Chauve comme un oeuf

Publié le par Jacques Michaud

Pas un poil sur le caillou.

Rien sur le caillou.

Chauve comme une boule de billard.

J'ai la chance d'avoir encore des cheveux malgré mes sixties et malgré plusieurs cures de chimiothérapie qui ne les ont même pas fait tomber. Un jour toutefois ils se sont mis à friser. Pour moi c'était bizarre et plutôt sympa, mais un mois plus tard ils étaient redevenus raides comme avant.

Ma compagne qui est aussi ma femme a, elle aussi subi une chimiothérapie et subi cette calvitie accompagnée d'une alopécie (chute des poils et notamment des cils et sourcils). Bien avant le traitement, déjà chez nos enfants et petits enfants, cette perspective de lui voir perdre ses cheveux les épouvantait. Elle-même redoutait fort cette calvitie mais elle s'y est préparée consciencieusement. En choisissant turbans et foulards qui lui allaient très bien et lui donnaient cet air coquet, coloré, qu'elle affectionne. Et même de diseuse de bonne aventure. A tel point que certains pensaient vraiment qu'il s'agissait de coquetterie. La perruque, ah la perruque qui coûte un bras mais est en partie remboursée par la Sécu. Il faut y mettre le prix pour que la perruque soit invisible en tant que perruque, et belle. Ca me rend toujours triste de voir certaines femmes qui, s'étant limitées par nécessité ou manque de goût au strict remboursement de la Sécu portent des "prothèses capillaires" qui ne leur vont pas au teint ou qui sont posées comme des cheveux sur la soupe ou encore taillées à la serpe. De fait, cette belle perruque, elle ne l'a portée que deux fois (pour des cérémonies). L'absence de sourcils perdure aujourd'hui, il faut apprendre de nouveaux gestes de maquillage, envisager peut-être un tatouage léger. Les cheveux ne sont pas aussi drus alors qu'ils foisonnaient. Et l'on ne sait pas s'ils retrouveront leur aspect initial.

C'est mieux quand tout va au poil.

Chauve comme un oeuf
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