Avoir des abdo kronenbourg

Publié le par Jacques Michaud

Oui, je l'avoue, j'ai des abdo kronembourg même si je ne bois pas du tout de kronenbourg et pas beaucoup de bière, à vrai dire. Une petite Leffe, une Affligem avec mes copains de temps en temps, tiens, comme ce soir. Une ou deux Delirium Tremens par an et quelques bières à deux balles glanées ça et là, c'est tout. Moi, je ferais mieux de dire que j'ai des abdo Jack Daniel's ou quelque chose de ce genre, si vous voyez ce que je veux dire. En fait, je veux bien admettre que l'alcool me fait grossir, que je bouffe un peu trop, un peu vite (je semble d'ailleurs prendre un vif plaisir à me tacher de temps à autre, juste à côté de la cravate, là où ça se voit bien, alors que je pourrais me mettre tout ça derrière la cravate) mais surtout, c'est le cafard, le stress, le mal-être, la merde quotidienne, la grise chierie qui me font grossir. Putain ! Comme dit Cali : C'est quand le bonheur ?
Deux autres appellations rendent compte de ces bourrelets que d'aucuns nomment des bouées et que d'autres appellent poignées d'amour. Comme j'aime mieux ce dernier vocable qui laisse entendre que malgré la laideur des bourrelets ils n'excluent pas le plaisir ! CQFD.

Publié dans métaphore

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