S'en battre la gidouille
S'en battre la gidouille
Ca remplit de joie de faire la découverte d'une expression qu'on ne connaissait pas. L'expression est utilisée par Jean-Luc Porquet dans un article du Canard Enchaîné (31-05-06) dont on se bat la gidouille du contenu mais qui contient cette phrase : "Normalement, les simples citoyens auraient dû s'en battre la gidouille."
Je mets à profit ma logique et rapproche l'expression de "On s'en bat les couilles" (expression très à la mode !), "on s'en bat l'oeil", "on s'en tape le coquillard" etc. Un bonheur n'arrive jamais seul et le soir-même, je vous jure que c'est vrai, je découvre le mot gidouille dans un poème de Couté (si vous suivez mon blog vous savez que je vous le recommande). Dans le poème Les Ch'mins, Couté dit "deux femm's fir'nt chouér eun' bessounné d'leu' gidouille ronde". Vous imaginez le sens que j'ai prêté un instant à "gidouille"...Et puis j'ai vérifié dans mon glossaire : la gidouille, c'est le ventre. Précisons que les bessons, bessonnes sont des jumeaux ou jumelles et une bessounné c'est l'équivalent d'une "portée" de jumeaux (oui, je sais, l'homme n'est pas un animal. Encore que d'aucuns...).
Donc s'en battre la gidouille, c'est se taper sur le ventre.