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Linguapop a dix ans aujourd'hui

Publié le par Jacques Michaud

Dix ans que je m'amuse, au gré de ce que j'entends, de ce que je lis, de ce que je crois être un beau fait de langue, à rapporter de savoureuses expressions populaires, essentiellement métaphoriques, souvent poétiques. Elles me donnent parfois l'occasion de faire un billet d'humeur, plus ou moins délirant selon mon humeur justement.

A ce jour ("au jour d'aujourd'hui" comment disent certains pauvres d'esprit qui pensent bien causer), 906 articles illustrant chacun une expression qui sert de titre mais donnent l'occasion d'en fourguer moultes autres​ pour le plaisir.

590 307​ visiteurs uniques, 944 315 pages vues. Le million ! le million ! Depuis quelques années on est à 200 ou 250 visiteurs/jour. Ca m'épate.

Il y a des petits jeunes qui font le million avec 1 seule vidéo. Donc pas de quoi pavoiser. Mais quand même. Alors n'hésitez pas à le consulter en long en large et en travers.

Voici le top 10 des expressions les plus lues ce mois-ci :

Etre sur la béquille/Dormir sur la béquille

Avoir déroulé du câble

Me la faire à l'envers

En avoir une demi-molle

Etre un perdreau de l'année

Avaler par le trou du dimanche

Le double effet Kiss Cool

Fermé comme une huître

Avoir les cuisses propres

C'est chill

Mais depuis le début du blog, l'expression la plus lue c'est :

N'avoir que la bite et le couteau...

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Linguapop a dix ans aujourd'hui

Publié le par Jacques Michaud

Dix ans que je m'amuse, au gré de ce que j'entends, de ce que je lis, de ce que je crois être un beau fait de langue, à rapporter de savoureuses expressions populaires, essentiellement métaphoriques, souvent poétiques. Elles me donnent parfois l'occasion de faire un billet d'humeur, plus ou moins délirant selon mon humeur justement.

A ce jour ("au jour d'aujourd'hui" comment disent certains pauvres d'esprit qui pensent bien causer), 906 articles illustrant chacun une expression qui sert de titre mais donnent l'occasion d'en fourguer moultes autres​ pour le plaisir.

590 307​ visiteurs uniques, 944 315 pages vues. Le million ! le million ! Depuis quelques années on est à 200 ou 250 visiteurs/jour. Ca m'épate.

Il y a des petits jeunes qui font le million avec 1 seule vidéo. Donc pas de quoi pavoiser. Mais quand même. Alors n'hésitez pas à le consulter en long en large et en travers.

Voici le top 10 des expressions les plus lues ce mois-ci :

Etre sur la béquille/Dormir sur la béquille

Avoir déroulé du câble

Me la faire à l'envers

En avoir une demi-molle

Etre un perdreau de l'année

Avaler par le trou du dimanche

Le double effet Kiss Cool

Fermé comme une huître

Avoir les cuisses propres

C'est chill

Mais depuis le début du blog, l'expression la plus lue c'est :

N'avoir que la bite et le couteau...

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etre faché avec l'ortografe

Publié le par Jacques Michaud

Cette histoire de réforme de l'orthographe, ça me fait bien marrer, et comme aurait dit Chirac : "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre". On croirait voir ressurgir une bataille entre cléricaux et anti-cléricaux dans la France de l'après-guerre. C'est vrai que le siècle est binaire. Les médias aux vertus égalisatrices ont encore flairé le bon débat qui monte les uns contre les autres et qui te fabrique du cinquante cinquante comme qui rigole, si bien que l'issue des débats relève parfois du hasard.... C'est à bâbord qu'on gueule qu'on gueule, c'est à bâbord qu'on gueule le plus fort. D'un côté ceux que le moindre changement effraie, et ils sont légions. De l'autre ceux qui pensent qu'en légiférant, réglementant, on peut changer la langue. Les premiers sont des censeurs. Ils ont peur de tout, même de leur ombre : ils veulent garder tout en l'état, respecter les traditions, les formes figées par l'histoire (quelle histoire !?) et patati et patata. De l'autre ceux qui sous couvert de modernité acceptent toutes les dérives. Seraient-ils d'affreux laxistes ?

