Une gauche Excalibur
Une gauche Excalibur
Cette métaphore politico-kamelootienne figurait dans un des derniers nouvelobs que j'ai lus. J'en lis quatre ou cinq par an, ça va, ça peut me suffire pour rester en phase avec sa couleur (du Nouvel Obs). Un Laurent Picard y écrivait dans le Courrier des lecteurs : "j'ai envie de déclarer ma soif d'une nouvelle gauche, ancrée dans un clivage net, acéré, affûté, pourfendeuse d'inégalité, une gauche Excalibur". La métaphore est filée (acéré, affûté, pourfendeuse, Excalibur), ce qui dénote une certaine volonté "littéraire"..."Ancrée" réfère peut-être à cette inclusion d'Excalibur dans un rocher ? Tout juste me gobergerai-je sur l'inutile métaphore clicheteuse "déclarer sa soif" dont la faiblesse est à mettre au compte d'un art épistolaire qui n'atteint que rarement (mais ça arrive) des acmés (j'allais connement dire des "sommets").
Moizaussi, comme Laurent Picard, j'ai soif d'une telle gauche. D'ailleurs, elle existe mais nous n'en voulons pas forcément parce qu'elle est associée, pour toujours je pense, à la pire injure qui se puisse faire à l'homme : la négation de sa liberté. Je sais on me rétorquera : où est la liberté de l'homme ou de la femme ou de l'enfant qui a faim ? la liberté de l'homme ou de la femme ou de l'enfant qui doit mendier sa pitance ? la liberté de l'homme ou de la femme asservis à une parcelle de processus pendant trente cinq ans, quarante ans, quand ils ne sont pas jetés à la poubelle sociale. Ben oui, mais quand même. Y en a qui ont préféré crever que vivre sous le joug. Je vois bien qu'en disant tout cela, Laurent Picard voudrait bien que cette gauche soit le parti socialiste qui n'est plus tout-à-fait à gauche, qui n'est pas tout-à-fait la gauche mais qui est bien gauche pour lutter contre la droite. Franchement, on le sait maintenant, ce qu'attend Laurent Picard n'arrivera jamais. Sauf si....
Cette métaphore politico-kamelootienne figurait dans un des derniers nouvelobs que j'ai lus. J'en lis quatre ou cinq par an, ça va, ça peut me suffire pour rester en phase avec sa couleur (du Nouvel Obs). Un Laurent Picard y écrivait dans le Courrier des lecteurs : "j'ai envie de déclarer ma soif d'une nouvelle gauche, ancrée dans un clivage net, acéré, affûté, pourfendeuse d'inégalité, une gauche Excalibur". La métaphore est filée (acéré, affûté, pourfendeuse, Excalibur), ce qui dénote une certaine volonté "littéraire"..."Ancrée" réfère peut-être à cette inclusion d'Excalibur dans un rocher ? Tout juste me gobergerai-je sur l'inutile métaphore clicheteuse "déclarer sa soif" dont la faiblesse est à mettre au compte d'un art épistolaire qui n'atteint que rarement (mais ça arrive) des acmés (j'allais connement dire des "sommets").
Moizaussi, comme Laurent Picard, j'ai soif d'une telle gauche. D'ailleurs, elle existe mais nous n'en voulons pas forcément parce qu'elle est associée, pour toujours je pense, à la pire injure qui se puisse faire à l'homme : la négation de sa liberté. Je sais on me rétorquera : où est la liberté de l'homme ou de la femme ou de l'enfant qui a faim ? la liberté de l'homme ou de la femme ou de l'enfant qui doit mendier sa pitance ? la liberté de l'homme ou de la femme asservis à une parcelle de processus pendant trente cinq ans, quarante ans, quand ils ne sont pas jetés à la poubelle sociale. Ben oui, mais quand même. Y en a qui ont préféré crever que vivre sous le joug. Je vois bien qu'en disant tout cela, Laurent Picard voudrait bien que cette gauche soit le parti socialiste qui n'est plus tout-à-fait à gauche, qui n'est pas tout-à-fait la gauche mais qui est bien gauche pour lutter contre la droite. Franchement, on le sait maintenant, ce qu'attend Laurent Picard n'arrivera jamais. Sauf si....
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