Prendre un rateau

Publié le par Jacques Michaud

Prendre un rateau

Vous imaginez la scène, l'éphèbe fabule en filant la dulcinée. Il se voit déjà vainqueur, en filant, il s'approche, mais le jardinier de la belle, peu soigneux et demeuré, a laissé un râteau traîner. Ah le connard de jardinier...Et le bel éphèbe marche sur les dents du râteau, prend le manche dans la gueule. Le flamboyant s'affale ridicule, ridicule. La belle a un rire et s'enfuit dans la prochaine cabane d'où s'échappent un peu plus tard quelques cris rauques. Y aurait-il une bête dans le parc de Lady Chatterley ?

C'est ça prendre un râteau, c'est se vautrer quand on drague.

Le jardin propose une petite panoplie d'outils pour la métaphore :

Prendre une pelle (prendre une gamelle), se casser la binette, se faire tondre ( se faire voler tout)....Etre une tête de pioche, c'est-à-dire être têtu, être une tête de bois

Etre l'arroseur arrosé...Imaginez-vous que cette métaphore qui indique qu'on est victime d'un retour de boomerang est à l'origine une séquence des débuts du cinéma....( de Louis Lumière), en réalité le premier film comique de toute l'histoire du cinéma (moins d'une minute).

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Publié dans métaphore

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