Sortir un marronnier

Publié le par Jacques Michaud

Ce soir, alors que je revenais un peu hébété du travail, conduisant mollement, laissant divaguer mes pensées comme autant de jeunes chiots, j'ouis (!!!) parler à la radio d'un certain Bertrand Gatti* qui lui aussi, tout comme moi sait -paraît-il - parler aux arbres. In petto je me dis qu'il y avait bien trop longtemps que je n'avais pas parlé de mon arbre, un marronnier isolé dans la campagne, proche de mon chez moi et qui est devenu mon ami . Et bien sûr, puisqu'il est mon ami, il ne m'appartient pas. Mais beaucoup commencent à l'appeler l'arbre de Jacques, comme d'autres m'appellent Jack de l'Arbre. Eh bien, quelle ne fut pas ma surprise, ce soir en ouvrant mon courriel d'y trouver une photo de mon arbre en cadeau d'un photographe averti. Où est le hasard ?

 

photo Olivier Kamp - 7 février 09

Sortir un marronnier est une expression qui fait partie du langage de la presse. Un marronnier, c'est un sujet, un thème qui revient de manière récurrente quand on n'a pas grand chose d'autre à raconter (comme par exemple : Le Salaire des cadres ou les régimes amincissants ou les prix de l'immobilier ou encore Nicolas Sarkozy).

Armand Gatti
"L’arbre est la verticalité insurrectionnelle à laquelle Gatti confie sa parole errante" dit son site (à propos d'un de ses livres :  Les Arbres de Ville-Evrard lorsqu'il deviennent passage des cigognes dans le ciel, éditions Verdier  . J'ai pas lu mais j'en cause quand même.

Publié dans métaphore

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La Renarde 09/02/2009 22:36

Bellement écrit : l'inssurection du vertical. J'ai aussi un arbre préféré : un arbre à manger et à balançoire. C'est un cerisier, il a connu mes ancêtres et mon descendant.

Jacques Michaud 10/02/2009 08:29


Mazette, je ne suis pas tout seul. Est-ce que ce cerisier vous parle ?