Être un pisse-vinaigre

Publié le par Jacques Michaud

Il y a les pisse-froid (ah, les joies du pluriel des mots composés) et les pisse-vinaigre (allez, on peut aussi écrire des pisse-vinaigres). On peut donner à ces deux expressions un sens similaire : elles désignent des personnes sans humour, au caractère revêche. Il semble qu'on puisse dire également des pisse-glaçons (aïe, pisser des glaçons, ça fait frémir mais ça doit être moins douloureux (surtout pour un chaud lapin) que de pisser des lames de rasoir, métaphore désignant les douleurs affectant ceux qui ont attrapé une chtouille, une blennoragie qu'on appelle aussi chaude-pisse. Il paraît que de Gaulle avait traité un directeur de quotidien de "pisse-vinaigre prétentieux, maniaque de la chicane" et un autre aussi de "reptile"...
Si quelqu'un de mal élevé (et j'en connais) me dit avec un air courroucé "je te pisse au cul" ou " je te pisse à la raie", j'aurai plus tendance à les traiter de pisse-vinaigre (dénotant une acidité) que de pisse-froid (dénotant plus de passivité).
Cela me rappelle et à d'autres aussi sans doute le Roman de Renart ou Renart n'hésitait pas à compisser, voire à conchier tout un chacun. Et ça s'étudiait en 6è !

Publié dans métaphore

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