Faire la corde à linge

Publié le par Jacques Michaud

Cette expression est recensée comme typiquement québécoise (1). Faire la corde à linge, s'est s'effondrer sur un terrain de hockey et par extension, un terrain de sport. Et celui qui fait effondrer l'autre fait lui le coup de la corde à linge ( rappelez-vous le coup de boule de Zidane à l'Italien Materazzi lors de la finale de la coupe du Monde  2006).

Au Québec, passer la nuit sur la corde à linge, c'est l'équivalent pour nous de faire une nuit blanche, c'est-à-dire rester éveillé ou faire la foiridon, faire la noce comme on dit à la campagne. Explication : avoir l'air un peu fripé, comme du linge sec mais pas encore repassé. Chez nous on dit aussi de quelqu'un qui a les vêtements fripés qu'ils ont l'air d'être passés dans la gueule d'une vache.

On n'imagine pas tout l'intérêt que revêt la corde à linge au Québec (cf. http://www.ouellette001.com/vivre/vivre9.htm

Il est vrai que là-bas l'hiver est tellement long et rude que dès qu'on peut accrocher le linge pour le sécher, c'est signe que l'hiver est ailleurs.

 

Extrait du site :

 

Art de la corde à linge

On n'étend pas le linge n'importe comment.
Le linge étendu serré dénote une personnalité introvertie.
Le linge distancé démontre une ouverture d'esprit.
Le linge pêle-mêle dénote le désordre de sa vie personnelle.

Les novices appellent parfois les pompiers

Corde à linge de la voisine, le 24 mai 1997, ruelle entre les rues Sheppard et Chapleau, Montréal. Photo Jean-Frédéric Ouellette-Lapointe 970523/19.

 

 

(1) Pierre DesRuisseaux, Dictionnaire des expressions québécoises, Editions BQ, 2009, p.138

 

 

Publié dans métaphore

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