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Etre ficelle

Publié le par Jacques Michaud

Etre ficelle 

Notre ami Michel T. nous rappelle cette expression amusante dont on ne connaît pas l'origine, mais dont on connaît le sens. Et c'est bien là le principal. Etre ficelle, c'est être rusé, roué, roublard avec, il me semble, une certaine dose de sympathie ou d'humour goguenard. Voilà une expression pleine de finesse, qui dit des choses très précise avec une grande économie de moyens. Mais attention, car parfois, même les plus fins personnages utilisent des ficelles un peu grosses pour l'emporter.
Connaître toutes les ficelles, c'est évidemment, avoir une grande connaissance d'un domaine, y compris dans les aspects les plus minimes.
Un projet bien ficelé est un projet bien préparé. 

Tout cela me fait penser qu'une ficelle est un pain, plus fin que la baguette, qu'on trouve de moins en moins. Voyez plutôt en colonne de gauche un ensemble de métaphores en rapport avec le pain.

Publié dans métaphore

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N'avoir que le train qui ne vous est pas passé dessus

Publié le par Jacques Michaud

Il n'y a que le train qui ne lui est pas passé dessus

On peut avoir une variante avec le métro, l'autobus, enfin tout ce qui ferait de l'amour un piège mortel. Vieille expression machiste, masculine en tout cas, mais volontiers reprise par des copines un peu salopes. Certaines femmes (beaucoup) ont une vie sexuelle active, multi partenariale. C'est leur droit. Heureusement pour les hommes. Après tout, c'est un peu le cas de beaucoup de mecs mais la tradition sexiste fait que ça paraît toujours plus "normal" chez les mecs que chez les filles.. En gros, une fille qui couche avec tous les mecs qu'elle rencontre est (était ?) considérée comme une pute. Un garçon qui fait la même chose est un Don Juan. Agaçant non ? Mais quelque part (comme dit l'autre), tout libéral que je suis (je n'ai pas dit "que je sois" qui aurait laissé planer le doute (c'est beau le français, entre parenthèses (et là je me fous de votre gueule))), j'ai un peu de mal à l'admettre, moi aussi
.

Publié dans métaphore

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Se cacher derrière son petit doigt

Publié le par Jacques Michaud

Se cacher derrière son petit doigt

Métaphore vacharde qui vous assassine en trois coups de cuiller à pot. Déjà que se dissimuler les réalités et les vérités, ce n'est pas très glorieux mais alors, se cacher derrière son "petit doigt" donne une "dimension" particulière à l'être humain dissimulateur.
J'ai récemment entendu une utilisation décalée dont je ne sais si elle était volontaire ou non : se cacher derrière son arbre, espèce de paronymie sémantique (si je puis me permettre cette invention), puisqu'elle se pose en référence à "l'arbre qui cache la forêt", cet arbre qui dans le fond empêche également de voir la vérité.
On dit aussi de certains qu'ils voient la paille qui est dans l'oeil du voisin alors qu'ils ne voient pas la poutre qui est dans le leur.

Publié dans métaphore

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Comme une merde sur un tapis de bain

Publié le par Jacques Michaud

Comme une merde sur un tapis de bain

Il m'a regardé comme une merde sur son tapis de bain. Je crois que la comparaison confine ici à la métaphore visuelle. Elle exprime bien le haut degré de surprise ou d'incompréhension, voire de hautain dégoût avec lequel l'autre regarde l'un(e).
Alors là je place mon anecdote authentique. Il y a quelques années, rentrant de vacances dans ma maison où ça va et vient même en notre absence, je constate que quelqu'un a dû laisser fondre une tablette de chocolat ou une glace au chocolat, allez savoir, sur la moquette de la salle de bain. J'y mets irrépressiblement le doigt. C'était une merde de chat ! Un chat quasi sauvage (on dit un haret) s'était introduit dans la maison en notre absence. J'ai mis plusieurs jours à le débusquer. Et si j'ai emporté la confrontation qui a finalement eu lieu, je n'en garde pas un très bon souvenir. Haret sur le beau dos !

Publié dans comparaison

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N'avoir que la bite et le couteau

Publié le par Jacques Michaud

N'avoir que la bite et le couteau

C'est déjà pas si mal parce que j'en connais qui n'ont même pas de couteau ! 
Je sais, on peut penser que voilà une expression un peu verte et donc un peu crue pour ne pas craindre le pléonasme. Mais je vous le rappelle, surtout si vous êtes un pied-tendre de ce blog, on aime tout dans la langue. Oui, oui, comme dans le cochon, tout est bon dans la langue. Avec la langue, ça peut être très bon aussi. 
Pour des oies blanches à qui on n'aurait jamais expliqué ce que cette expression veut dire, elle décrit une situation difficile où l'on doit se débrouiller avec les moyens du bord, lesquels ont pu passer par-dessus bord. En fait, on vous demande de faire beaucoup avec pas grand chose (la bite et le couteau !). 
J'en connais à qui ça doit évoquer quelque chose.

