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90 résultats pour “changer l'eau du poisson rouge

Changer l'eau du bocal

Publié le par Jacques Michaud

Changer l'eau du bocal

Cette expression qu'utilise JP (il se reconnaîtra) et dont une variante est "changer l'eau du poisson rouge" signifie simplement "pisser".
En consultant les archives de Linguapop (eh, on ne vous donne pas tout tout rôti !), vous trouverez aussi cette expression plus poétique : "faire chanter la mésange".
Attention, après consultation de JP, admettons que l'expression "faire dégorger le concombre" désigne plutôt l'éjaculation. 
Il était bon qu'on revînt à notre poétique.

undefinedFaire chanter la mésange, dessin de XII

Publié dans métaphore

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Aller se repoudrer

Publié le par Jacques Michaud

L'une des fonctions de la métaphore populaire est de dissimuler ou amoindrir la trivialité d'une expression en utilisant une expression plus élégante ou amusante, voire poétique établissant un code entre les interlocuteurs. De fait elle contourne les tabous du langage policé (merci à Guita qui nous l'a communiquée).

Aller se repoudrer (le nez) est utilisé par les femmes pour signifier qu'elles vont aux toilettes faire pipi. Elle n'est pas récente puisqu'il y a belle lurette que la poudre de riz en tant que fard n'est plus utilisée. De nombreuses autres expressions peuvent s'utiliser et on peut même en inventer :

Faire pleurer minette (évocateur !)

Aller où personne ne peut aller à ma place

Aller où la reine va toute seule, etc.

Pour les hommes on peut entendre le poétique aller faire chanter la mésange ou faire gazouiller la fauvette ou encore l'amusant aller changer l'eau du poisson rouge.

Autres expressions imagées :

Aller faire dégorger le concombre ou le poireau

Aller tirer un bock

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Cracher dans la soupe

Publié le par Jacques Michaud

Une fois n'est pas coutume, commençons par une histoire peut-être drôle mais légèrement triviale.

Un homme accoudé au bar s'apprête à boire le café qu'il vient de commander quand il éprouve brusquement une envie urgente de "faire siffler la mésange". Il griffonne rapidement sur un post-it :"j'ai craché dedans", le colle sur la soucoupe et va donc "changer l'eau du poisson rouge". A son retour, quelle n'est pas sa surprise de voir écrit juste en dessous de ses propres mots : "Moi aussi".

Cracher dans la soupe, c'est critiquer délibérément ce qui vous a procuré un avantage, sans manifester une légitime reconnaissance. Par exemple, quelqu'un vous aide quand vous êtes en difficulté et dès qu'il a le dos tourné vous vous moquez de lui ou dites pis que pendre de lui. Bien sûr à une certaine époque, la soupe, comme le pain, symbolisait le minimum essentiel pour vivre. Donc cracher dans la soupe, surtout si on vous l'a donnée, montre un mépris certain pour ce geste de solidarité.

Une autre expression imagée d'une manière plus précise encore dit "mordre la main qui vous nourrit". S'il ne s'agit pas d'un manque de reconnaissance, qu'est-ce que c'est ?

Allez, c'est l'occasion de découvrir comme moi aujourd'hui un chanteur country québécois : Denis Champoux. Salut à toi la Belle Province que je rêve de voir un jour...

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La messe est dite

Publié le par Jacques Michaud

La messe est dite

C'est quand une décision est prise, ou qu'un événement s'est produit et qu'on sait qu'on ne pourra plus rien changer.

Cinq minutes avant la fin d'un match, selon la physionomie de ce match, on entend les commentateurs dire soit "la messe est dite" (les bleus ont perdu et les rouges ont gagné) soit "la messe n'est pas dite" (les bleus peuvent encore renverser la vapeur et foutre une branlée à l'autre équipe.

Ce qui prouve que dans la vie on peut dire une chose et son contraire. CQFD !

Amen

Publié dans métaphore

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Se retrouver le bec dans l'eau

Publié le par Jacques Michaud

En trivial, c'est se retrouver comme un con. C'est échouer, finalement, après avoir essayé, par beaucoup de moyens (pas tous évidemment) de réussir. S'ajoute à la notion d'échec l'idée d'être le plus con de l'histoire ou du processus, d'être en somme le dindon de la farce, celui dont on pourra se moquer.
On peut d'ailleurs se retrouver le bec dans l'eau d'autant plus facilement qu'on est arrivé avec le bec enfariné, c'est-à-dire le nez au vent comme un jeune chien, croyant changer le monde avec ses petites mains.

Quelle est l'origine de cette expression ? Peut-être en avez-vous idée ?

La réponse de Zulunation
Notre zélé Zoulou, assidu lecteur, nous recommande de nous référer au Dictionnaire des Curieux (1880) qui à ce propos nous conte une fort belle histoire
Cf. Dicoperso http://www.dicoperso.com/term/adaeaea5acaba65e,,xhtml

"Tenir quelqu'un le bec dans l'eau, c'est le tenir en suspens, l'amuser par de belles espérances.

