Etre chiffon, chiffon

Publié le par Jacques Michaud

Etre chiffon, chiffon

Avec être loukoum, être un peu chamallow, se sentir pot-au-feu, ou se sentir cosy, on s'apercevait déjà que le langage métaphorique servait à décrire des humeurs (pouvant parfois être reliées à des caractères). Etre chiffon chiffon (que nous fournit Michelle dans ses commentaires) décrit avec beaucoup de nuances un état d'esprit évoqué par l'image du chiffon (pensons à :  "être chiffonné" *) tout en laissant une part d'incertitude, et de vague, car, bien souvent, quand on est dans une humeur de type "chiffon, chiffon", on ne sait bien trop pourquoi, on est comme ça. Cette nuance est bien introduite - à mon sens- par le doublement du mot, doublement qui est largement utilisé dans d'autres expressions introduisant le vague : ça va couci couça (comme ci, comme ça), cahin caha, ou dans bon an mal an, etc.

être chiffonné : ne pas confondre avec son paronyme "être siphonné" qui, au passage, est une expression dont on ne regarde même plus le sens, tant la métaphore est passée dans le langage commun. Etre siphonné, c'est littéralement tout de même s'être fait totalement aspirer les contenus (et notamment ceux du cerveau en l'occurrence !)

Publicité

Publié dans métaphore

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Parfois, je suis même chiffon-carpette ; après une journée (trop) bien remplie... ou une soirée (très) arrosée.
Répondre