Publié dans métaphore

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Bouffer de l'huile

Publié le par Jacques Michaud

Bouffer de l'huile

"Elle bouffe de l'huile" est un constat qui n'évoque pas forcément une bagnole au bout du rouleau qui fait sous elle sur le macadam des villes. Dans un usage métaphorique plus anthropomorphique, cette expression désigne une personne qui fonctionne mal, éventuellement qui tourne à vide ou pédale dans la choucroute soit dans sa vie sociale, soit dans sa vie professionnelle.
Il y a quelques années un groupe méridional tendance plus ou moins hip-hop inclassable avait sorti le titre devenu succès : Mets de l'huile. Mettre de l'huile, c'est arranger les choses, faciliter.
Quand ça baigne dans l'huile (voire seulement quand, de manière elliptique, ça baigne), c'est que tout va bien.
Mettre de l'huile de coude, c'est se coller à la tâche sans aide excessive, sans machine, c'est-à-dire uniquement à l'énergie.
On le voit, l'onction, pour peu qu'elle ne soit pas "extrême", est un ressort de la vie.

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Le courant (ne) passe (pas)

Publié le par Jacques Michaud

Le courant (ne) passe (pas)

Métaphore électrique. Vous débarquez dans une nouvelle planète, un nouvel immeuble, un nouveau taf ou chez les parents de votre tout nouvel amour. Vous vous retrouvez tout de suite avec des martiens, des voisins, des collègues, des chefs, des dabes. Très vite vous savez si le courant passe ou s'il ne passe pas avec les autres. Des fois, ça passe au début puis ça saccade et ça finit par merder. Parfois même il y a carrément de la merde dans le tuyau. Allô ? Plus rarement, ça coince au démarrage et ça s'arrange après. On le voit les relations humaines sont aussi binaires que le courant électrique.

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Etre ravitaillé par les corbeaux

Publié le par Jacques Michaud

Etre ravitaillé par les corbeaux

Expression bien compréhensible pour ceux qui habitent dans un trou du cul du monde. Eh oui, vous, vous n'avez qu'un trou du cul, mais le monde en a plusieurs...D'où la supériorité du monde sur vous et moi et les glandus de notre espèce (1). Ainsi, il est des contrées, parfois parmi les plus belles, où vous pouvez franchir des dizaines et des douzaines de kilomètres sans voir une épicerie, une poste, un être humain, même pas un connard. On peut avoir ce sentiment sur certains plateaux de notre belle France. Je me rappelle ces instants de solitude extrême en Aubrac, magnifique contrée, calme, très calme, si calme, si belle. Aujourd'hui, la désertification n'est plus seulement due à la nature, elle est due aussi à l'état (minuscule) qui se désengage de son rôle d'adjuvant public. Remplissons les villes, putain, car un citadin consomme, bordel ! Faut du pognon dans les caisses des gros cons (2). Il y a des gros cons qui roulent sur l'or, qui n'auraient pas assez de deux vies pour consommer leur or, et qui en veulent toujours plus. Ca m'amuse, ça me fait pitié. Et je ne vote ni pour les georgettes, ni pour les facteurs. Ils me font marrer (3).

(1) C'est une explication de la fatalité de la mondialisation
(2) Car on le sait, les fortunes s'établissent sur la misère.
(3) Quand Cauet se fait voler sa Porsche, ça me fait marrer.
 

aubrac.JPG


Quelque part en Aubrac, au printemps

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Mettre les petits plats dans les grands

Publié le par Jacques Michaud

Mettre les petits plats dans les grands

Cette métaphore culinaire paraît limpide comme de l'eau de roche. En apparence. Mettre les petits plats dans les grands, c'est organiser une réception particulièrement soignée pour accueillir quelqu'un, faire tout un tralala. Mais si l'on y regarde bien, on met surtout les petits plats dans les grands quand on range, non ? Quand les gens sont partis. C'est ça l'accueil ?

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Tailler la route

Publié le par Jacques Michaud

Tailler la route

C'est un curieux assemblage qui constitue cette métaphore. Tailler la route, c'est partir, se casser, se barrer, se trisser, se tailler, justement. Comment s'est imaginé, un jour, dans une tête pensante, cet assemblage ? C'est mystère et boule de gomme. Qu'est-ce qu'on peut encore tailler ?
Tailler une bavette ? Tailler une pipe ? Tailler un costar ?
En taillant une bavette, on peut tailler un costar à quelqu'un. En taillant une pipe, c'est plus difficile...

Publié dans métaphore

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