Noyer son chagrin dans l'alcool

Publié le par Jacques Michaud

Nous évoquions récemment la fée verte, cette absinthe dont on disait qu'elle faisait des ravages. Rendait-elle berlot comme on l'a dit aussi du vin de noa lui aussi interdit ? L'absinthe a disparu, le noa aussi, on a réglementé pour rendre la route plus sûre et c'est très bien. Je n'aimerais pas devoir ma mort à un buveur de bière. On a réglementé pour faire comprendre aux gens que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Et c'est tant mieux. Je n'aimerais pas devoir ma mort à un verre de trop, pris chaque jour, pendant des années. Peut-être devrai-je ma mort  au 452 600 cigarettes que j'ai fumées. J'ai mis fin au plaisir suppliciel depuis belle lurette. Je n'aimerais pas en décéder après cet effort prodigieux. Et pour le stress du travail, de la responsabilité, du manque de foi dans l'avenir, du manque de confiance en soi, il n'y a rien ? On n'a pas légiféré ? Pourtant le stress dégrade et tue. Et puis la connerie de certains me tue aussi. Bon allez, je laisse tomber ! Tout ça, ça me tue !

Photo : Martin Rétais

Publié dans métaphore

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