Se (faire) traiter de noms d'oiseaux

Publié le par Jacques Michaud

Eh, va don', eh, capitaine de pédalo !

Eh, toi, t'es du bois dont on fait les marionnettes !

On ne saurait être plus aimable...Ce sont noms d'oiseaux tels que savent les envoyer Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly. Et  On est ainsi tout de suite en phase avec ce que représente l'union des sensibilités de gauche...Car s'ils se traitaient tout bonnement d'enculés, au moins on saurait qu'il y a injure. Et l'injure tue le message. Mais là, ces noms d'oiseaux en disent beaucoup plus long. Ils portent un sens évident :

Capitaine de pédalo, tout comme capitaine d'opérette, désigne bien celui qui n'a que le costume du rôle qu'il souhaite jouer. Une baderne, voire une baudruche, en somme.

Le bois dont on fait les marionnettes, sorte d'alternative à du bois dont on fait les flûtes, ajoute un sens supplémentaire : l'homme qui se présente est manipulé ou manipulable. Il n'est qu'un instrument au service d'une entité plus forte.

Pauvre Hollande, lui que Martine Aubry trouvait déjà mou (mou du genou ?) et flou (et quand c'est flou c'est qu'il y a un loup !) il devrait faire sienne la maxime : "Protégez-moi des mes amis, mes ennemis, je m'en charge."

S'envoyer des noms d'oiseaux, c'est s'invectiver à base de métaphores puisque les animaux ont longtemps servi de support à des comparaisons ou métaphores : tu es un âne, un âne bâté; celui-là est un ours, etc.

Pour les oiseaux on sélectionnera :

Pour exprimer la bêtise parfois entêtée : être une bécasse, une buse, un butor, un serin, une oie, une tête de piaf...

En y ajoutant un certain mépris machiste : c'est une grue, c'est une dinde...

Les hommes eux, intéressés qu'ils sont,  sont parfois des vautours.

Parfois ce sont des aigles et là, ils se reconnaissent volontiers dans la comparaison !

Publié dans métaphore

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