Eventé comme le cul d'un couvreur

Publié le par Jacques Michaud

Un nouveau lecteur de ce blog a eu la gentillesse de m'adresser son ouvrage rassemblant une année de ses chroniques langagières publiées dans le quotidien L'avenir du Luxembourg (1) . J'y ai déniché entre autres cette perle rare d'expression métaphorique...Elle est si savoureuse que je ne pouvais manquer de vous la présenter.
Zapf DINGBATS, regrettant que de telles expressions soient méconnues propose ce commentaire :
"Eventer, c'est figurément divulguer, ébruiter, faire voir, faire connaître. Et c'est aussi, au propre, exposer au vent. Or quoi de plus exposé au vent et au regard que le postérieur d'un couvreur dans l'exercice de sa fonction ? Je vous le demande."

(1) in Matière à dispute, par Zapf DINGBATS & Palix, Editions Weyrich (Préface de Claude Duneton)

Publié dans métaphore

Commenter cet article

Hubert Quirin 09/02/2010 17:09


Puis-je me permettre de vous suggérer quelques expressions ?
Ce n'est pas un perdreau de l'année...
qui signifie bien sûr que celui ou celle dont on parle n'est pas née de la dernière pluie. On peut même penser qu'il sait un peu bouger son faciès et qu'il est inutile d'espérer lui apprendre à
faire des grimaces

Et en voici une autre :
Y a pas photo
utilisée quand il est facile de départager deux adversaires. Bien sûr vous savez comme moi que l'expression vient du tiercé. Quand il y avait hésitation sur le nom du cheval qui avait franchi la
ligne d'arrivée, il y avait photo. Quand il n'y avait pas photo c'est qu'il n'y avait aucun doute sur le vainqueur.
Merci de votre patience qui vous a permis d'aller jusqu'au terme de ce message. Bravo pour votre site et longue vie à la langue françoise.


Jacques Michaud 10/02/2010 18:54


Merci pour vos sujjestions. J'azi déjà utilisé l'expression "ne pas être un perdreau de l'année" mais elle ne doit pas faire l'objet d'un titre, ce qui fait que je ne peux la retrouver
facilement.
Y a pas photo est une expression intéressante que je pourrai prochainement enrubanner d'un texte ad hoc.
Merci de votre intérêt.
Cordialement
Jacques Michaud