Se faire par l'opération du saint-esprit

Publié le par Jacques Michaud

Quand j'allais au catéchisme on m'a bien appris que la Marie (je connais pas son nom de famille...Zulunation le connaît peut-être ?) avait eu un fils dont le petit nom était Jésus (de Nazareth mais je crois pas que c'était son nom).. A l'époque on m'avait bien précisé que le petit Jésus était le résultat d'une immaculée conception. Comme à ce moment j'étais encore une oie blanche, je n'avais même aucune idée de ce que pouvait être la conception, alors qu'elle soit immaculée, ça m'en touchait une sans faire bouger l'autre. Ca voulait dire que le père, Joseph Machin, n'avait pas posé la petite graine dans le ventre de la maman. Le cocu magnifique ! En fait, c'est le Saint-Esprit qui avait fait le coup, c'est-à-dire, une idée qu'on représentait (allégoriquement ?) je me rappelle par quelques langues de feu.  Peut-être que c'est depuis ce temps qu'existe l'expression prendre des vessies pour des lanternes ? Donc, quelque chose qui se fait par l'opération du saint-esprit semble se faire tout seul, sans que quiconque intervienne, en une génération spontanée.

La rubrique du Zoulou
Zulunation, notre zélé zoulou, nous livre un complément comme toujours très documenté :

Je crains que l'espoir d'un jour connaitre le "nom de famille" de Marie (ou de Joseph) ne doive à jamais être abandonné ...
Il y a quantité de raisons justifiant l'abandon (à commencer me semble t il par la simple "raison") dont une tout à fait sérieuse : il n'y avait à l'époque aucune pratique standard de noms de famille, comme c'est le cas aujourd'hui et la pratique générale était de nommer les petits-enfants d'après leurs grands-parents ! De ce côté là le Talmud de Jérusalem reconnait cette généalogie : Marie (Miriam) la fille de Héli.

Publié dans métaphore

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