Inaugurer les chrysanthèmes

Publié le par Jacques Michaud

Un mien lecteur, à propos de l'expression avoir la tête près du bonnet (cf. article et commentaires), vise l'autocrate qui chapeaute l'Elysée (avec un bicorne ?), la vie politique et la vie des médias (car on nous les casse (2) à chaque heure du jour depuis des années maintenant...). J'avais fait un article avant les élections de 2007  dans lequel j'espérais que les Français ne seraient pas trop stupides, faute de quoi ce serait dans le cul la balayette...Tout cela n'est certes pas élégant mais je ne me resude jamais une bonne métaphore...

Ce lecteur aimerait donc que le Premier Ministre soit le grand chef en lieu et place du Président de la Rep, et ce faisant, ravale ledit Président à un rôle d'inaugurateur de chrysanthèmes (ainsi que le Général de Gaulle l'avait cerné lors d'une mémorable conférence de presse).  C'est un avis. Mais n'est-ce pas le cas de figure avec le berlusconiquenique ? Le Président italien est une potiche et le président du Conseil des Ministres a le pouvoir. Est-ce une référence ?

 

 

Inaugurer les chrysanthèmes c'est donc ce qu'il reste comme activité principale à celui qui ne détient plus qu' un pouvoir de paccotille, et qui est de fait un Président d'opérette.

 

(1) http://www.linguapop.com/article-10209058.html

(2) Equivalent délicieusement elliptique et socialement presque correct pour "On nous casse les couilles", "on nous casse les bonbons", "on nous les brise menu".

(3) http://www.ina.fr/divertissement/humour/video/I00012497/charles-de-gaulle-inaugurer-les-chrysanthemes.fr.html

Publié dans métaphore

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Lejacobin 24/03/2011 18:25



Citoyen MICHAUD,


Ne "fais pas le jacques" ! Le tien lecteur, c'est moi Lejacobin, alias Daniel TEYSSEIRE, naguère prof. d'histoire, qui est suffisamment âgé pour se souvenir des propos
du Général sur la fonction d'"inaugurateur de chrysanthèmes".


Ce n'est pas parce que le Général l'a dit que c'est "parole d'évangile" ! L'autocratie bonapartiste ( = le vice politique français lié à notre longue histoire monarchique) qu'il a remise en
selle ne me semble pas relever de pratiques authentiquement républicaines et démocratiques, toujours garanties par le régime parlementaire, mais toujours menacées par le bonapartisme.


Donc: longue vie au régime parlementaire italien qui digérera Berlusconi quand celui-ci aura passé, tandis que le bonapartisme français permettra toujpours le maintien de pratiques
monocratiquement autoritaires, quel que soit le Président, comme on l'a vu avec "TONTON", pourtant critique de cette constitution anti-"inaugurateur de chrysanthèmes".


Salut et fraternité de Lejacobin.  



Jacques Michaud 25/03/2011 09:28



VIè République ?