Donner un baiser de Judas

Publié le par Jacques Michaud

Donner un baiser de Judas
est l'expression de loin la plus visitée depuis son apparition dans ce blog. Cela n'arrête pas, un peu comme si la motié de la terre avait été trahie par l'autre.
Je ne résiste pas à la tentation de vous la re-fourguer parce que vous me croirez si vous voulez, pour une fois, je trouve mon article plutôt bien...


Depuis les Evangiles selon Machin Chose, on sait que Judas est cette salope d'apôtre qui a vendu le gentil Jésus pour quelques deniers sur le Mont des Oliviers (j'ai de beaux restes). Cette ordure a poussé la traîtrise jusqu'à signaler l'homme à abattre en l'embrassant (je ne sais plus très bien où il l'a embrassé, ah si, sur le Mont des Oliviers ! où avais-je la tête ?). Un coq qui n'avait pas grand chose à foutre à cette heure-là a chanté. Trois fois (il devait être trois heures du mat'), c'est chiant un coq ! etc. Vous connaissez l'histoire grâce à Mel Gibson, je pense.

Les Judas, je le sais, ont la particularité de traiter les autres de Judas. Ben oui, moi aussi j'ai mon Judas. Et ça prouve à quel point mes raisonnement sont cons, sauf que je suis évidemment l'exception qui confirme la règle.
Blague à part : connaître une seule fois la trahison, c'est voir changer le cours de sa vie. Trahir, tout le monde n'en a pas conscience...car la mesure de la trahison n'est que dans la peine profonde que ressent la personne trahie.
 

A propos de coq, et pour pas plomber l'ambiance :  Un jour, un autre connard de coq non évangélique celui-là, est venu s'installer dans notre jardin. Il a choisi une superbe branche d'un super saule qui se trouve à la hauteur de nos super chambres du premier super étage. Et le matin, dès potron-jaquet à l'heure où blanchit la campagne (salut Totor !), il se mettait à gueuler, mettant le branle-bas  de combat dans la maison. Nous, on touche pas aux coqs. Ca a duré trois semaines. Et puis un matin, ça n'a pas cocoricoté. Le machin était mort, bien en équilibre sur sa branche, la tête légèrement sur le côté, comme tout mort qui a du mal à tenir sa tête bien droite (c'est un peu une manie chez les morts). Une copine galloise (!) (gallo- eh oui, c'est pas des conneries, les gallois s'y connaissent super bien en coqs) m'a dit que les coqs sentant leur fin prochaine choisissent l'endroit de paix où ils souhaitent mourir...Elle est belle et vraie cette histoire, mais peut-être ma copine galloise se trompe-t-elle...En tout cas, ma maison est bien un hâvre de pets.

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Publié dans métaphore

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