Comme je l'ai souvent dit dans ce blog*, la langue se construit par son usage quotidien dans la société, tant dans ses aspects lexicaux et sémantiques que dans sa transcription écrite. L'académie française préconise par exemple que le mot "hashtag" soit remplacé par "mot-dièse" ou que "streaming" soit remplacé par "flux". Honnêtement, si la société ne s'en empare pas dans un usage intensif, ces préconisations demeureront lettres-mortes (Apprécions la phrase : "J'ai regardé Taxi-Driver en flux"). C'est l'usage ou plutôt l'absence d'usage qui fait qu'une forme devient "vieillie" et disparaît du champ des utilisateurs tout en gardant son droit à exister si quelqu'un souhaite le faire. Il y a fort à parier que c'est la société vivante qui fera évoluer l'orthographe, petit à petit. La société ne veut pas du mot "mel" (préconisation officielle) et lui préfère le mot "mail", très universel. C'est ainsi : le peuple a raison. Et si ça se trouve, il changera d'avis dans moins de dix ans.

L'orthographe apocalyptique générée par l'utilisation des téléphones mobiles et des tablettes a une portée négative limitée. Certaines abréviations resteront. Et alors ? Si elles s'imposent, c'est qu'elles sont utiles. La langue française est truffée d'abréviations et on n'en fait pas tout un pataquès. "Slt" pour "salut", pourquoi pas ? Quant à ceux qui écrivent phonétiquement, comme on les trouve parfois à l'entrée en 6è, ce n'est pas dans le champ de la modernité qu'ils évoluent, c'est malheureusement dans celui de la disqualification. Et ce ne sont pas les illettrés qui imposeront la langue de demain. N'ayons pas peur. C'est à l'école de conduire les citoyens vers un niveau honorable qui permette à chacun d'être conscient de la langue qu'il utilise et de la dominer.

*C'est en exergue de ce blog : "la langue s'invente chaque jour".

La belle histoire du petit Matteo, 8 ans, est une belle illustration de cet article...

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S'astiquer le manche

Publié le par Jacques Michaud

Si vous êtes effarouché(e) par la simple idée d'évoquer les naguère licencieuses mais aujourd'hui admises pratiques onanistes, passez simplement votre chemin. S'astiquer le manche est évidemment une des nombreuses expressions liées à l'acte de masturbation masculine, le manche étant bien entendu la verge. Prétentieuse l'utilisation du mot manche ? Voire ! Mais il n'y a pas que des manches de pioche ou de cognée comme certains films peuvent nous le laisser accroire mais il y a aussi des manches de marteau, et de tournevis...

C'est L.L.H. (protection des sources) qui m'a rappelé cette belle et triviale expression en évoquant le très joli geste de Bill Wyman, le bassiste des Rolliung Stones vers la fin de Paint It Black pendant les très célèbres passages à bouche fermée.

Yeah !

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Etre à bouche que veux-tu

Publié le par Jacques Michaud

Dans la lignée de ces constructions telles "aller à la va-comme-je-te-pousse" ou "aller à la va-vite" ou encore "à la mords-moi-le-noeud" voici une construction assez étonnante qui inclut un verbe conjugué tout en restant une locution adverbiale (par exemple comme "être à cran").

Etre à bouche que veux-tu c'est avoir la perspective d'obtenir tout ce qu'on désire, sans effort, par extension sémantique d'une expression qui signifiait : pouvoir manger tout ce qu'on veut (milieu du XVIIè siècle).

Après cela, bien entendu, des glissements de sens liés à la sensualité de la bouche, à la notion de facilité induite par la question "que veux-tu ?" peuvent conduire à évoquer des nourritures eles aussichargées de sensualité : embrasser à bouche que veux-tu.

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Aller à la va-comme-je-te-pousse

Publié le par Jacques Michaud

Les traits d'union abondent dans cette expression pour bien montrer qu'elle se conçoit comme un tout indissociable. Aussi étonnant que ce soit, on y trouve deux verbes conjugués suivant un article défini dans ce qui ressemble à une nominalisation mais demeure une locution adverbiale (donc invariable comme dans une histoire à la con).

Le sens en est facile à comprendre : ce qui va à la va-comme-je-te-pousse va n'importe comment, sans plan, sans rigueur, de manière désordonnée et peut-être naturelle. L'acception de "pousse" est à voir ici -selon moi- comme un synonyme de "croître" ou "grandir". Par exemple, dans certaines familles, les enfants laissés à l'abandon s'élèvent à la va-comme-je-te-pousse. Et sans doute sont-ils souvent coiffés à la va-comme-je-te-pousse...

D'autres expressions adverbiales voisines sont construites sur ce modèle comme par exemple : faire quelque chose à la va-vite, à la je-t'en-fous, à la mords-moi-le-noeud (expression à connotation sexuelle qui se disait autrefois à la mords-moi-le-jonc. Sachant qu'autrefois le jonc désignait familièrement la verge masculine - comme le noeud aujourd'hui-, on peut légitimement se demander ce que faisait Jeanneton dans la chanson : Jeanneton prend sa faucille et s'en va couper les joncs.

