En avoir un coup derrière les carreaux

Publié le par Jacques Michaud

En avoir un coup derrière les carreaux
Contribution de Michel T.

Qu'est-ce qu'il y a derrière les carreaux, si l'on considère que les carreaux  sont les lunettes  ? Notons au passage que dire les carreaux pour les lunettes est, je pense, une figure de rhétorique appelée synecdoque (1).
Derrière ces carreaux, il y a le cerveau. Et s'il en a un coup, c'est que le contenant crâne a été mis à rude épreuve, soit parce qu'on a reçu une volée et qu'on est groggy, comme un boxeur pantelant sur le ring, soit qu'on a pris une musette, une muflée, une cuite, quoi et qu'on est complètement bourré.

Variante : "en avoir un coup dans les carreaux" (version moins explicite)

(1)
Synecdoque : emploi d'un mot en un sens dont son sens habituel n'est qu'une des parties.
"Depuis plus de six mois, éloigné de mon père,
J'ignore le destin d'une tête si chère"
in Dictionaire encyclopédique des sciences du langage, Ducrot et Todorov, Coll. Points, Seuil

Plus prosaïquement, dire "une voile" pour un bateau, "battre le fer" pour se battre à l'épée, c'est énoncer des synecdoques.

Publié dans synecdoque

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