Cette locution remonte, sans aucun doute, au moyen âge, peut-être plus loin, et a dû son origine aux pratiques de l'hydromancie, ou divination par l'eau.

L'hydromancie est sœur de la pyromancie, de la géomancie, de l'aéromancie, etc. (divination par le feu, la terre, l'eau, etc.).

Varron rapporte que les Perses croyaient fermement aux prédictions tirées de l'inspection de l'eau, et que Pythagore partageait cette croyance. Numa Pompilius l'introduisit à Rome, où elle persista, pour se propager ensuite dans tout l'Occident. Elle n'a pas complètement disparu.

La chiromancie (divination par l'inspection des lignes de la main) a eu, de nos jours, un regain de popularité.

La principale pratique de l'hydromancie consistait à faire apparaître, écrits sur l'eau, des noms de personnes ou de lieux. Pour obtenir ce résultat réel, les divinateurs se servaient d'une machine, habilement construite, dont la description se trouve dans l'Encyclopédie de Diderot. D'autres fois, ils conduisaient au bord de la mer, d'une rivière ou d'une fontaine, celui qui leur demandait une consultation, et tiraient leurs pronostics de la couleur et du mouvement de l'eau. D'autres fois encore, ils se bornaient simplement à placer devant lui un vase plein d'eau, sur laquelle ils laissaient tomber une goutte d'huile, et l'invitaient à regarder dans cette eau comme dans un miroir : les images qu'il y voyait, ou croyait y voir, servaient de base à des pronostics favorables ou défavorables.

On conçoit que, dans ces diverses pratiques, le naïf solliciteur, avide de connaître l'avenir ou la révélation de secrets qui l'intéressaient, se tenait anxieusement penché sur l'eau, cherchant à saisir le sens mystérieux de sa couleur, de ses rides, de ses mouvements. Dans la dernière surtout, il devait arriver souvent que sa foi n'était pas assez robuste pour lui faire voir au fond de l'eau des images qui n'y étaient pas; alors le divinateur l'exhortait à regarder encore, à regarder plus attentivement, jusqu'au moment où la fatigue, la tension des organes, la surexcitation du cerveau lui donnaient des éblouissements et faisaient défiler devant ses yeux les visions incohérentes de l'hallucination.

C'est là ce que les maîtres des sciences occultes, dans leurs conversations intimes, appelaient tenir le client le bec dans l'eau.

Les hydromanciens n'existent plus qu'en très petit nombre, et ils se cachent. Mais ils ont fait une légion de petits qui ne se cachent pas, qui se font au contraire annoncer à son de trompe, et qui n'ont pas perdu la recette de leurs pères, loin de là. Demandez aux petits rentiers, aux actionnaires en général, ce que c'est que d'avoir le bec dans l'eau."

Publié dans métaphore

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Froid comme un trader avant la crise

Publié le par Jacques Michaud

L'un de nos objectifs affichés est bien d'observer une langue qui s'invente chaque jour et de militer pour que ladite langue verdisse ou s'encanaille et se métaphorise aussi à l'envi (non, non y a pas de faute d'orthographe à envi ). J'ai la faiblesse de lire, généralement avec trois ou quatre semaines de décalage, Télérama (1) (oui, quand on lit Télérama, il faut presque s'en excuser... Oui, je sais, la calotte ! ) Dans un récent numéro de l'hebdo cultureux, donc, disais-je, un certain Nicolas Delesalle, qui accessoirement dévoile les secrets du livre électronique de Sony, manie la comparaison avec un sens aigu de l'actualité. Par rapport à la chaudeté*, je dirais même la chalaison* du livre papier, il trouve le livre électronique froid comme un trader avant la crise. Mais votons des félicitations à ce M. Métaphore de l'année qui trouve que l'écran n'est pas plus tactile que l'époque victorienne. Où va-t-il chercher tout ça ? Il évoque le passé de ces e-books à la lenteur de limace à la mémoire de poisson rouge, bref c'est un festival; l'effet Linguapop commence à faire irruption dans la presse magazine. Nous devenons un think tank, nom de dieu !

