Etre ravitaillé par les corbeaux
Etre ravitaillé par les corbeaux
Expression bien compréhensible pour ceux qui habitent dans un trou du cul du monde. Eh oui, vous, vous n'avez qu'un trou du cul, mais le monde en a
plusieurs...D'où la supériorité du monde sur vous et moi et les glandus de notre espèce (1). Ainsi, il est des contrées, parfois parmi les plus belles, où vous pouvez franchir des dizaines et des
douzaines de kilomètres sans voir une épicerie, une poste, un être humain, même pas un connard. On peut avoir ce sentiment sur certains plateaux de notre belle France. Je me rappelle ces instants
de solitude extrême en Aubrac, magnifique contrée, calme, très calme, si calme, si belle. Aujourd'hui, la désertification n'est plus seulement due à la nature, elle est due aussi à l'état
(minuscule) qui se désengage de son rôle d'adjuvant public. Remplissons les villes, putain, car un citadin consomme, bordel ! Faut du pognon dans les caisses des gros cons (2). Il y a des gros
cons qui roulent sur l'or, qui n'auraient pas assez de deux vies pour consommer leur or, et qui en veulent toujours plus. Ca m'amuse, ça me fait pitié. Et je ne vote ni pour les georgettes, ni
pour les facteurs. Ils me font marrer (3).
(1) C'est une explication de la fatalité de la mondialisation
(2) Car on le sait, les fortunes s'établissent sur la misère.
(3) Quand Cauet se fait voler sa Porsche, ça me fait marrer.
Quelque part en Aubrac, au printemps