Enfin on pourra rapprocher toutes ces expressions de celle-ci : Faire quelque chose à la 6-4-2, c'est-à-dire vite et sans chercher les complications.

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Cracher dans la soupe

Publié le par Jacques Michaud

Une fois n'est pas coutume, commençons par une histoire peut-être drôle mais légèrement triviale.

Un homme accoudé au bar s'apprête à boire le café qu'il vient de commander quand il éprouve brusquement une envie urgente de "faire siffler la mésange". Il griffonne rapidement sur un post-it :"j'ai craché dedans", le colle sur la soucoupe et va donc "changer l'eau du poisson rouge". A son retour, quelle n'est pas sa surprise de voir écrit juste en dessous de ses propres mots : "Moi aussi".

Cracher dans la soupe, c'est critiquer délibérément ce qui vous a procuré un avantage, sans manifester une légitime reconnaissance. Par exemple, quelqu'un vous aide quand vous êtes en difficulté et dès qu'il a le dos tourné vous vous moquez de lui ou dites pis que pendre de lui. Bien sûr à une certaine époque, la soupe, comme le pain, symbolisait le minimum essentiel pour vivre. Donc cracher dans la soupe, surtout si on vous l'a donnée, montre un mépris certain pour ce geste de solidarité.

Une autre expression imagée d'une manière plus précise encore dit "mordre la main qui vous nourrit". S'il ne s'agit pas d'un manque de reconnaissance, qu'est-ce que c'est ?

Allez, c'est l'occasion de découvrir comme moi aujourd'hui un chanteur country québécois : Denis Champoux. Salut à toi la Belle Province que je rêve de voir un jour...

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Avoir la tête en 4 épisodes

Publié le par Jacques Michaud

Une langue française qui s'invente chaque jour, en voici un exemple. Voilà une expression imagée due à une jeune fille anonyme qui racontait comment après s'être pris la tête avec une autre et après avoir échangé force horions elle s'était retrouvée avec la tête en 4 épisodes, c'est-à-dire salement amochée. La force de certaines métaphores est justement d'éviter d'avoir à trop expliquer tellement l'image est évidente. Et avec humour s'il vous plaît !

La langue des jeunes est parfois si drôle et si inventive. Une prof du 9-3 en témoigne dans

LOL est aussi un palindrome, journal d'une prof au bord de la crise (de rire), par Mathilde Levesque, First Editions.

Voir l'article :

http://campus.lemonde.fr/bac-lycee/article/2015/02/02/punchlines-et-reparties-une-prof-publie-ses-lyceens-de-seine-saint-denis_4567078_4401467.html

Extrait :

- Madame, c'est quoi un palindrome ?

- LOL

- Mais j'ai dit quoi encore ?

- Non mais "LOL" est un palindrome

- Hein ?!

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Faire un dessin

Publié le par Jacques Michaud

Tu veux que je te fasse un dessin ? L'expression un brin moqueuse s'adresse à celui ou celle qui semble ne pas comprendre quelque chose de simple, voire d'implicite. Avant le 7 janvier 2015 on n'imaginait pas que dessiner pouvait conduire à la mort comme ce fut le cas dans l'effroyable boucherie du magazine Charlie Hebdo. Respect Cabu, Charb, Honoré, Tignous qui sont "tombés" dans la caricature...comme au champ d'honneur eux qui justement détestaient les honneurs, les champs de bataille et toutes violences. Avec eux 13 autres personnes moins connues mais tout aussi respectables sont mortes, victimes collatérales de l'exercice de la liberté d'opinion et de la presse. Et je ne compte pas les blessés !

La liberté d'opinion et de la presse ne sont pas négociables. C'est un principe de notre démocratie. Cette dernière notion n'étant pas comprise de tout le monde, souhaitons que des bataillons de crayons se lèvent pour continuer à leur faire un dessin.

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Comme en 14

Publié le par Jacques Michaud

Ils sont partis gaiement, sûrs de battre les "Boches" (1) à plate couture et en trois coups de cuiller à pot les soldats de l'an 1914. Et puis le plus grand désastre militaire de tous les temps s'est substitué aux espoirs et la guerre s'est gravement enlisée sans oublier de faire des millions de morts. Quatre ans après on y était toujours !

L'expression "c'est parti ou c'est reparti comme en 14" (ou plus tard "comme en 40") désigne bien cette notion de commencement d'une action fait de désir de réussir ou vaincre, et de foi en la réalisation du projet. Mais l'expression porte en elle la spirale de l'échec.

(1) Boche est un mot devenu éminemment péjoratif, donc à éviter, pour désigner l'allemand. Mais à l'époque c'était un mot commun pour désigner l'ennemi.

Une création à ne pas manquer

Une création à ne pas manquer

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