Faire passer la Valda

Publié le par Jacques Michaud

Il y a des choses qu'on a du mal à avaler, métaphoriquement bien sûr, et dans ce cas, c'est qu'on vous met devant une situation que tout en  vous refuse, quelque chose que vous rejetez, qui vous hérisse, vous crève le coeur, mais que vous allez finir par accepter, soit par lâcheté, soit par impossibilité de faire autrement, soit pour permettre un avenir meilleur. C'est d'ailleurs ce dernier point qui en général permet le mieux de faire passer la pilule.
La métaphore médicamenteuse est claire, car avaler un médicament amer comme une pilule qu'on a le malheur de laisser un peu fondre dans la bouche ou l'honnie huile de foie de morue dégueulasse au possible, voire les horribles parfums de synthèse qui accompagnent parfois les antibiotiques sirupeux illustrent bien cela.
Faire passer la Valda n'est qu'une variante de faire passer la pilule. D'ailleurs, les pastilles Valda, vertes ou rouges, des gommes en fait, n'étaient pas si mauvaises, mais il est vrai que si on avait le malheur de les avaler avant qu'elles ne soient totalement réduites par la salive, elles éraflaient la gorge.

J'aimais bien les Valda, j'aimais bien aussi les pastilles Pulmoll. Mais aujourd'hui on a les Tagada, les bananes et les chamallows pour obtenir son content de chimie gustative.

En ce moment, sans doute, comme bien d'autres, j'avale des couleuvres. C'est vrai, il y a des choses que j'ai du mal à digérer, ça passe mal, quoi !
J'ai une copine, quand elle a du mal à admettre quelque chose, elle mime littéralement ce passage difficile derrière la glotte en émettant un petit bruit sec adapté. Comme si elle avalait des noix. Vous voyez ce que je veux dire ?

Publié dans métaphore

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