(1) Télérama 3067 du 22 octobre 2008, Nicolas Delesalle
* Mots issus du Petit Michaud Illustré, actuellement en gestation chez Seb  (et ça demande plus de 9 mois)

Publié dans comparaison

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La fée aux yeux verts

Publié le par Jacques Michaud

Très poétique métaphore, la fée aux yeux verts désignait l'absinthe, cette boisson "dont la nocivité passait popur stimuler l'inspiration des artistes maudits, reste indissociable de la misère qui régnait dans les cabarets des bas quartiers de Paris à la Belle Epoque "(1). Vous pouvez voir dans l'article qui suit (le jeu du kwakadikwakafé) une cuiller à absinthe. Gérard Boutet (2) dans son dictionnaire encyclopédique "La France en héritage" décrit l'usage de cette cuiller : "la prise de l'absinthe comportait une manière de cérémonial. Le consommateur versait une dose de liqueur pure dans un verre de forme conique; il posait une cuiller plate et percée sur le verre, puis y mettait un carré de sucre qu'il arrosait d'eau, elntement. Quand le sucré était fondu, il ne restait plus qu'à déguster le doux poison. Une "mominette" était une faible dose d'absinthe. Vilipendée par les viticulteurs du Midi, alors victimes d'une grave mévente, cette boisson fut prohibée le 16 mai 1915, à la suite de faits divers sanglants imputés à l'absinthisme".
Gaston Couté, ce poète libertaire que sur ces rives de Loire nous vénérons encore en abusa lui aussi. Il mourut à 31 ans de ça et d'autre chose.


Édouard Manet, 1856
huile sur toile
180,5 × 105,6 cm
Ny Carlsberg Glyptotek

Le Buveur d'absinthe est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet en 1856.




(1) Gérard Boutet, in La France en héritage, Perrin
(2) Gérard Boutet, illustrateur, écrivain, encyclopédiste est
originaire de Josnes (Loir-et-Cher), à une lieue de Beaugency

Publié dans métaphore

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Se terminer en eau de boudin

Publié le par Jacques Michaud

Se terminer en eau de boudin, ou en jus de boudin

Se terminer mal, de mauvaise façon.

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Avaler le goujon

Publié le par Jacques Michaud

Avaler le goujon, voilà qui plaira à Pat' qui adore les goujonnades, ces petites fêtes qu'on fait entre amis ligériens. On prend un scion, on accroche un fil muni d'un bouchon et des fifises ou des bloches qui se tortillent sur l'hameçon; les pieds dans l'eau on bouge la vase et normalement on remonte un goujon toutes les  minutes. Un autre fil se prolonge en une bouteille de blanc, de rouge ou de rosé qui prend le frais, ce qui fait que lorsqu'on fait la friture, le soir, sur la grève, tout le monde est bourré... d'envie, de toutes les envies.
Avaler le goujon, pourtant est une expression peu gaie
mais aussi
avaler sa chaloupe
avaler sa chiffe
avaler sa chique
avaler sa cuiller
avaler sa fourchette
avaler sa langue
avaler son extrait de naissance
, cette dernière expression ayant été popularisée par Michel Audiard et Frédéric Dard
Toutes ces expressions ne signifient rien d'autre que mourir...
Ah mourir en avalant, mourir de la petite mort...

Vous savez, quand on dit "elle avale !", je vous laisse deviner le sens...

 C'était au temps où XII dessinait encore

Attention de ne pas pousser le bouchon trop loin, il faut pêcher sur ses pieds....

Publié dans métaphore

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Comme la grenouille cuite à petit feu et autres histoires métaphoriques

Publié le par Jacques Michaud

 

 

Apparemment la grenouille se prête volontiers au transfert métaphorique; allez donc savoir pourquoi elle, justement, la grenouille, puisque dans chacune des histoires qui suivent, elle pourrait être remplacée par un tout autre animal. L'utilisation du terme "métaphorique" est ici mal adapté; il vaudrait mieux recourir au terme de "parabolique" ou "allégorique" ou encore "fabuleux". Toutefois comme l'histoire suppose un déplacement de sens, il est normal qu'on la rapproche de la métaphore (comme métonymie).

 

Olivier Clerc  raconte l'histoire suivante :

 

"Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.


Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte."

Cf.

Présentation de La Grenouille qui ne savait pas [11/04/2006]
…qu'elle était cuite", O. Clerc, Editions JC Lattès, nov. 2005. 216 pages. 10 euros.

Moi je dis qu'aujourd'hui -socialement- on se comporte comme la grenouille qui cuit progressivement...Vous voyez ce que je veux dire ? Mais on peut dire aussi édans le cul la balayette" ou encore "renflé comme un cul de gourde"

Autre histoire (utilisée comme support de formation en management d'entreprise). Déjà le barbu christique utilisait des paraboles pour éclairer les esprits lents ou limités.

 

La course des grenouilles

 

"Il était une fois une course... de grenouilles.
L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença.
En fait, les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
« Inutile ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! »
Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager. Les gens continuaient :
« Vraiment pas la peine ! ! !
Complètement stupide ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! ... »
Petit à petit, elles s’avouèrent vaincues. A la fin, toutes abandonnèrent, sauf une qui continuait envers et contre tout...
Cette grenouille, seule, rejoignit la cime.

 

 

Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. Alors l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.

 


Et elle découvrit qu’elle... était sourde ! "

 

 La grenouille montée sur une échelle symbolise -elle- la météo.



Voir aussi les deux fables de La Fontaine :

Les grenouilles qui demandent un roi

La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf





Publié dans métaphore

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