Du dégueulis de comédien

Publié le par Jacques Michaud

Du dégueulis de comédien

Encore une de ces expressions que je dois à mon père et qui ressurgissent comme par magie des brumes du temps (joli cliché que j'assume. Ne vous plaignez pas, j'aurais pu dire : venu du fond des âges) au fur et à mesure que j'avance dans la vie (j'ai horreur des parenthèses (chez les autres )). On le sait, le vieillissement finit par privilégier la mémoire ancienne aux dépens de la mémoire immédiate. Bon, qu'est-ce que je disais ?

Mon père me traitait souvent de comédien. Parfois c'était affectueux, parfois non. Un comédien était pour lui celui qui pour un instant, un moment, un temps, devenait un peu autre chose que lui-même. Dans le fond, ça ressemble à la définition d'un vrai comédien mais avec une légère ironie, un avatar caché que j'ai du mal à expliquer.  Le dégueulis de comédien désignait tout ce qui est mal fagoté, bordélique, incompréhensible. Un mauvais film, une vilaine chanson, un discours raté pour lui pouvaient devenir du dégueulis de comédien.

To-day, une interjection concise peut remplacer cette expression : beurk ! ou c'est beurk !
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Publié dans métaphore

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