Tirer les ficelles

Publié le par Jacques Michaud

Tirer les ficelles

La marionnette n'est qu'une marionnette pour le marionnettiste. C'est beau comme de l'antique ce que je dis, non ?     Je crois que je vais en faire un nouveau proverbe. Ca y est c'est fait. Voir tout en bas.

Il ( le marionnettiste, faut suivre !) en ( des marionnettes car c'est le complément d'objet indirect !) tire les ficelles pour les ( les marionnettes encore, mais là c'est complément d'objet direct) diriger là où il veut (ellipse : qu'elles aillent). Leur propre vie ne tient qu'à un fil. Il en va de même pour nous qui, au moins à certains moments, sommes aussi des marottes à fils. Bon, je sais, ça manque d'originalité mais au moins moi, je me découvre, c'est pas comme vous bande de pleutres qui vous réfugiez derrière votre anonymat (de misaine) (je sais, la corde de mon calembour est un peu grosse : encore qu'en parlant de mât de misaine, je ne devrais pas évoquer la corde (réservée aux pendus sur un bateau) mais la drisse, le (la ?) boute, l'écoute.

Quand on tire sur la corde, là, c'est qu'on abuse d'une situation pour essayer d'en tirer un max de profit (troll au chocolat !). N'importe quoi !

Je connais une nana qui bosse dans un endroit où qu'on réfléchit un max et qui aime bien utiliser le mot métaphoriqué : "détricoter". Le sens dépend du contexte : on détricote souvent quand on cherche à comprendre quelque chose qui avait l'air bien verrouillé, bien balisé. On détricote aussi quand on s'attaque à une organisation, un système, un truc bien stables et qu'on y fout le bordel, tranquillement, progressivement, imperturbablerment, implacablement.

La vie ne tient qu'à un fil. Eh oui, j'avais envie de filer la métaphore et du grain à moudre, ce qui est un zeugme de la plus belle espèce, à moins que vous ne désigniez cela par le terme d'attelage qui linguistiquement est équivalent, non ?

Publié dans métaphore

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