Manger des graines de trombone
Merci à Marie-Jane (qui ne lit pas mon blog) pour cette contribution.
Entre Corrèze et Haute-Garonne, c'est ainsi qu'on semble désigner les (des ?) haricots blancs. Double structure poétique puisque les graines -qui certes pour les haricots en sont vraiment- seraient les reproducteurs de trombones à coulisses...Waf ! et que par ailleurs le terme "trombone" est là pour évoquer le bruit que fait le pet provoqué par la digestion des haricots. Et il faut bien dire que l'instrument trombone, dans ses glissando est bien évocateur.
Wikipedia nous renseigne...
Fayot est selon le dictionnaire Larousse au début du XXe siècle un rengagé de la marine. L'origine de cette acception, datée de 1833, serait dans l'analogie entre le marin qui
revient à l'armée comme les haricots reviennent au menu.
Fayot, et son dérivé fayoter, dans le sens de faire du zèle, viendrait de la conduite de certains marins pour être mieux servis en fayots durant les périodes de restriction de vivres.
Quand toutes les provisions fraiches étaient consommées, les marins naviguaient « sous le Cap Fayot » et quand même les légumes secs commençaient à manquer, c'était la fin des haricots.
Courir sur le haricot exprime l'exaspération, l'agac
ement. Datée de 1892, cette expression a peut-être été influencée par « courir sur le système », le haricot pouvant désigner l'orteil ou peut-être le pénis. On dit aussi « peler le haricot », « taper sur le haricot », « trotter sur le haricot ».
Être logé à l'enseigne des Haricots, c'est-à-dire dans une mauvaise auberge, est une expression argotique du XIXe siècle citée par Alfred Delvau dans son Dictionnaire de la langue verte(1867).
Avoir la ligne haricot vert , c'est-à-dire être très mince, est une expression relativement récente (1963).
Le collège des haricots pour le collège parisien Montaigu qui accueille au XVIIIe siècle des étudiants pauvres