Cirer les pompes

Publié le par Jacques Michaud

Bien sûr, visuellement, on imagine le cireur de chaussures (les pompes*) en train de faire son travail dans une position d'infériorité (mais n'oublions jamais que le cireur a la possibilité de cracher sur les pompes de celui qui le paie pour ce service. N'oublions jamais, d'ailleurs, que même le serveur de restaurant que vous maltraitez a lui aussi la possibilité de cracher dans la soupe).
Cirer les pompes, c'est évidemment avoir une attitude et même parfois une logorrhée servile auprès d’un  (supposé) plus puissant que soi. Prenez par exemple un des courtisans de la république dans la comédie du pouvoir : ces courtisans n'ont même pas le sens de leur propre ridicule ou du moins ils escomptent des avantages qui font passer la pilule de l'inféodation.
De même sens et déjà évoquées peut-être (car la richesse de ce blog est telle que son propre auteur s'y emmêle un peu les crayons, voire les pinceaux) :
Servir la soupe

Passer la main dans le dos
(frotter le dos)
Lécher le cul (un lèche-cul)

Lécher les bottes (un lèche-bottes)

* les pompes : certaines chaussures de mauvaise qualité, aux semelles peu imperméables avaient malheureusement tendance à aspirer l'humidité des rues et la liquidité des flaques. En ce sens, c'étaient des pompes. Heureusement aujourd'hui tout cela est du passé...

*cracher dans la soupe, métaphoriquement, c’est dire du mal de celui qui vous fait vivre (par exemple un commercial qui dit du mal – parfois à juste titre- de son employeur).

 

Publié dans métaphore

Commenter cet article