire...

Publié dans métaphore

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Veiller un mort

Publié le par Jacques Michaud

Veiller un mort

Ce matin, j'arrive en réunion. Tous mes collègues étaient là autour de la table dans la pénombre parce qu'ils avaient eu la flemme de lever les rideaux des fenêtres (ah, les feignasses !). On aurait dit une réunion de la Camorra. Je leur ai demandé s'ils veillaient un mort, c'est ce qu'on dit quand une pièce est sombre. Fiat lux ! J'ai ouvri les rideaux et leurs beaux visages se sont doucement éclairés...

Publié dans métaphore

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Rembourré avec des noyaux de pêche

Publié le par Jacques Michaud

Rembourré avec des noyaux de pêche

Métaphore ou comparaison ?  j'avoue que j'hésite. Plutôt comparaison elliptique "(comme si c'était) rembourré avec des noyaux de pêche."
On a toujours dit que les bagnoles de chez Volkswagen étaient rembourrées avec des noyaux de pêche, c'est-à-dire sans grande suspension, avec pour parangon la "Golf". Alors que les Citroën, ça plane, c'est suspendu. Tenez, je me rappelle la DS, c'était à gerber tant c'était confortable.

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S'ennuyer comme un rat mort

Publié le par Jacques Michaud

S'ennuyer comme un rat mort / S'emmerder comme un rat mort

On utilise tellement la métaphore en langage courant qu'on ne s'aperçoit même plus à quel point ce langage courant utilise la poétique (1). Se comparer à un rat, encore mieux à un rat décédé, mais comment peut-on ne pas "imaginer" le caractère hilarant de cette comparaison ? Quand on essaie de revenir à la construction d'une métaphore, on peut se marrer grave. Par exemple, vous dites : je me fais chier... ou je m'emmerde...Revenez à un sens de premier degré, ne trouvez-vous pas cela étonnant ?

(1) Je parle de la poétique au sens linguistique, c'est-à-dire indépendamment de ce que chacun peut attribuer à la poésie en tant qu'art littéraire. Bien sûr, pour d'aucuns, l'expression s'ennuyer comme un rat mort ne peut avoir de vertu poétique, car elle porte en elle une apparence triviale qui semble l'éloigner de toute poésie. Mais la poésie est transgression et elle s'accommode même des apparences triviales...

L'huître

L'huître, de la grosseuir d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halo.
A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en-dessus s'affairent sur les cieux d'en dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.

Francis Ponge, Le Parti pris des choses, NRF Poésie / Gallimard

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Ouvrir la boîte à coucou

Publié le par Jacques Michaud

Ouvrir la boîte à coucou

Si je me souviens bien, la boîte à coucou a été inventée par l'équipe des Guignols de Canal+ pour se moquer d'un chanteur  belgo-helvéto-franco-sarkozo-monégasque : Johnny Holiday. Aujourd'hui, certains désignent par boîte à coucou leur boîte "e-mail". On ouvre sa boîte à coucou le matin pour lire ses courriels. Malin, non ?

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Jouer de la clarinette baveuse

Publié le par Jacques Michaud

Jouer de la clarinette baveuse

Ce Franck W., il aime bien nous en jouer un air de temps à autre. Alors, comme cela, la clarinette serait une métaphore du sexe masculin. Pour les éléments muqueux, je laisse libre cours à votre imagination. Y aurait-il un instrument de musique baveux susceptible de représenter le sexe féminin ? Chers lecteurs silencieux je laisse cela à votre sagacité.

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Fermer son clapet

Publié le par Jacques Michaud

Fermer son clapet

Se taire, écraser, fermer sa gueule.

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Like a rolling stone

Publié le par Jacques Michaud

Like a rolling stone

J'étais samedi soir au Stade de France avec les Rolling Stones pour me payer une tranche de mythe. Il est vrai pourtant que when I was a young boy j'étais plus porté sur les Beatles, mais les pierres roulent au fond des fleuves, et viennent les longues nuits et sonnent les longues heures, les jours s'en vont, et des meurtres se commettent au coin de Central Park, des cancers emportent des musiciens while my guitar gently weeps et seuls les survivants jouent encore. Burinés, ravinés, piratesques, ils bougent encore ensemble, eux, à l'image du ludion Mick Jagger. 
Les absents ont toujours tort. Salut John et George ! il nous reste tout de même beaucoup de vous. Like a Rolling Stone de  Bob Dylan
 a-t-il précédé, suivi la constitution des Stones ? M'en fous en fait !
Pierre qui roule n'amasse pas mousse. La pierre qui roule métaphorise l'impuissance devant les événements qui broient, le temps qui avance, la vie qui tue. Poil au cul !

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Se vomir en bout de piste

Publié le par Jacques Michaud

Se vomir en bout de piste

Il ne s'agit pas ici vraiment de tirer au renard, comme disait mon Solognot de père ou de faire une peau de renard comme on dit aujourd'hui pour désigner le fait de dégobiller (pop.). Non, se vomir en bout de piste, c'est se vautrer, se planter, se casser la gueule, rater son objectif...mais tout près du but.

Publié dans métaphore

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