Un sans papiers

Publié le par Jacques Michaud

Un sans papiers

Eh oui, dès lors qu'on désigne quelqu'un ou quelque chose par une de ses "propriétés", on est dans la figure de style. Une métonymie sûrement, une synecdoque peut-être. Et ce n'est pas anodin. Imaginez un instant, qu'en tant que personne, on vous désigne par quelque chose qui vous caractérise : vous devenez le "possesseur de la Renault Espace" ou "l'homme au cigare" ou encore "Bitedef", etc. Même si ça ne vous plaît qu'à moitié, ça vous rassure de constater qu'on vous prend pour quelqu'un qui en a ! qui a une belle bagnole, qui fume riche ou qui a un gros kiki. Mais, sans papiers ! Devenez même virtuellement un sans papiers ou un sans domicile fixe. Imaginez être caractérisé par ce que vous n'avez pas (et que vous aimeriez avoir), qu'on vous appelle le "sans intelligence", le "privé de courage", le "pas une once de jugeotte", le "sans couilles". Un peu dur, non ?

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Publié dans synecdoque

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Brainless. La métaphore semble plus douce lorsqu'elle n'est compréhensible que par un certain nombre ou certains initiés. La mécanique linguistique, elle aussi, s'adapte et peut faire preuve d'une relative humanité. <br /> Jacques
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hé hé, j'aime beaucoup cet article... J'ai un peu honte de l'avouer, mais en plus d'avoir un pote qu'on appelait Bitdef, on en avait un autre qu'on appelait "Brainless"... Méchanceté gratuite de sal gosse!
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