Avoir la tête près du bonnet

Publié le par Jacques Michaud

Avoir la tête près du bonnet

J'en connais qu'on voit démarrer au quart de tour dès qu'on leur adresse la moindre critique. Ils ont la tête près du bonnet . Ils sont soupe au lait, quoi ! et n'arrivent pas à maîtriser leur susceptibilité maladive ! Et parfois, parmi eux, il y en a qui - en plus - ont la grosse tête, qui se croient déjà arrivés. Tiens, en ce moment, le petit qui a des tics à l'épaule et qui se prend pour Napoléon et qui se voit déjà Président of the République, il a un peu la tête près du bonnet. Faut pas trop lui chercher des noises. En plus, franchement, heureusement qu'il ne porte pas de chapeau parce que, à lui, son chapeau pourrait lui servir de sac à provisions. Il s'y voit déjà. La gueule qu'il va faire quand il aura perdu, je vous dis pas, parce qu'il va perdre. Mais pour ça, il faut vous donner du mal, hein ? Il faut convaincre pour vaincre ! Vos voisins, vos amis, votre belle-soeur, c'est pas à pas que se construisent les victoires. Alors, on pourra dire : dans le cul la balayette. Rien n'est jamais perdu. Je le sens bien !

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Publié dans métaphore

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L
<br /> <br /> Alors, pourquoi pas le pont de Beaugency (... Notre Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme...), coeur de la France ligérienne et donc de la "bonne" langue française, celle de Rabelais, de Ronsard, de du<br /> Bellay et de la Pléiade française qui ne renâclait pas aux apports des langues étrangères qu'il faut, bien sûr, accepter.<br /> <br /> <br /> Salut et fraternité<br /> <br /> <br /> Lejacobin.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> En tout cas ça va changer.<br /> <br /> <br /> C'est aussi la langue de Gaston Couté, si actuel pour un poète paysan mort jeune il y a un siècle...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> C'est encore juste une question: pourquoi cet excellent site , grand promoteur de la langue française, a pour<br /> illustration de sa page d'accueil une vue de nuit de ce qui me semble être le "golden bridge" sur la baie de San Francisco (à moins que ce ne soit une vue de nuit d'un pont sur l'Hudson à<br /> New-York ?), qui n'a rien à voir avec la défense de la bonne vieille langue française ???<br /> <br /> <br /> De deux choses l'une: ou c'est encore une manifestation de l' "etats-unisolâtrie" ambiante, ou c'est une belle antiphrase; mais alors j'avoue qu'elle est vraiment, vraiment, vraiment très<br /> recherchée !!!<br /> <br /> <br /> Salut et fraternité<br /> <br /> <br /> Lejacobin.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Que de questions ! C'est en tout cas bien agréable que d'avoir des prises de position fermes. Je réponds.<br /> <br /> <br /> Je ne prétends pas défendre la bonne vieille langue française, je la regarde et je l'aime. Mais j'aime aussi celle qui se crée tous les jours, y compris par des emprunts à des langues étrangères<br /> qui soit disparaîtront rapidement, soit se fondront dans notre langue. Un lettré comme, toi, historien de surcroît, sait bien tout ce que nous devons à des langues étrangères. Quant au pont de<br /> San Francisco, il ne représente nulle allégeance étazunienne, bien que je ne déteste pas tout ce qui se fait aux Etazunis. J'aime les ponts d'abord parce que j'aime les fleuves. J'ai été passeur<br /> de Loire dans une autre vie et l'un des paysages que je connais le mieux est le pont sur la Loire, à Beaugency. Le pont. Passeur. De Loire. De langue aussi. S'il est vrai que le choix de cette<br /> photo n'est malgré tout pas ce que j'ai fait de mieux, je le revendique. J'envisageais de changer la maquette. Tu m'y aides. Mais je suis sur un blog formaté : je n'ai donc pas des choix<br /> infinis...<br /> <br /> <br /> Merci encore de tes régulières remarques.<br /> <br /> <br /> Jacques Michaud<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Juste une question:<br /> <br /> <br /> comment accède-t-on aux commentaires d'un article ?<br /> <br /> <br /> Lejacobin.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Bonne question. Je m'aperçois qu'ils ne sont pas ? plus ? accessibles. Je vais enquêter<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Apparamment, ma formulation n'a pas été claire. Veuillez m'en excuser.<br /> <br /> <br /> Alors je redis que c'est le Premier ministre qui serait élu au suffrage universel en même temps que les députés (chaque parti présentant son candidat), le Président de la République n'ayant plus<br /> rien à faire avec ledit Premier ministre, gardant quand même son droit de dissolution pour résoudre un éventuel conflit entre le Premier ministre et sa majorité.<br /> <br /> <br /> Dans ces conditions, évidemment, le Premier ministre devrait plutôt s'appeler Président du gouvernement, et le Président de la République, incarnation de la pérennité de la Nation, devrait être<br /> plutôt une sage autorité morale, "suprême espoir, suprême pensée" en cas de crise, du type Robert Badinter par exemple, le contraire de quelqu'un qui a la tête près du bonnet !<br /> <br /> <br /> Question pendante à discuter démocratiquement dans un grand débat national: par qui faire élire cette autorité morale incarnant la pérennité de la Nation.<br /> <br /> <br /> Tout cela permettrait à la France de (re)devenir un vrai pays démocratique, rompant avec son penchant autocratique lié à sa<br /> longue histoire monarchique (que de "ique" !!!).<br /> <br /> <br /> Lejacobin.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Le problème ou la question qui se pose à propos du petit Bonaparte de l'Elysée et de sa manière d'avoir la tête près du bonnet (=<br /> réagir au quart de tour, en version "soft"), c'est de savoir s'il n'est pas bien représentatif  - hélas! hélas! hélas! - d'une certaine caractéristique du tempérament national français,<br /> qui est justement d'avoir la tête près du bonnet; ce qui expliquerait son élection haut la main en 2007.<br /> <br /> <br /> Dans ces conditions, il faudrait que les français, chaque fois qu'ils élisent leur président, fassent un gros effort sur eux-mêmes pour ne pas aller dans le sens dudit tempérament national, et<br /> choisissent donc le candidat le plus secondaire (au sens où l'entend la psychologie), le moins spontané possible, bref, le plus maître de lui-même.<br /> <br /> <br /> Plus profondément encore, c'est-à-dire pour éviter toute tentation aux français de succomber à leur double péché mignon du bonapartisme et d'élire quelqu'un(e) ayant la tête près du bonnet, le mieux ne serait-il pas de supprimer l'élection du président de la République au suffrage universel, la réservant à celui<br /> qui conduit la politique au jour le jour et qui a le frein du contrôle parlementaire: le chef du gouvernement, à savoir le Premier ministre ?<br /> <br /> <br /> Voilà qui serait une belle et bonne réforme démocratique !<br /> <br /> <br /> Lejacobin.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Et qui nommerait ou élirait le premier ministre dans ce cas ?<br /> <br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> <br /> Jacques Michaud<br /> <br /> <br /> <br />