C'est l'hôpital qui se fout (se moque) de la charité

Publié le par Jacques Michaud

J'ai une copine qui n'a pas sa langue dans sa poche (en tout bien tout honneur d'ailleurs) et pas les deux pieds dans le même sabot. Elle ne s'en laisse donc pas conter par le premier venu et quand on l'attaque, elle part au combat sans fleur au fusil et sans état d'âme. Elle a un sens aigu de la répartie allié à une susceptibilité sélective (dont heureusement je ne fais guère les frais puisqu'elle reste une bonne copine...ouf ! mais je suis un peu fayot !). Un sieur quelque peu rustaud d'apparence puisqu'il se donne des airs d'être ce qu'il n'est pas semble-t-il, et encore mal convaincu de la pugnacité d'icelle, lui allait baillant qu'elle pourrait être plus aimable dans ses commerces habituels avec les usagers de son commerce habituel. Je n'en dis point trop pour qu'elle demeure patronymement à votre connaissance celée. Seule la belle expression dont elle le cingla, lui dont l'amabilité est loin d'être la qualité première, m'intéresse, car elle est jolie.
C'est l'hôpital qui se fout de la charité, asséna-t-elle avec bravitude et sans émotion. Eh, oui, c'est du vécu. On utilise donc cette expression à l'encontre de ceux qui ont le conseil facile et qui voient la paille dans l'oeil du voisin alors qu'ils ne voient pas la poutre qui est dans leur propre oeil.
 

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